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mardi 31 août 2010

Découvrir Armed with science

Aujourd'hui, je signale un blog américain et officiel. Il s'agit d'Armed with science qui présente, par des billets simples de compréhension, des développements scientifiques divers : santé, énergies nouvelles, systèmes d'armes...
Ce type de blogs scientifiques généralistes (même s'il existe des blogs qui abordent les techno, notamment dans l'Alliance géostratégique) me semble manquer dans la blogosphère de défense et de sécurité francophone. S'il en existe, laissez un petit commentaire...

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lundi 30 août 2010

Le masque à gaz de luxe : insolite et inutile ?

Dans mes recherches sur Internet, sur mon billet d'hier, je suis tombé sur la photo de ce billet (ce n'est pas un scoop car cela date). Diddo Veleman a développé ces modèles pour des marques de luxe. L'efficacité ne semble pas le critère premier de cet appareil... Après, je me pose une question, pourquoi vouloir encore paraître riche lors d'une attaque aux gaz ? Pourquoi acheter un masque à gaz de luxe (c'est intrinsèquement très moche) ? Ce doit être maladif, non ?

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dimanche 29 août 2010

Attaque aux gaz en Afghanistan, dans des écoles ?

Cette information mystérieuse a été relayée par de nombreux médias et me laisse dubitative : les taliban attaqueraient les écoles de filles au gaz (plus de 10 cas recensés dont 2 cette semaine). Les symptômes sont bien réels, tous comme l'enquête de la police. Néanmoins, les auteurs et le gaz n'ont pas été identifiés ! Les résultats en termes de morts et de blessés sont plus que modestes (heureusement), dans un pays habitué aux tueries à grande échelle.
De quoi s'agit-il ?
  • hystérie collective
  • attaques ratées
  • gaz inefficace ou n'ayant pas pour but de tuer ou d'intimider
  • ...
L'utilisation de gaz est interdite par des conventions internationales même si régulièrement au Moyen-Orient, cela n'a pas trop gêné l'Irak de Saddam Hussein (ici et ) ou même des insurgés irakiens (ajout de chlore à l'IED). A part des utilisations étatiques, les utilisations non-étatiques (ex Tokyo 1995) sont rares car ces gaz sont difficiles à stocker à mettre en oeuvre.
En définitive, soit ces attaques sont avérées et elle pourraient constituer un tournant tactique non décisif, soit elles sont le fruit de psychoses et, dans ce cas, comme la rumeur, ce sera difficile à contrer...

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samedi 28 août 2010

Pour convaincre : facebook et twitter

Pour convaincre est sur Facebook et Twitter comme vous l'avez déjà constaté. Vous pouvez bien sûr intégrer des liens vers ce blog dans votre site mais également vous inscrire sur facebook, partager sans hésiter les infos sur FB et user des retweet sur twitter. Vous pouvez également vous abonner aux flux RSS et tout simplement faire connaître le site par mail (c'est sur la gauche de la page). Je remercie les lecteurs réguliers et les visiteurs occasionnels de leurs visites.
PS : n'oubliez pas d'aller voir les alliés de l'AGS.

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vendredi 27 août 2010

Précis des guerres de Jules César par Napoléon Bonaparte

Je viens de terminer la lecture du Précis des guerres de Jules César, écrit à Sainte-Hélène sous la dictée de l'empereur Napoléon Ier. Ce texte décrit les guerres ou plutôt les batailles et les opérations menées par Jules César en Europe de l'Ouest : Gaule, petite et grande Bretagne.
Wiki
On aurait pu s'attendre au commentaire d'un grand homme politique sur un autre grand homme politique mais c'est d'abord en général que Napoléon aborde l'épopée de César. Il commente les campagnes années par années, en comparant parfois les conditions tactiques du 19ème et du Ier siècle avant JC. J'ai trouvé les commentaires sur les fortifications et les sièges particulièrement intéressants. Ce texte que je conseille pour ses conclusions tactiques pragmatiques et non théoriques, est à lire. Un seul bémol, il faudra convertir les unités utilisées en système métrique.
Wiki
Vous pouvez acheter le texte ou en consulter une autre version sur le net.
Autres lectures

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jeudi 26 août 2010

Perdre rapidement ou gagner lentement ?

Le Chef des Marines américains, le général James Conway, a déclaré le 25 août que la décision de la "Maison Blanche de retirer ses troupes en juillet 2011 constitue un appui moral pour les taliban". Il aurait ajouté que la coalition internationale pouvait choisir entre « perdre rapidement ou gagner lentement ». Tel est l'enjeu des conflits limités, avec des moyens limités : jeter l'éponge (perdre rapidement) ou mener des opérations dans la durée (des décennies pour gagner lentement).
C'est un peu une des idées fortes du président Sarkozy, lors de la XVIIIème conférence des ambassadeurs. Les situations stratégiques sont incertaines et il faut de la pugnacité pour faire pencher la balance. Ce discours représente les grandes lignes de la politique stratégique française pour l'année à venir. Fait notable, il a au moins été diffusé sur une chaîne d'info française en direct. Tout le monde peut donc se forger un avis en connaissance de cause sur les objectifs poursuivis d'autant plus que le site internet de l'Elysée a mis en ligne des versions arabes, anglaises, espagnoles et allemandes du discours.
US Gov
Il est des moments de l'Histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire. Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments.
Ce discours d'une grande clarté aborde la lutte contre le terrorisme en Afghanistan, au Pakistan mais aussi en Somalie, au Yémen et au Sahel. Cet axe de crise correspond à des priorités données par le président Obama le 2 décembre 2009, à West point. A ceux qui peuvent crier à l'alignement, force est de constater que les menaces sont situées dans ces régions et les intérêts communs.
La situation en Iran a été abordée sous l'angle de "oui au nucléaire civil et non au nucléaire militaire". Un axe donné est celui de la promotion de la paix en Afghanistan. Des avancées de la défense européennes, sous impulsion franco-britannique, ont été annoncées pour l'automne. Le poids économique de l'Europe a été mis en avant pour sortir de la crise et montrer les dents sur les marchés internationaux, en toute équité. Les priorités de la présidence française du G20 ont largement été détaillées.
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Extrait du DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Palais de l'Élysée -- mercredi 25 août 2010 Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
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Il est des moments de l'Histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire. Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments. C'est vrai pour l'action de la communauté internationale dans cet arc de crise qui s'étend des frontières du Pakistan aux confins du Sahel, en passant par l'Iran et le Proche-Orient. C'est vrai pour l'Europe, où le traité de Lisbonne et les décisions prises face à la crise financière ouvrent des perspectives qui restent à développer pour faire de l'Union un acteur global. C'est vrai pour l'économie mondiale qui n'a pas encore retrouvé le chemin d'une croissance solide et durable, alors que le G20 doit convaincre qu'il a la volonté de poursuivre les réformes nécessaires. A la grande table où se prennent les décisions, de nouveaux acteurs ont rejoint les puissances reconnues. A juste titre, ils réclament la reconnaissance de leurs droits. Mais il leur faut aussi accepter qu'avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Il leur faut reconnaître que leur réussite éclatante leur impose de dépasser la stricte défense de leurs intérêts nationaux pour apporter leur contribution au règlement des problèmes du monde. Ce mouvement est engagé et je m'en réjouis. Dans ce moment de l'Histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, nous avons en effet besoin de volonté et d'unité. Si nous sommes divisés et hésitants, si nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre et sur les moyens pour y parvenir, entre puissances reconnues et grands pays émergents, si nous ne sommes pas capables de jouer collectif face aux défis du terrorisme et de la prolifération, des déséquilibres économiques et du réchauffement climatique, alors nous aurons failli à notre devoir. Dans ce moment de l'Histoire où le sort hésite, la France doit affirmer sa vision, sa détermination. Mais elle doit tout autant chercher à rassembler, aider à trouver pour chacun des grands défis que nous devons affronter, le chemin qui rapproche, celui du progrès et de l'ambition. J'attends de chacune et de chacun d'entre vous qu'il porte la voix de la France, mais aussi qu'il sache être à l'écoute des attentes du monde.
*
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, La lutte contre le terrorisme demeure une priorité majeure. Toutes les analyses confirment certes que, depuis 2001, sous les coups qui lui ont été portés, la capacité d'Al Qaïda de lancer des attaques dévastatrices contre des pays occidentaux a été fortement réduite. En revanche, Al Qaïda et ceux qui s'en réclament ont accru leur emprise et leur violence meurtrière dans certains Etats, du Pakistan au Mali. Chaque pays fait face à une situation spécifique qui doit recevoir une réponse adaptée des gouvernements en charge, avec le soutien de la communauté internationale. Il n'y a pas aujourd'hui de coordination opérationnelle entre les groupes qui agissent d'un bout à l'autre de cet arc de crise. Mais si la situation devait se dégrader, le risque serait grand de voir apparaître une chaîne continue liant les bases terroristes de Quetta et du Sud-afghan à celles du Yémen, de la Somalie et du Sahel. Sur l'Afghanistan, la mode du moment, chez les commentateurs, est au catastrophisme. Chaque jour on nous annonce le retour des Talibans, comme si les jeux étaient faits, comme si nous allions abandonner le peuple afghan. La réalité est que les Talibans restent forts, malgré des pertes importantes, dans le Sud et l'Est. En revanche, le reste du pays ne connaît pas de violences majeures. La coalition et le gouvernement afghan ont su adapter leur stratégie et continuent de le faire. Ma conviction est que nous réussirons en poursuivant notre action avec détermination. Chacun doit assumer pleinement ses responsabilités, clairement établies lors des conférences de Londres et de Kaboul. Celles des alliés, les nôtres, sont de défendre les Afghans dans les régions où les Talibans menacent ; de former des forces de sécurité afghanes aptes à combattre par elles-mêmes ; et enfin d'apporter à la population une aide civile adaptée à ses véritables besoins. C'est ce que la France fait dans sa zone de responsabilité, Kapisa et Surobi. Le prix humain est lourd. Et c'est encore alourdi cette semaine. Mais imaginons ce qu'il en serait si nous n'étions pas là ? Souvenons-nous de ce que les Talibans ont fait dans le passé et des milliers de victimes afghanes qu'ils continuent de faire. Le gouvernement afghan, pour sa part, doit impérativement améliorer la gouvernance du pays, combattre la corruption et la drogue. Il doit aussi, et c'est sa mission centrale, proposer la réconciliation à ceux qui renoncent à la violence, coupent tout lien avec Al Qaïda et respectent les institutions afghanes. Enfin, il faut que le gouvernement afghan se prépare sérieusement à prendre en charge la sécurité des provinces et districts qui seront jugés assez stables pour lui être transférés. Notre action au service de la paix ne doit pas être soumise à des calendriers artificiels ou aux humeurs médiatiques. Nous avons des objectifs politiques réalistes, passant par une transition progressive et ordonnée. Nous avons une stratégie claire : mettons-la en œuvre jusqu'au bout ! La France restera engagée en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan.
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Mais aucune victoire ne sera possible et durable sans le concours du Pakistan. Ce pays fait face courageusement, et avec l'aide du monde entier, aux conséquences d'inondations sans précédent. Il est confronté à des défis économiques et sociaux immenses. Il doit vaincre le terrorisme chez lui. Mais il doit aussi agir contre les sanctuaires où les terroristes afghans trouvent refuge. C'est ce que j'ai dit au Président Zardari le 2 août. La France sera aux côtés du Pakistan dans ce combat contre toutes les formes de terrorisme. Il doit être mené sans ambigüité. Moins il y aura d'ambigüité, plus la communauté internationale sera convaincue qu'il est utile d'aider son gouvernement.
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Au Yémen, c'est la stabilité de toute la péninsule arabique qui est en cause. Il y a un an, alors qu'un mouvement armé s'étendait et menaçait de déborder sur l'Arabie Saoudite voisine, plusieurs pays, dont la France, ont assumé leurs responsabilités. Une trêve fragile a succédé aux affrontements violents. Mais le problème demeure. Il ne pourra être réglé que par le dialogue et des réformes.
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De l'autre côté du Golfe d'Aden, en Somalie, l'enjeu est clair : les attentats meurtriers de Kampala, en juillet, ont montré que les milices islamistes des Shebab ont désormais la capacité d'étendre leurs combats bien au-delà des frontières. Leur victoire à Mogadiscio transformerait la Somalie en base de départ d'Al Qaïda. Elle achèverait de déstabiliser toute une région déjà fragilisée par les déchirements du Soudan.
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La France contribue par sa présence militaire à Djibouti, au Tchad et en RCA, à la stabilité régionale. Elle va accentuer son effort en Somalie, en réponse aux demandes de l'Union africaine et avec ses partenaires européens. Après les 500 formés à Djibouti, ce sont 2.000 soldats somaliens qui sont actuellement entraînés en Ouganda, tandis que la force africaine AMISOM dont nous avons déjà formé 5.600 hommes, va être renforcée.
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Bien sûr, il n'y aura pas de solution purement militaire. L'Union européenne, premier donateur d'aide, doit maintenir son effort et, avec tous les autres soutiens extérieurs, aider le gouvernement à élargir son assise politique, préalable nécessaire à la reconstruction de structures étatiques. C'est ce chemin aussi qui permettra de régler dans la durée le problème de la piraterie.
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Enfin, au Sahel, la barbarie de la branche maghrébine d'Al Qaïda s'est à nouveau illustrée avec le refus de toute négociation et l'assassinat de Michel Germaneau. Ces terroristes cherchent à étendre leur emprise sur des immensités désertiques où les Etats peinent à affirmer leur présence. Pour la première fois, en juillet, un coup sévère a été porté aux terroristes grâce à une attaque menée par des forces mauritaniennes avec le soutien de la France. Je vous le dis : ce jour-là marque un tournant majeur. La France aide sans réserve les gouvernements qui lui en font la demande à former, équiper, renseigner les forces mobiles dont ils ont besoin pour éliminer des groupes qui menacent de déstabilisation tout le Sahel. Parallèlement, notre coopération civile aide les Etats à renforcer leur soutien aux populations et je souhaite que l'Union européenne s'implique davantage dans ce domaine. La France se tient aussi aux côtés de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie et de la Libye : leur combat contre le terrorisme est le nôtre, car leur sécurité ne peut être séparée de la nôtre.
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Au cœur de cet arc de crise, il y a l'Iran. Le régime exerce son contrôle par la répression et recourt massivement aux exécutions capitales, y compris sous la forme la plus odieuse : la lapidation, dont est menacée Mme Mohammadi. Il alimente la violence et l'extrémisme dans la région. Mais surtout, il représente aujourd'hui la principale menace à la sécurité internationale dans un domaine majeur : la prolifération. Qu'on me comprenne bien : la France est favorable au développement, dans le strict respect des normes internationales, de l'électricité d'origine nucléaire. C'est pourquoi elle salue le démarrage de la centrale de Buscher dont le combustible est et sera en totalité fourni par la Russie. Le problème est naturellement ailleurs. Il y aura bientôt un an, à Pittsburgh, avec Barack Obama et Gordon Brown, nous avions révélé l'existence du site nucléaire clandestin que l'Iran construisait pour ses activités proliférantes. J'avais alors dit qu'il faudrait imposer à l'Iran des sanctions s'il ne changeait pas de politique. Nous y sommes. Le Conseil de sécurité, les Etats-Unis, l'Union européenne, d'autres encore, ont pris des mesures robustes, et même sans précédent s'agissant des Européens. Il était grand temps. Car chacun connaît les conséquences graves d'une politique qui laisserait l'Iran poursuivre sa course nucléaire : ce serait la prolifération généralisée dans la région, ou l'intervention militaire ; en tous cas une crise majeure. Nous allons donc mettre en œuvre ces sanctions avec détermination et j'appelle tous les pays à faire de même. On dit parfois que les sanctions ne marchent pas, voire qu'elles mènent à la guerre. C'est faux. Elles échouent quand elles sont trop faibles ou n'ont pas d'objectif clair. Le nôtre est simple : faire comprendre à l'Iran que ses choix ont un coût élevé et croissant, et qu'il existe une alternative : l'engagement de négociations ; mais des négociations sérieuses, concrètes, allant au cœur du sujet. L'Iran y est-il prêt ? Nous verrons en septembre, quand Mme Ashton et les Six rencontreront les négociateurs iraniens et que le dialogue s'engagera à Vienne sur la fourniture d'uranium pour le réacteur civil de Téhéran. Je souhaite qu'un bon accord soit trouvé dans les mois qui viennent, que l'Iran respecte le droit, que les préoccupations internationales soient levées. Celles des voisins de l'Iran doivent être prises en compte et ils devront être consultés sur tout accord. Mais si un accord crédible ne pouvait être conclu, alors l'isolement de l'Iran s'accroîtrait inexorablement. Face à une menace qui se préciserait, il faudrait aussi nous organiser pour protéger et défendre les Etats qui se sentiraient menacés.
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Certains affirment que les violences d'un bout à l'autre de l'arc de crise ont une cause unique : l'absence de solution au conflit israélo-palestinien. C'est évidemment faux. Ceux qui tuent à Bagdad ou à Kandahar veulent éliminer leurs ennemis en Irak ou en Afghanistan. En revanche, qui ne comprend qu'un règlement de paix entre Israéliens et Palestiniens transformerait la donne politique dans le Proche-Orient tout entier ? Là encore, le sort hésite. Là encore, c'est une question de volonté et de détermination. Je vous l'affirme : un accord de paix, dont tout le monde connaît les paramètres, peut être signé dans le délai d'un an. La relance des négociations directes le 2 septembre, crée une immense attente, un immense espoir. Ils ne devront pas être déçus. Un Etat palestinien viable et démocratique, établi sur la base des frontières de 1967, est à la fois un droit pour les Palestiniens et la meilleure garantie, pour Israël, de sa sécurité et de sa pleine intégration dans la région, conformément à l'Initiative arabe de paix. C'est aussi la seule voie, dans l'intérêt des deux peuples, pour réduire les extrémismes et pour redonner confiance en l'avenir. La communauté internationale tout entière devra accompagner le processus désormais relancé. C'est pourquoi la France propose d'accueillir la deuxième conférence de Paris d'aide au peuple palestinien pour financer l'achèvement de la construction de l'économie et des structures du futur Etat. Au-delà des engagements financiers qui en résulteront, il s'agira d'une manifestation concrète et forte de la volonté de la communauté internationale de voir aboutir la solution des deux Etats. Dans le même esprit, la France souhaite, avec la co-présidence égyptienne, que le deuxième sommet de l'Union pour la Méditerranée se tienne à Barcelone fin novembre. Ce sera l'occasion d'adopter plusieurs grands projets économiques qui témoigneront de la capacité de tous les pays participants à bâtir ensemble un avenir meilleur pour tous les peuples de la Méditerranée.
*
La paix entre la Syrie et Israël est tout aussi possible. La France, qui a renoué avec Damas un dialogue régulier et utile pour toute la région, s'implique, notamment aux côtés de la Turquie, dans la recherche d'un accord. J'ai confié une mission dans ce sens à l'Ambassadeur Jean-Claude Cousseran, qui a toute ma confiance. Au moment où l'espoir renaît dans la région, il serait inacceptable que le Liban sombre à nouveau dans la violence. La France s'est félicitée de la visite conjointe à Beyrouth du Roi Abdallah d'Arabie Saoudite et du Président Bachar Al Assad. Elle apporte tout son soutien à ses institutions démocratiques, au Président Sleimane et au Premier Ministre Hariri. Profondément attachée à ce pays, la France est l'amie de tous les Libanais. Elle œuvre en faveur de la stabilité d'un Liban divers, où toutes les communautés doivent pouvoir cohabiter dans la tolérance et le respect mutuels. L'action de la communauté internationale au Liban n'a pas d'autre raison d'être que cette stabilité. Et c'est bien tout le sens de la mission de la FINUL au service de la paix et de la souveraineté du Liban, que tous ses voisins doivent respecter.
Lire l'intégralité sur elysee.fr

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mercredi 25 août 2010

La guerre dans Paradis sur mesure

La science fiction permet d’aborder les questions de défense autrement et pas seulement sous l’angle technologique. C’est une projection des rêves et des cauchemars de l’humanité. Bernard Werber, célébrissime auteur des Fourmis et de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu (entre autres), aborde le thème de la guerre et du conflit dans presque tous ses romans. Paradis sur mesure offre une vision, par l’intermédiaire de 17 histoires, décrivant des mondes possibles ou probables. Ce n’est pas son meilleur livre mais cela se laisse lire.
US Gov
Ce sont des scénarios généralement oubliés ou recalés dans les études prospectives mais à leur lecture, on peut se dire pourquoi pas ? Dans une des nouvelles, il décrit un monde dans lequel un trou dans la couche d’ozone déclenche des cataclysmes, une dictature écologiste mondiale puis un ensemble de guerres internationales puis civiles. Dans une autre histoire, il décrit une civilisation disparue, en raison des guerres incessantes, explorée par un archéologue d’une autre espèce. Un de ses récits aborde l’émergence potentielle d’une humanité composée de femmes en raison d’un conflit potentiel lié aux armes de destruction massive. Une autre histoire toute aussi passionnante se situe après une troisième guerre mondiale avec 5 milliards de morts. A la suite de ce conflit, les dirigeants décident la fin des religions, des nations, de l’histoire et d’autres notions importantes, dans une ambiance d’autodafé. Un récit aussi savoureux qu’étrange raconte une guerre des marques entre entreprises dont les armées et les organisations se sont substituées aux Etats, sur terre et dans l’espace. Une bataille qui oppose Microsoft contre Apple et Nokia est gagnée par ces derniers grâce à leurs brouilleurs… J’arrête là l’inventaire de ces fictions.
Ce que je trouve intéressant dans ces histoires, c’est qu’elles racontent des guerres totales, souvent à mort entre nations, entreprises, entités. Cela tranche avec des avenirs possibles qui sont rarement vus comme une confrontation mondiale. J’ai récemment lu peu de scénarios prospectifs incluant une guerre nucléaire à plus ou moins grande échelle. Il y a seulement 20 ans, ces scénarios étaient dans les plus probables et pourquoi ne le seraient-ils pas dans 20 ans ? A l’heure des conflits généralement limités et non interétatiques, la science fiction permet de continuer à penser le possible (hasard sauvage) et à se dégager du probable (hasard sage).
Certains penseront que j’exagère et que ces scénarios sont fantaisistes. Sûrement. Aussi sûrement que le scénario de Dette d’honneur (1994), dans lequel un avion s’écrasait sur le Capitole…

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mardi 24 août 2010

Enseignement de défense à l'école

Lors d'un échange avec Romain Mielcarek, journaliste de défense, au sujet d'un de ses articles à lire (sur l'Afghanistan), nous convenions qu'il était nécessaire d'informer les populations sur les enjeux de défense. C'est pour moi une nécessité car, pour la France, les armées se battent au nom du peuple et à sa place (armée professionnelle permanente). Il est donc nécessaire de conserver une certaine adéquation dans le lien nation-armées. L'esprit de défense est censé naître dès l'enfance, à l'école et dans les familles.
Wiki
Pour ce qui est de l'Education nationale, il existe des textes de référence.
Je cite les buts exposés :
L'esprit de défense est une attitude active qui s'acquiert en premier lieu par l'enseignement de défense défini par les programmes, mais aussi par l'appropriation des valeurs fondamentales de notre pays, la prise de conscience des menaces qui peuvent peser sur ces valeurs et des vulnérabilités de nos sociétés.
Dans les documents d'accompagnement des programmes, il est indiqué que «le devoir de défense exige que l'École soit partie prenante d'une réflexion critique sur les moyens de préserver les valeurs, sur la sécurité collective des citoyens, sur le devoir d'ingérence...sur les engagements humanitaires.»
L'esprit de défense concerne bien sûr les élèves, mais aussi tous les adultes membres de la communauté scolaire, en tant que citoyens comme dans l'exercice de leurs responsabilités professionnelles.
Je trouve que l'enseignement de défense est trop souvent confondu avec l'instruction civique et qu'il reste le parent très pauvre des programmes, de la primaire au supérieur. Qu'en pensez-vous ?

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lundi 23 août 2010

Bruxelles2 migre, suivez-le.

L'excellent Bruxelles2, le premier blog – webnews francophone consacré à la Politique étrangère de l'UE et l'Europe de la Défense (cf. sa présentation), migre vers une nouvelle adresse : http://www.bruxelles2.eu/. Avis aux amateurs et changez vos blogrolls ...

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dimanche 22 août 2010

Un concept de l'insurgé en 200 mots

Comprendre les ressorts d'une insurrection n'est pas une chose aisée. Pour mieux comprendre, la lecture des paroles du célèbre chant des partisans permet de cerner ce qu'est un insurgé, ses motivations et ses modes d'action. C'est simple et n'explique pas tout mais cela mérite d'être transposé dans d'autres contextes.
*
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines ?
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays
Qu'on enchaîne ?
Ohé ! partisans, ouvriers et paysans,
C'est l'alarme.
Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang
Et des larmes.
*
Montez dans la mine
Descendez des collines, Camarades.
...Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé ! les tueurs,
A la balle et au couteau,
Tuez vite.
Ohé ! saboteur,
Attention à ton fardeau
Dynamite...
*
C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse.
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous, vois-tu,
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève...
*
Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe.
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez, compagnons,
Dans la nuit la liberté
Nous écoute...
*
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays
Qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh..
*

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samedi 21 août 2010

Military Power of the PRC 2010 : la réponse

Le Military Power of the People’s Republic of China 2010 ne plaît pas en Chine. Il a été critiqué à plusieurs reprises et dans divers contextes par des dirigeants chinois. La force réelle de la Chine serait bien moins importante que celle décrite... La Chine ne préparerait pas de cyberguerre... Les forces chinoises sont présentes pour la paix, l'harmonie et la stabilité de l'Asie et du monde... En résumé, la Chine n'est vraiment pas aussi forte que l'on pense, selon les responsables chinois. Un discours déjà entendu, il y a quelques années dans le domaine économique et maintenant c'est la seconde puissance mondiale...
Source : ministère chinois de la défense

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vendredi 20 août 2010

Le bataillon renseignement multicapteurs dans DSI

Après le 13°RDP en juin, le dernier numéro de DSI (juillet-aout) nous fait découvrir un peu mieux une unité méconnue de l'armée de Terre, le bataillon de renseignement multicapteurs (BRM). Cette unité de circonstance est armée à partir de capteurs appartenant principalement à la brigade de renseignement (renseignement image, humain et électromagnétique). Cette structure peut également accueillir des capteurs d'autres armées. Lors de l'exercice FORTEL 2010, le noyau dur était armé par le 54°RT, régiment de guerre électronique tactique (dont le chef de corps s'est exprimé dans un entretien). C'est donc l'occasion de découvrir le régiment des traqueurs d'ondes, engagé dans de nombreuses opérations terrestres françaises depuis plus de deux décennies. Une nécessité à l'heure de l'émergence de la cyberguerre...
Billets sur la guerre électronique (qui est employée en opérations depuis 1905...)

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jeudi 19 août 2010

La RDN, un site de référence

Je l'avais oubliée et je viens de réparer. La Revue défense nationale est dans ma liste de lien. Cette institution de la réflexion stratégique francophone, depuis plus de 70 ans, propose des analyses stratégiques dans ses lignes qui sont de plus en plus mises en valeur sur le web. Il faut souligner l'effort. Allez parcourir le site, et au hasard de vos découvertes vous trouverez sans doute quelques membres d'AGS au détour d'un clic.
NASA

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mercredi 18 août 2010

Military Power of the People’s Republic of China 2010

Le Military Power of the People’s Republic of China 2010 ne vient pas d'être mis en ligne par le US DoD. C'est le Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China 2010 qui lui succède.
Je commenterai ce document dans les prochaines semaines. Un point ressort d'une lecture rapide. Outre le manque de transparence de la défense Chinoise, l'investissement dans la Chine dans la cyberguerre (dont la guerre électronique) est notable.
Bonne lecture !

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mardi 17 août 2010

Guerre mondiale et fin d'empire colonial

La Première guerre mondiale a débuté en 1914, après une phase de colonisation et d'affrontement des puissances sur tous les continents. A la suite de cette guerre particulièrement meurtrière, le monde a assisté à une redistribution des rapports de force entre les puissances.
Chute de Quebec
La guerre de 7 ans est la première guerre à l'échelle mondiale : guerre en Amérique, Asie, Europe (environ un million de morts). Cette guerre mondiale qui n'est pas nommée comme tel a vu la fin du premier empire colonial français, la première guerre mondiale la fin de l'empire colonial allemand, la Deuxième guerre mondiale la fin des empires coloniaux européens (dans les années suivantes) et la Guerre froide la fin de l'Empire soviétique (ayant des traits communs avec les empires coloniaux).
Compagnie des Indes (françaises)
Les affrontements coloniaux ou extérieurs, indirects entre puissances, semblent dégénérer tôt ou tard en guerres à l'échelle mondiale, affrontements directs entre puissances. Ceci débouche alors sur une redistribution de puissance. L'enchaînement période "coloniale", guerre à l'échelle mondiale, redistribution de puissance à l'échelle mondiale est-il pertinent ?

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lundi 16 août 2010

Indépendante depuis 50 ans : Chypre

Chypre est indépendante du Royaume-Uni depuis 50 ans (16 aout 1960), comme de nombreuses nations colonisées. Elle est membre de l'Union européenne depuis 2004 (partie sud).
Wiki
Pour parfaire la situation une réunification permettrait d'améliorer une situation encore peu satisfaisante depuis le déclenchement de l'opération Attila. Au regard du dernier demi-siècle (troublé) à Chypre, la décolonisation semble aussi peu évidente en Europe qu'en Afrique !

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samedi 14 août 2010

Air power par Karl Mueller

Pour tous les amateurs du concept d'Air power, je signale un dossier de la Rand Corp. réalisé par Karl P. Mueller qui peut vous intéresser. Bonne lecture.
US AF

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vendredi 13 août 2010

Blogosphère de défense et de sécurité : Défense dans la peau

J'ai le plaisir d'accueillir Défense dans la peau, animé par Didier Rafidiarimanda, dans Blogosphère de défense et de sécurité. Ce jeune blog semble vraiment prometteur au regard des billets déjà publiés. Le meilleur des encouragements est d'aller le consulter régulièrement. Bienvenue dans la blogosphère de défense et de sécurité.
NASA

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jeudi 12 août 2010

Un dossier de l'ICG sur la problématique papoue

J'ai déjà eu l'occasion d'aborder le problème de l'insurrection papoue en Indonésie. L'International crisis group revient sur le sujet dans Indonesia: The Deepening Impasse in Papua, une analyse en anglais sur ce thème peu connu.

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La diversité de Tsahal

Contrairement aux idées trop souvent reçues, Tsahal n'est pas qu'une armée composée d'Israéliens juifs. Des athées, des bédouins, des Arabes chrétiens et musulmans ainsi que des Druzes (dont la fameuse brigade druze) choisissent de servir dans Tsahal. Rien de plus normal lorsque l'on prend en compte que presque le quart de la population israélienne est non juive.
(IDF)
Tsahal met régulièrement en avant ce personnel, pour des raisons de communication mais aussi, le plus souvent, de services rendus. Récemment c'est le caporal Elinor Joseph (en photo), première femme arabe à servir en unité de combat dans les forces israéliennes de défense qui est à l'honneur (lire sur le site IDF). Certes, on est loin d'une armée multi-ethnique qui représente la population israélienne dans ses proportions. Il faut reconnaître aussi que l'on est loin d'une armée de ségrégation comme certains antisionistes aimeraient le faire croire.

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mercredi 11 août 2010

L'enseignement du français recule au Rwanda

Il y a 7 ans, le Rwanda adoptait l'anglais comme langue officielle. A la rentrée, l'anglais sera la langue d'enseignement officielle. Laurent d'Ersu dans La croix vous livre son analyse. Ceci est plus qu'une querelle linguistique mais bien un rapport de force politique entre anglophones et francophones. La naïveté n'est pas de mise et des actions éducatives existent. Défendre la langue française, c'est aussi défendre un espace culturel et surtout politique. Les anglo-saxons l'ont compris avec des organisations comme le Commonwealth. La Francophonie mériterait d'être un vecteur collectif de puissance, tout un programme...
Inauguration d'une école en Afrique centrale (USAID)

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mardi 10 août 2010

Géopolitique de l'Afrique de l'Ouest par Diplomatie

L'été est propice à des lectures variées et au rattrapage du retard de lectures. Diplomatie a sorti, en juin-juillet, un hors-série sur la géopolitique de l'Afrique de l'Ouest. Il offre des articles particulièrement intéressants sur cette zone dont l'intérêt stratégique semble baisser dans les publications. Les nombreuses cartes, photos et schémas permettent d'illustrer les diverses notions abordées, dans les articles plutôt denses. Une bonne lecture pour cet été !
US Gov
Extrait de l'éditorial de Sophie Clairet.
L’année 2010 marque le cinquantenaire de l’indépendance de 17 pays africains, dont 14 francophones. Cette décolonisation s’est opérée dans le calme, à la différence des répressions sanglantes qui écrasèrent les soulèvements nationalistes malgaches, algériens et indochinois dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, curieusement, un sondage effectué en février dernier indiquait que 69 % des Français n’avaient pas entendu parler de ce cinquantenaire, en l’honneur duquel la France a convié les armées de ses 14 anciennes colonies à défiler sur les Champs-Élysées le 14 juillet prochain. Lire la suite et le programme sur le site de la revue.

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lundi 9 août 2010

Un pôle iranien d'un futur monde multipolaire : l'Union islamique ?

L'Iran appelle aujourd'hui à la création d'une Union islamique pour débuter un nouvel ordre mondial. Selon l'agence Fars, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, souhaite la formation d'une Union islamique, pour établir un nouvel ordre économique dans le monde. Cette union regrouperait quelques pays musulmans qui ouvriraient la voie au développement des autres pays musulmans, lors d'une adresse à l'association d'amitié entre l'Iran et l'Irak. Selon M. Rahimi, le but serait inverse à celui des occidentaux qui s'allient pour piller les autres pays (sic.)...
L'Iran souhaitait déjà une alliance militaire régionale en janvier 2010 et il dispose d'une "alliance stratégique" avec la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, ainsi que des appuis chiites en Irak. La semaine dernière, M. Hojjatoleslam Ali Saeedi, représentant du Guide suprême auprès des Gardiens de la révolution, avait déclaré que le Liban, la Palestine et l'Irak constituaient la ligne de front (potentielle?) de l'Iran...
Le plan d'ensemble semble relativement clair, si on le lie au dossier nucléaire : créer un pôle de puissance musulman dont le leader serait l'Iran, à partir des principes de la révolution islamique et des alliances chiites dans la région. Ce pôle serait ouvertement un concurrent des occidentaux, Américains ou Européens ! 20 ans après le nouvel ordre mondial du président George Bush (père) et la guerre du Golfe, il semblerait qu'un projet concurrent émerge ou plus exactement se poursuive : la révolution islamique qui a 30 ans... Le monde multipolaire pourrait donc ne pas être à l'avantage stratégique de l'Europe, comme on l'entend souvent !
(crédits : 1 presstv, 2 Fars)

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dimanche 8 août 2010

Alimentation électrique de drones, en vol et à distance, pour bientôt ?

LaserMotive est une compagnie de Seattle qui développe des systèmes lasers capables de transmettre de l'énergie électrique sans fil, dans les cas pour lesquels les coûts de transport par câble sont trop élevés ou physiquement impossibles. Dans le domaine de la défense, cette société se propose d'élaborer un moyen de recharger les drones à partir de lasers, ce qui permettrait de les faire voler éternellement, ou plus probablement bien plus longtemps qu'actuellement. Cette société dit pouvoir aboutir à des résultats opérationnels dans les 18 prochains mois...
NASA
Les applications potentielles sont importantes. Ainsi, des drones pourraient "remplacer" ou compléter l'apport des satellites de télécommunications ou de surveillance. Cette technologie serait donc une version low-cost de certaines technologies spatiales coûteuses... De l'asymétrie en perspective face aux puissances aérospatiales ?
Nous n'en sommes pas encore à ce stade mais il faut bien dire que les technologies lasers avancent rapidement dans les domaines de l'artillerie, du guidage, du maintien de l'ordre ou de l'alimentation en énergie. Il faut aussi se souvenir que le laser n'a que 50 ans depuis le 16 mai dernier !

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samedi 7 août 2010

Tensions entre le Liban et Israël : l'arbre qui cache la forêt

La situation libanaise a brusquement dégénéré mardi 3 août dernier dans la région d'Al-Adeïssé - Metulla. Les affrontements ont fait 4 morts, 2 sergents libanais (Abdallah Toufaîly et Robert El-Achi), un lieutenant-colonel de réserve israélien (Dov Harari) et un journaliste. Cela aurait pu constituer le début d'une nouvelle guerre dans la région... pour l'arrachage d'un arbre !
Gouvernement libanais
Le président (général) Michel Sleiman s'est rendu aujourd'hui dans le Sud-Liban, sur le terrain de l'affrontement. Il a déclaré que son gouvernement se réunirait pour approuver un plan de renforcement de l'armée sur trois ou cinq ans afin de "pouvoir protéger la dignité de la nation". Ceci correspond à l'axe d'effort du gouvernement libanais au moins depuis la fin de la guerre de 2006, menée par le Hezbollah, et les combats de Nahr El-Bared (Tripoli) en 2007 contre les djihadistes du Fatah Al-Islam.
Armée libanaise
Le commandant en chef de l'Armée libanaise, le Général Jean Kahwagi, a inspecté cette semaine les unités de l'armée déployées à El-Adaïssé, a visité les blessés à l'hôpital Maïss el-Jabal, puis il a rencontré les officiers et les soldats en leur fournissant ses directives. Le discours guerrier est toujours de mise, selon le site de l'armée libanaise (www.lebarmy.gov.lb). Le Général Kahwagi a déclaré : "votre attitude courageuse face à l'ennemi, avec les moyens dont vous disposez, prouve à cet ennemi perfide qu'il devra payer le prix pour chaque agression contre notre peuple ou notre terre. Dans notre idéologie, toute agression contre un pouce du territoire est considérée comme une agression contre l'ensemble de la patrie. Nous sommes les fils de cette terre et nous sommes dans notre droit. L'ennemi se trompe s'il croit qu'une attaque contre l'Armée est une chose simple. Non seulement nous avons la détermination et la foi nécessaires pour l'affronter, mais nous disposons aussi de potentiel et de capacités nationales qui nous permettent de déjouer ses plans criminels et d'arrêter ses agressions."
Armée israélienne
De son côté l'armée israélienne a rappelé son bon droit qui a été confirmé par la FINUL, critiquée pour son inaction initiale. Il faut lui reconnaitre qu'elle a évité une escalade militaire pouvant mener à une guerre, notamment en organisant une réunion tri-partite exceptionnelle entre les forces armées libanaises, les forces de défense israéliennes et la FINUL. Dans les deux camps, des rumeurs non confirmées ont circulé, comme la présence d'officiers iraniens en civil dans la zone.
Armée israélienne
Quelques remarques sur cet incident :
  • Le Liban et Israël sont ennemis et en guerre. Le cessez-le-feu de 2006 n'y change rien.
  • La situation n'a pas plus dégénéré car, malgré les discours (habituels), tous les acteurs ne voulaient pas déclencher une guerre : armée libanaise, israélienne, FINUL et ... le Hezbollah qui a pris bien soin de ne pas se mêler de cette affaire.
  • Cet incident grave n'est pas un accrochage frontalier car il n'existe pas de frontière officielle, ceci explique aussi cela !
  • 4 personnes sont mortes pour l'arrachage d'un arbre ce qui en dit long sur le "feu" qui couve dans la région...
  • La guerre froide entre les deux pays n'est pas si froide et les risques d'affrontements asymétriques mais aussi inter-étatiques sont réels.
  • Quelle sera l'influence d'un Iran, soutien actif du Hezbollah, pris par les conséquences de son dossier nucléaire ?
  • Les regards des commentateurs de conflits sont sur l'Af-Pak, en pensant que le sort de la puissance militaire occidentale se joue là-bas. Le potentiel de crise du Moyen-Orient, avec des conséquences potentielles directes pour la sécurité de l'Europe, est bien supérieur à celui de l'Asie centrale. Il ne faut pas s'y tromper...
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