Pages

mardi 27 juillet 2010

Les passagers clandestins et la défense européenne

Un passager clandestin qui veut juste voyager gratuitement n’est pas un problème insurmontable dans un transport par bateau. Sa présence marginale ne remet pas en cause l’économie générale, son poids (dans tous les sens du terme) est pris en compte par la collectivité. Lorsqu’il y a de plus en plus de passagers clandestins, la situation devient de plus en plus difficile car la collectivité qui paie ne peut plus supporter les présences marginales sans diminuer son niveau de vie significativement (vivres, confort, etc.). Au-delà d’un certains stade, les non clandestins ne peuvent soutenir l’ensemble des clandestins : soit ils s’en débarrassent, soit ils décident de ne plus payer les prestations du tout.
Dans ces deux cas, tout le monde perd car soit le cout total du voyage n’est pas pris en charge et la compagnie maritime fait faillite. Il est alors tentant pour cette compagnie de ne plus organiser de voyage.
Un dernier point : qui a dit que l’Europe de la défense était équivalente à une compagnie de voyage maritime qui transporte les Etats membres de l’Union européenne ? A force de ne plus payer pour sa défense, la neutralité stratégique européenne est au bout du chemin… Plutôt dangereux à long terme !

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

2 commentaires:

  1. Au détail près que les passagers clandestins n'ont pas forcément conscience qu'ils sont des passagers clandestins. Ils ont eu autre culture stratégique (si l'on peut dire ça).

    RépondreSupprimer
  2. Je pense qu'ils (les "clandestins") sont bien conscients de faire peser leur défense sur d'autres. Ils ont maintenant, pour la plupart, la culture stratégique de l'OTAN.

    RépondreSupprimer