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vendredi 2 juillet 2010

L'interarmes et l'interarmées, une vision du 17ème siècle

La Fontaine nous offre une bonne leçon d'interarmes et d'interarmées (ajoutons un dauphin et un aigle) dans Le Lion s’en allant en guerre. Il faut de tout pour faire la guerre, en combinant les effets.
Le lion dans sa tête avait une entreprise.
Il tint conseil de guerre, envoya ses Prévots,
Fit avertir les animaux :
Tous furent du dessein, chacun selon sa guise.
L’Eléphant devait sur son dos
Porter l’attirail nécessaire
Et combattre à son ordinaire,
L’Ours s’apprêter pour les assauts ;
Le Renard ménager de sécrètes pratiques,
Et le Singe amuser l’ennemi par ses tours.
Renvoyez, dit quelqu’un, les Anes qui sont lourds,
Et les Lièvres sujets à des terreurs paniques.
— Point du tout, dit le Roi, je les veux employer.
Notre troupe sans eux ne serait pas complète.
L’Âne effraiera les gens, nous servant de trompette,
Et le Lièvre pourra nous servir de courrier.
Le monarque prudent et sage
De ses moindres sujets sait tirer quelque usage,
Et connaît les divers talents :
Il n’est rien d’inutile aux personnes de sens.

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