dimanche 28 février 2010
L'alliance Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas
samedi 27 février 2010
Abdullah Abdullah parle de l'avenir de l'Afghanistan

M. le président Axel Poniatowski. La Commission reçoit ce matin le Docteur Abdullah Abdullah, ancien ministre des affaires étrangères, ancien candidat à l’élection présidentielle d’Afghanistan et secrétaire général de la fondation Massoud.La situation en Afghanistan nous concerne au premier chef, à l’heure où les troupes françaises continuent d’assurer la sécurité dans les provinces de l’Est, alors que les troupes de l’OTAN sont engagées dans une opération de grande envergure au Sud, notamment dans l’Helmand et, peut-être demain, dans la région de Kandahar.Les questions clés de l’Afghanistan sont connues par notre commission, qui a notamment confié à Messieurs Jean Glavany et Henri Plagnol un rapport sur ce sujet. Ces derniers ont ainsi présenté des propositions pour tracer un chemin pour la paix en Afghanistan.Quel rôle pour la coalition internationale, et quel délai imaginable pour le transfert des missions de sécurité aux forces afghanes ? Quelles perspectives pour le développement et quelle transparence dans le versement de l’aide, afin de sortir l’Afghanistan de la malédiction du trafic de drogue ? Quel équilibre régional pour éviter de faire de l’Afghanistan l’enjeu du conflit entre ses deux puissants voisins ? Sur toutes ces questions, vous avez cherché à incarner une voie alternative au président sortant, Hamid Karzaï, et avez appelé à la constitution d’une force politique cohérente et clairement identifiée pour peser lors des élections législatives qui devraient avoir lieu en septembre.Je voudrais aussi saluer votre comportement personnel lors de l’élection présidentielle. Malgré les nombreuses critiques dont le déroulement de ce scrutin a fait l’objet tant de la part des instances internationales chargées de la surveillance du scrutin que de votre part, vous avez refusé de jouer la carte dangereuse de l’agitation populaire et choisi de vous retirer avant le deuxième tour pour apaiser la situation.M. Abdullah Abdullah. La situation actuelle me tient à cœur en tant qu’Afghan, comme elle vous tient à cœur en tant qu’amis de l’Afghanistan. La population française a consenti des sacrifices pour aider mon pays, et je veux la remercier, ainsi que votre gouvernement, pour ces efforts.La situation en Afghanistan s’est dégradée. Initialement, un consensus régnait entre les Afghans, et au sein de la communauté internationale, sur nos perspectives d’avenir. Malheureusement, ce consensus n’existe plus. L’avenir de l’Afghanistan, et de toute la région, suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations.Nous aurions pourtant dû maintenir ce consensus à l’intérieur. Certes, les conditions de sécurité sont plus difficiles en 2010 qu’en 2002. Mais il y a eu des progrès. Des millions d’enfants sont scolarisés et refusent dès lors, avec leurs parents, de revenir aux pratiques du passé. Ces avancées ont été rendues possibles grâce au soutien extérieur dont nous bénéficions.Le consensus s’est rompu du fait du manque d’engagement des leaders afghans en faveur des principes sur lesquels nous nous étions mis d’accord initialement. De plus, le Pakistan a aidé les taliban à se réorganiser sur sont territoire. Le président Musharraf a joué double jeu sur ce dossier. Ces difficultés se sont combinées à la plus faible visibilité du conflit en Afghanistan suite à la guerre américaine en Irak.Quels espoirs subsistent malgré cette situation difficile ? La grande majorité des 30 millions d’Afghans veut un Islam modéré, des avancées démocratiques, le respect des droits individuels, une vie paisible, l’accès à la santé, l’éducation, l’emploi. Malheureusement, en raison de la situation sécuritaire et des mauvais choix politiques qui ont été faits, les Afghans commencent à se poser les mêmes questions que la communauté internationale sur leur avenir : de quoi sera-t-il fait ? Les gouvernants pourront-ils tenir leurs promesses ?La sécurité reste notre priorité absolue. La résolution de ce problème commande celle de tous les autres. Il n’y aucun doute : al-Qaïda et ses alliés taliban veulent renverser le pouvoir et instaurer leur régime. Toutefois, à la différence des années 1990, la plupart des Afghans qui ont déjà connu ce système n’en veulent pas. La situation actuelle est difficile parce que les changements politiques n’ont pas suivi les changements personnels. Les Afghans se demandent : à quoi me servent mes droits si je ne peux pas les exercer ?Notre responsabilité par rapport à la situation actuelle est immense. Si la communauté internationale et la population afghane sont déçues par les résultats, nous n’aurons pas de seconde chance. Il faut donc saisir l’occasion qui nous est offerte, et le meilleur moyen de le faire est de lancer un processus politique. Les troupes françaises font un travail remarquable en Surobi, les troupes néerlandaises ont apaisé la situation dans leur zone de responsabilité, bien sûr en s’appuyant sur les chefs traditionnels… Nous devons désormais changer de méthode et nous concentrer sur les besoins des gens : la création de marchés, la construction d’infrastructures, qui font cruellement défaut en Afghanistan.Un changement est possible. Sur 33 provinces afghanes, 22 sont désormais débarrassées de toute culture du pavot. Nos objectifs, pour progresser dans cette voie, doivent être le renforcement des leaders politiques locaux, et un travail de pédagogie auprès des populations pour leur expliquer ce qu’elles ont à gagner en participant aux politiques de développement nationales. La drogue permet d’augmenter sensiblement leurs ressources, mais au prix de quels risques encourus ! D’autres cultures, d’autres activités économiques apportent un revenu bien plus stable, et régulier. Dernier élément, mais pas des moindres, de cette stratégie : les grands trafiquants, qui bénéficient du système actuel, doivent être condamnés. Il n’est pas acceptable que seuls les petits cultivateurs soient actuellement sanctionnés.La réconciliation nationale ne pourra se faire que lorsque toutes les conditions, qui sont nombreuses, seront réunies. Nous pourrons lancer cette démarche lorsque nous serons d’accord sur des principes communs, mais, si nous devions commencer maintenant, cela ne serait pas sans risque pour la situation des Afghans, notamment les femmes. Il y a eu des réussites dans le domaine politique, notamment concernant l’utilisation des média, mais une réconciliation plus vaste nécessite que soient respectés deux principes : le respect de la Constitution afghane, et la rupture de tout lien avec le terrorisme international.Or, pour le moment, les taliban veulent renverser le régime par la force. Pour répondre à leur influence, réelle dans certaines régions, il faut éduquer, répondre aux besoins des gens pour éviter que les taliban ne soient considérés comme le recours le plus efficace.Le rendez-vous des élections législatives est crucial pour permettre cette évolution. Ces élections doivent absolument être mieux réussies que les élections présidentielles. Si le Parlement sort aussi affaibli du processus électoral que le président Karzaï, si les élections ne sont pas perçues comme un mode crédible de choix des représentants, alors toutes les avancées seront bloquées.J’espère qu’au sein de mon mouvement, nous pourrons faire avancer les réformes et remettre les notions de responsabilité et de transparence politiques au centre de l’action du gouvernement. Notre but n’est pas de constituer un groupe particulier, mais de raffermir les fondations du pays et de remettre l’Afghanistan debout.Lire l'ensemble de l'audition sur www.assemblee-nationale.fr
vendredi 26 février 2010
Iran vs Rigi : fais ton autocritique à la télé !

jeudi 25 février 2010
Sénat : Russie, puissance ou interdépendance énergétique ?

BloggerLe résumé de senat.fr :Le secteur de l'énergie est l'un des principaux piliers de la puissance russe. Depuis l'époque soviétique, et même auparavant, des ressources énergétiques abondantes et bon marché ont favorisé le décollage économique du pays et constitué l'essentiel de ses recettes d'exportation. En ce début de XXIe siècle, la Russie affirme sa capacité d'exportation de gaz et sa maîtrise des technologies nucléaires, dans un monde assoiffé d'hydrocarbures et qui se remet à croire dans les perspectives de l'énergie atomique civile.Toutefois, la Russie doit encore relever de nombreux défis dans le cadre de sa politique énergétique, qu'il s'agisse des inconvénients d'une économie de rente fondée principalement sur les ressources naturelles, des difficultés de transit des hydrocarbures par les pays limitrophes, de la nécessité de diversifier le bouquet énergétique du pays, ou encore de l'urgence à améliorer l'efficacité énergétique de son économie.Une délégation de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire s'est rendue en Russie du 31 août au 4 septembre 2009 afin d'étudier la contribution de l'énergie au développement de l'économie de ce pays, ainsi que les opportunités d'investissement et de coopération pour la France dans ce secteur d'activité.Cette mission a été aussi l'occasion de découvrir la région de Mourmansk, port maritime stratégique dans le Grand nord russe, qui offre des perspectives de développement encore méconnues dans le reste de l'Europe, mais particulièrement importantes. La présence économique française pourrait s'y renforcer considérablement, dans le sillage du projet d'exploitation du champ gazier offshore de Shtokman, auquel participe le groupe Total.
Rugby, guerre et politique : similitudes ?
En janvier 2010, Invictus est sorti sur les écrans français. Ce film de Clint Eastwood montre comment le rugby a été considéré par Nelson Mandela, comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ». La coupe du monde de rugby de 1995 a donc contribué à panser les blessures issues de l’apartheid et à construire une nouvelle identité sud-africaine.
Force est de constater que le rugby comporte de nombreuses analogies avec le combat, les opérations ou la guerre. Certaines similitudes sont propres à ce sport alors que d’autres sont plus généralement communes au mouvement sportif. Le rugby aurait-il pour autant une fonction politique et sociale proche de celle de la guerre ?


Le combattant et le joueur
“Il m’est toujours resté du rugby la certitude qu’il endurcissait l’individu dans des proportions insoupçonnées.” Frédéric Rossif, cinéaste.
“Quand je joue, je suis un combattant.” Fabien Pelous. 118 capes et 42 capitanats en équipe de France.
Le rugbyman dispose souvent de nombreuses caractéristiques du combattant. Il mêle, le temps de match, son destin à celui de ses coéquipiers. Ceci reste le propre de tous les sports d’équipe mais dans ce sport, l’engagement physique est presque total. La violence, certes régulée par l’arbitre, doit être maîtrisée d’abord individuellement. Les joueurs entrent sur le terrain en sachant qu’ils vont donner des coups (codifiés) mais également en recevoir. Les qualités idéales du rugbyman, qui peut avoir presque tous les gabarits physiques, sont l’esprit de sacrifice, l’engagement physique, le sens de l’intérêt collectif, la performance technique, la camaraderie, etc. Cela se rapproche de celle du militaire occidental idéal – idéal car la perfection n’est pas de ce monde. Il est possible d’objecter que la dimension des pertes et de la violence ne sont pas celles du combat des militaires. La seule vraie différence est que le joueur adverse ne cherche pas à vous tuer dans le combat ! Néanmoins, le phénomène des pertes n’est pas à négliger. Sur les bases des chiffres français (tous sports confondus), les taux annuels de létalité, vraisemblablement sous-estimés, sont de 1 à 2 sportifs pour 100 000 pratiquants. De même, le risque de blessure n’est pas anodin pour le rugby à XV : 22 blessures pour 1000 heures de jeu, soit statistiquement une par match malgré les protections individuelles. La blessure est donc normale et consubstantielle de l’engagement, tout comme le sang qui coule presque à chaque match.
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Combat sur un champ de bataille ou match de rugby
“En Nouvelle-Zélande, le rugby est un combat avant d’être un jeu.” Jacques Fouroux. Ancien joueur et sélectionneur français.
“J’ai passé de bien durs moments depuis le début de la guerre mais rien ne m’a semblé aussi rude que le match que j’ai joué pour la France contre l’Ecosse en 1913.” . Marcel Legrain. Mort le 27 juin 1915, sur le front, à Neuville-Saint-Vaast.
Comme le champ de bataille, le match de rugby est l’affrontement de deux camps, selon une unité de temps, de lieu et d’action. Le corps-à-corps et la mêlée, ouverte ou non, font partie de la pratique du match… Le vocabulaire rugbystique est militaire : les tactiques, le front, les charges, les appuis, la défense, la ligne d’attaque, le choc, le mouvement, les percées, etc. La manœuvre (combinaison des effets produits par les joueurs – mouvement ou contact) existe sous la forme de jeu dans l’axe ou de jeu déployé. L’analogie dépasse l’utilisation du vocabulaire militaire dans le rugby car les principes appliqués sur le terrain –de rugby - s’approchent réellement de ce qui est prôné lors de l’engagement militaire. La concentration des efforts, l’économie des moyens et liberté d’action, pour reprendre les principes de Foch, s’appliquent à ce jeu qui, en réalité, reproduit une forme symbolique de combat. Chaque camp se bat pour ses couleurs, de club ou nationales, derrière l’autorité morale et réelle d’un capitaine. Ceci se traduit par l’engouement des plus prestigieuses écoles militaires françaises (Polytechnique, Saint-Cyr, Navale, Collège interarmées de défense, etc.) ou anglo-saxonnes pour ce sport (pour les Etats-Unis, le football américain). Le match s’apparente à un déchaînement de violence codifié, quelque peu comme une bataille conventionnelle sans ennemi voulant tuer l’autre. C’est un affrontement des volontés qui dépasse, à haut niveau, le cadre sportif.
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De la stratégie au rôle politique
“Ce n’est pas parce qu’il est violent que j’aime le rugby. C’est parce qu’il est intelligent.” Françoise Sagan. Ecrivain.
“Le rugby c’est d’abord un sport stratégique où l’occupation de l’espace suggère les images du patrimoine et du terroir.” Antoine Blondin. Ecrivain.
La stratégie existe dans le sport, en général, et dans le rugby, en particulier. La stratégie, combinaison des moyens et des fins pour atteindre des objectifs fixés, une discipline utilisée dans l’ovalie, par les organismes privés – les clubs – ou les fédérations nationales. Les objectifs sont rugbystiques (gagner un championnat ou une coupe), financiers ou politiques. Les moyens sont les joueurs et leur environnement logistique, administratif, financier, etc. Les voies sont la gestion de ces ressources humaines et financières, au cours des saisons.
La dimension géopolitique et internationale du rugby ne doit ni être surestimée, ni sous-estimée. Certes, il s’agit d’un sport qui n’est plus olympique et dont l’audience mondiale reste limitée. Le « monde du rugby » n’est pas universel contrairement à celui du football. La coupe du monde de rugby consacre les mêmes équipes. Le 22 février, seules 95 équipes sont classées dans l’International rugby board et 8 des 10 premières équipes appartiennent au tournoi des trois nations ou à celui des six nations.
Cela constitue une de ses particularités. La pratique de ce sport s’inscrit dans des projets nationaux ou des identités régionales. L’Ecosse et le Pays de Galles existent - non exclusivement - par leur équipe de rugby qui contribue à cimenter leurs identités, notamment face à l’Angleterre dominante au sein du Royaume-Uni. Plus étonnant vu de France, l’équipe de rugby d’Irlande représente à la fois la République d’Irlande et l’Irlande du nord ! L’élargissement du tournoi des 4 nations à la France, en 1910, puis à l’Italie, en 2000, montre que le club des meilleures équipes européennes de rugby n’est pas uniquement anglo-saxon. Certains France-Angleterre ont aussi étrangement certaines tonalités de combat séculaire, heureusement pacifique, contre « la perfide Albion ». L’équivalent réciproque existe pour les Angleterre-France. Le Royaume-Uni est pourtant une grande alliée de la France depuis un siècle ! Et, l’Angleterre ? Paradoxe ?
Le tournoi des trois nations (Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) est depuis 1996, le pendant des six nations, dans l’hémisphère sud. Il ne s’est pas ouvert aux non anglo-saxons. L’excellente équipe d’Argentine n’en fait pas partie. Le filmInvictus revient sur le projet national sud-africain. Vu d’Europe, les Wallabies australiens font partie de l’identité de leur pays mais les All-blacks néozélandais sont leur pays. C’est réducteur mais trop souvent vrai. Par ailleurs, des « petits » pays par la taille, ne sont réellement connus en Europe que grâce au rugby : Fidji, Samoa, les iles Cook (sous souveraineté néozélandaise).
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Il existe donc des éléments rugbystiques qui interfèrent avec la géopolitique et les relations internationales. Les réflexions brièvement développées sur les analogies entre le rugby, la géostratégie et la guerre ne représentent pas une étude mais des pistes fondées sur des connaissances et des ressentis. Au-delà de tout cela, le rugby reste d’abord un sport et un beau sport ! Il ne peut plaire à tout le monde. Il porte des valeurs que certains considère surannées. D’autres, comme Oscar Wilde, pensent que « le rugby est un bon moyen pour envoyer trente brutes loin du centre ville ». Faites votre choix…
Sources :
mercredi 24 février 2010
Service civique volontaire (suite)
mardi 23 février 2010
Dubaï : terrain de jeux (dangereux) pour les services du Moyen-Orient
lundi 22 février 2010
Athéna et le scanner corporel

dimanche 21 février 2010
Découvrir Infoguerre

samedi 20 février 2010
D'Iwo Jima aux JO de Vancouver : du soldat au sportif


vendredi 19 février 2010
26 mai 2010 : un colloque de stratégie par le CID, l'ENA et HEC
jeudi 18 février 2010
Découvrir France Air OTAN
mercredi 17 février 2010
Que m’importe d’être appelé buveur de sang !

SUR LES DÉSASTRES DE NOS TROUPESCONVENTION. — Séance du 10 mars 1793.*Les considérations générales qui vous ont été présentées sont vraies ; mais il s’agit moins en ce moment d’examiner les causes des événements désastreux qui peuvent nous frapper, que d’y appliquer promptement le remède. Quand l’édifice est en feu je ne m’attache pas aux fripons qui enlèvent les meubles, j’éteins l’incendie. Je dis que vous devez être convaincus plus que jamais, par la lecture des dépêches de Dumouriez, que vous n’avez pas un instant à perdre pour sauver la République.*Dumouriez avait conçu un plan qui honore son génie. Je dois lui rendre même une justice bien plus éclatante que celle que je lui rendis dernièrement. Il y a trois mois qu’il a annoncé au pouvoir exécutif, à votre comité de défense générale, que, si nous n’avions pas assez d’audace pour envahir la Hollande au milieu de l’hiver, pour déclarer sur-le-champ la guerre à l’Angleterre qui nous la faisait depuis longtemps, nous doublerions les difficultés de la campagne, en laissant aux forces ennemies le temps de se déployer. Puisque l’on a méconnu ce trait de génie, il faut réparer nos fautes.*Dumouriez ne s’est pas découragé ; il est au milieu de la Hollande, il y trouvera des munitions ; pour renverser tous nos ennemis il ne lui faut que des Français, et la France est remplie de citoyens. Voulons-nous être libres ? Si nous ne le voulons plus, périssons, car nous l’avions juré. Si nous le voulons, marchons tous pour défendre notre indépendance. Nos ennemis font leurs derniers efforts. Pitt sent bien qu’ayant tout à perdre, il n’a rien à épargner. Prenons la Hollande et Carthagène est détruite, et l’Angleterre ne peut plus vivre que pour la liberté… Que la Hollande soit conquise à la liberté, et l’aristocratie commerciale elle-même, qui domine en ce moment le peuple anglais, s’élèvera contre le gouvernement qui l’aura entraînée dans cette guerre du despotisme contre un peuple libre. Elle renversera ce ministère stupide qui a cru que les talents de l’ancien régime pouvaient étouffer le génie de la liberté qui plane sur la France. Ce ministère renversé par l’intérêt du commerce, le parti de la liberté se montrera, car il n’est pas mort ; et si vous saisissez vos devoirs, si vos commissaires partent à l’instant, si vous donnez la main à l’étranger qui soupire après la destruction de toute espèce de tyrannie, la France est sauvée et le monde est libre.*Faites donc partir vos commissaires : soutenez-les par votre énergie ; qu’ils partent ce soir, cette nuit même ; qu’ils disent à la classe opulente : il faut que l’aristocratie de l’Europe, succombant sous nos efforts, paye notre dette, ou que vous la payiez ; le peuple n’a que du sang ; il le prodigue. Allons, misérables, prodiguez vos richesses. (De vifs applaudissements se font entendre.) Voyez, citoyens, les belles destinées qui vous attendent. Quoi ! vous avez une nation entière pour levier, la raison pour point d’appui, et vous n’avez pas encore bouleversé le monde. (Les applaudissements redoublent.) Il faut pour cela du caractère, et la vérité est qu’on en a manqué. Je mets de côté toutes les passions, elles me sont toutes parfaitement étrangères, excepté celle du bien public. Dans des circonstances plus difficiles, quand l’ennemi était aux portes de Paris, j’ai dit à ceux qui gouvernaient alors : Vos discussions sont misérables, je ne connais que l’ennemi. (Nouveaux applaudissements.) Vous qui me fatiguez de vos contestations particulières, au lieu de vous occuper du salut de la République, je vous répudie tous comme traîtres à la patrie. Je vous mets tous sur la même ligne. Je leur[1] disais : Eh que m’importe ma réputation ! que la France soit libre et que mon nom soit flétri ! Que m’importe d’être appelé buveur de sang ! Eh bien, buvons le sang des ennemis de l’humanité, s’il le faut ; combattons, conquérons la liberté.*On paraît craindre que le départ des commissaires affaiblisse l’un ou l’autre parti de la Convention. Vaines terreurs ! Portez votre énergie partout. Le plus beau ministère est d’annoncer au peuple que la dette terrible qui pèse sur lui, sera desséchée aux dépens de ses ennemis, ou que le riche le payera avant peu. La situation nationale est cruelle ; le signe représentatif n’est plus en équilibre dans la circulation ; la journée de l’ouvrier est au-dessous du nécessaire ; il faut un grand moyen correctif. Conquérons la Hollande ; ranimons en Angleterre le parti républicain ; faisons marcher la France, et nous irons glorieux à la postérité. Remplissez ces grandes destinées ; point de débats ; point de querelles, et la patrie est sauvée.

mardi 16 février 2010
OMLT : Nous sommes incontestablement sur la pente ascendante

lundi 15 février 2010
Les Etats-Unis se renforcent dans le cyberespace

dimanche 14 février 2010
L'Atlas de West point

- Ancient Warfare
- World War One
- The Dawn Of Modern Warfare
- American Colonial Wars
- The American Revolution
- The Napoleonic Wars
- The War of 1812
- The Mexican War
- The American Civil War
- The Spanish American War
- The Chinese Civil War
- World War Two - European Theater
- World War Two - Asian / Pacific Theater
- The Korean War
- The Arab - Israeli Wars
- The Vietnam War
- Wars and Conflicts Since 1958 Eastern Hemisphere
- Wars and Conflicts Since 1958 Western Hemisphere
- Afghanistan
- Iraq
samedi 13 février 2010
Météorite : le ciel qui tombe sur la tête

Sur Wiki : L'événement de la Toungouska est une explosion survenue le 30 juin 1908 vers 7 h 14 en Sibérie centrale, dans la Russie impériale. L'onde de choc, équivalant à plusieurs centaines de fois celle qu'aura généré la bombe d'Hiroshima trente-sept ans plus tard, a détruit la forêt sur un rayon de 20 kilomètres et fait des dégâts jusqu'à une centaine de kilomètres.
vendredi 12 février 2010
Réconciliation ou impunité ?


Présentation de l'éditeur :
Contrairement à la Première Guerre mondiale, l’expérience de la Seconde ne fut que marginalement celle d’un conflit armé : elle fut bien davantage marquée par les conditions de l’Occupation, le régime de Vichy et la déportation. Un lourd héritage que la mythologie gaulliste s’efforça de masquer. L’homme du 18 juin favorisa au contraire le récit d’une France massivement résistante et armée contre son ennemi historique. Cette représentation unificatrice ne put cependant résister à la montée des divisions et des revendications rivales. À partir des années soixante-dix, les victimes prennent le pas sur les héros. Depuis longtemps déjà, la reconnaissance des différentes catégories de victimes avait posé de redoutables problèmes à la puissance publique. Mais c’est surtout la lente prise de conscience de ce que furent la France de Vichy et la Shoah qui modifia fondamentalement la représentation des années sombres et rouvrit de profonds clivages idéologiques. Loin de conduire à une lecture pacifiée de cette période, ce processus de désarmement de la mémoire contribua à la balkaniser un peu plus.
jeudi 11 février 2010
Le piège abscons
- je vais prendre le train un jour de grève pour aller à un rendez-vous important
- j'ai acheté un billet non remboursable
- sur le quai, je me demande si je ne vais pas reporter mon trajet ou m'arrêter en route ou attendre ou m'énerver...
- cela fait trop de temps que j'attends pour rentrer chez moi
- mais je reste sur le quai une bonne partie de la journée avant de peut-être prendre un train bondé qui me fera rater mon rendez-vous ou de rentrer finalement chez moi...

- La réussite est a priori incertaine.
- La force s'engage dans une action qui coûte des hommes, du temps, de l'argent et des moyens pour atteindre l'EFR.
- L'état final recherché (EFR) évolue au gré des évènements sans être explicitement fixé.
- La force pense qu'elle doit rester cohérente dans son action, que le but approche et qu'un dernier effort apportera la victoire.
- L'opération ne s'arrêtera pas tant que l'EFR n'est pas atteint...
- évaluer les chances de succès de l'opération a priori et évaluer en permanence les critères de succès (assessment)
- quantifier avant l'action le "point d'arrêt" (la limite acceptable) en matière de moyens : temps, hommes, pertes, coûts, etc.
- l'état final recherché (réél) doit toujours être parfaitement clair pour les décideurs politiques et militaires
- ne pas attendre une victoire, juste après un ultime effort car la friction (bonne ou mauvaise) se rappelle toujours au bon souvenir de tous
- l'EFR doit réellement et raisonnablement pouvoir être atteint par l'intermédiaire de points décisifs (ops design) qui concrétisent la manoeuvre contre-aléatoire (cf. général Beaufre)







