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vendredi 5 mars 2010

Elections togolaises : "pacifiques et crédibles" selon l'ONU

Environ 3,2 millions de Togolais ont été appelés aux urnes, le 4 mars 2010, pour l'élection présidentielle. Cette élection, simultanée à l'élection iraqienne, est largement passée inaperçue.
L'opposition, réunie autour de Jean-Pierre Fabre, soutenue par le Franco-Togolais Kofi Yamgnane (ancien secrétaire d'Etat de François Mitterrand), clame avoir pris la tête du scrutin. Pourtant, les résultats ne devraient être connus que dans 8 jours. Le président Faure Gnassingbé, fils de l'ancien président Gnassingbé Eyadema, parlerait de "désinformation". En 2005, son élection avait donné lieu à des débordements de violence post-électoraux et des fraudes électorales furent constatées. Je me souviens d'un militaire échangeant des urnes devant des caméras de télévision, sans que cela ne semble choquer personne. Entre nous, le Togo n'est pas le seul pays avec des fraudes (cf. la fraude à la chaussette), mais bon... La semaine prochaine sera clé pour ce pays et sa situation à court et moyen terme. A suivre...
Wiki
Je vous propose de lire le communiqué de l'ONU, très neutre (comme toujours ?).
Alors que les élections présidentielles se sont déroulées jeudi au Togo, le Programme des Nations Unies pour le développement a contribué au déroulement d';un scrutin pacifique et crédible.
Le Secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait exhorté mardi « tous les segments de la société à éviter tout acte susceptible d';exacerber les tensions avant, pendant ou après le scrutin ». Cette élection, « représente une occasion importante pour le pays de continuer à renforcer ses institutions démocratiques, et à promouvoir la cohésion nationale, la stabilité et le développement durable », a-t-il ajouté.
Le PNUD a mis en place en amont un projet d'appui institutionnel qui a notamment permis à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de définir et mettre en œuvre le calendrier des opérations électorales. Le projet a également contribué à mettre à jour le fichier électoral et permis à 11% d';électeurs supplémentaires de s'inscrire sur les listes, augmentant le nombre d'électeurs à 3,2 millions. De plus, 36.250 techniciens, agents recenseurs et encadreurs ont été recrutés, formés et déployés dans 3.571 centres de révision électorale.
Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a déployé 240 observateurs électoraux à Lomé et à travers le pays, notamment dans les villes et villages ayant connu des violences politiques dans le passé. La CENI a accrédité environ 9.000 observateurs nationaux, dont 3.300 par le biais de 10 organisations de la société civile, soutenues par le PNUD.
Selon la presse, 80 observateurs électoraux de l'Union Européenne (UE) surveillaient également le scrutin et 146 militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont été déployés dans le pays.
En 2005, lors du dernier scrutin présidentiel, des violences post électorales avaient provoqué la fuite de 45.000 personnes dans les pays voisins, selon le Haut commissariat pour les refugiés (HCR) et fait entre 400 et 500 morts, selon un rapport du HCDH

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