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samedi 1 mai 2010

Le paradoxe des zones exemptes d'armes nucléaires

Des zones exemptes d'armes nucléaires (Amérique latine et Caraïbes, Pacifique Sud, Asie du Sud-Est, Afrique et Asie centrale) ont été instaurées dans plusieurs régions du monde au fil du temps. Selon un discours de Ban Ki Moon à la 2e conférence des Etats parties et signataires des traités qui établissent les zones exemptes d'armes nucléaires, « les zones exemptes d'armes nucléaires ont permis de prévenir la prolifération nucléaire. Elles ont un puissant exemple ce qu'on peut atteindre avec de la volonté politique ». Ces zones « ajoutent du poids aux arguments des gouvernements et des populations à travers le monde qui rejettent fermement ces armes », selon le secrétaire général des Nations unies.
En regardant la carte, je trouve objectivement que la grande majorité des pays appartenant à des zones exemptes d'armes nucléaires (ZEAN) ne sont pas des havres de paix qui n'ont pas connu de conflits armés (internationaux ou non), depuis les signatures de ces traités. Il manque le Moyen-Orient dans les zones crisogènes "non nucléarisés". Entre le programme nucléaire iranien et les armes israéliennes, la résolution de 1995 n'est pas bien partie... Ainsi, si les ZEAN permettent d'éviter la prolifération mais pas la guerre, force est de constater que l'arme nucléaire permet de sanctuariser son territoire et d'éviter la guerre chez soi... Encore un paradoxe !

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