Pages

mercredi 30 décembre 2009

Equilibre entre liberté et sécurité ?

L'attentat raté d'Omar Farouq Abdoulmoutallab, un Nigérian de 23 ans qui a tenté de se faire exploser à bord du vol 253 de Northwest Airlines, le jour de Noël, entre Amsterdam et Détroit, pose la question générale de l'efficacité des services de renseignement. Il est possible de résumer une bonne partie de la problématique actuelle, dans les pays démocratiques, par la question suivante : quel doit être l'équilibre entre liberté et sécurité ?
Un point de vue nous est donné par M. Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme, élu le 5 octobre 2005 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
L’on n’observe guère d’empressement à retenir les leçons de la dégradation des droits de l’homme qui a suivi la « guerre contre la terreur » conduite par les Etats-Unis au lendemain de septembre 2001. Alors que s’accumulent les révélations de plus en plus choquantes et détaillées sur la torture systématique, les détentions secrètes et d’autres violations graves des droits de l’homme, les instances politiques semblent réticentes à tirer les conclusions qui s’imposent. Il est urgent d’améliorer le contrôle démocratique des services de renseignement et de sécurité et de réglementer la coopération internationale entre ces services.
Lire la suite sur www.coe.int
Autres billets sur le renseignement : sur Pour convaincre et dans Blogosphère de défense et de sécurité

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mardi 29 décembre 2009

Une évolution de l'Europe de la sécurité

Dans un précédent billet, j'abordais la thématique du programme de Stockholm. J'ai trouvé un complément intéressant sur le site de l'Assemblée nationale : l'audition de M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, chargé de la justice, de la liberté et de la sécurité, sur le programme de Stockholm. A découvrir.
US. Gov
Un extrait :
M. Jacques Barrot. Je vous remercie, monsieur le président, de cette invitation qui me permet de revenir avec un très grand plaisir dans cette maison.
Je ferai, tout d’abord, remarquer qu’il est assez paradoxal que ce soit le commissaire en charge de la justice, de la liberté et de la sécurité que je suis, et qui termine sa mission fin janvier, qui ait dû préparer le programme pluriannuel 2010-2014.
La nouvelle Commission ne devant être installée qu’au 1er février et les commissaires devant passer un examen – un « audit » – devant le Parlement, les auditions auront lieu en janvier. Mon portefeuille ayant été divisé en deux – Justice et droits fondamentaux, d’un côté, Affaires intérieures et migrations, de l’autre – je vais être remplacé par deux femmes : les commissaires luxembourgeoise et suédoise.
Les travaux de préparation du programme 2010-2014 ont été intéressants, car nous avions en perspective l’adoption du traité de Lisbonne, qui bouleverse de nombreuses donnes. Dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité, par exemple, les conseils des ministres tant de l’intérieur que de la justice statuent désormais à la majorité qualifiée et non plus à l’unanimité, et le Parlement européen devient législateur de droit commun. La coopération policière et judiciaire, si laborieuse jusqu’à présent, en sera accélérée.
Des réunions interparlementaires ont eu lieu à l’occasion de la préparation du programme de Stockholm et le texte a été discuté avec les parlements nationaux.
La présidence suédoise a conservé l’essentiel du programme. Le projet initial de la Commission, qui vous a été distribué, a été un peu épaissi parce que les experts des États membres ont effectué de nombreux ajouts, mais les ambitions ont été, pour l’essentiel, préservées.
Le Conseil européen a adopté le programme de Stockholm jeudi dernier.
Son ambition première est de faire de la citoyenneté européenne une réalité concrète. Tout part de là.
Premier objectif : une Europe des droits.
Bien que les travaux soient laborieux, nous nous acheminons, en matière de protection des données personnelles, vers un texte assez ambitieux qui devrait servir de modèle dans le monde.
La protection consulaire sera renforcée : elle sera accordée à tous les citoyens, quel que soit l’État membre dont ils relèvent, qu’il existe ou non une protection consulaire dans le pays où ils se trouvent.
Afin de favoriser une meilleure participation aux élections en Europe, le programme de Stockholm fixe l’objectif d’une date d’élection unique pour le Parlement européen. J’ai personnellement proposé la date du 9 mai.
L’importance d’assurer le plein exercice de la liberté de circulation des personnes est réaffirmée. Des débats assez vifs ont eu lieu au Conseil concernant les risques d’abus du droit à la liberté de circulation. Nous sommes néanmoins parvenus à préserver celle-ci en montrant comment les abus pouvaient être combattus.
Deuxième objectif : une Europe de la justice.
Pour que les justiciables européens puissent faire valoir leurs droits partout en Europe, il faudrait une convergence des systèmes judiciaires. Celle-ci n’est pas facile à réaliser parce que les chancelleries et les ministres de la justice sont souvent les gardiens de la souveraineté des Etats et invoquent quelquefois la subsidiarité. Mais nous avons enregistré des progrès.
En matière pénale, des garanties minimales de procédure sont assurées à tout ressortissant de l’Union européenne, quel que soit l’État membre où il se trouve.
Le rapprochement du droit matériel est plus difficile. Le programme de Stockholm ouvre cependant des perspectives en matière de recueil de la preuve, de protection des témoins et des victimes.
Nous nous sommes également heurtés à certaines résistances. Nous souhaitions que les déchéances de droits, telles que l’interdiction de travailler avec des enfants – pour un pédophile, par exemple – ou d’exercer certaines professions après une condamnation, soient admises dans tous les États membres. Ces derniers ne sont pas allés jusque-là, ce qui est regrettable.
La reconnaissance mutuelle des incriminations est très importante. La contrefaçon par exemple est définie de manière très différente d’un État membre à l’autre, ce qui permet aux « contrefacteurs » de passer entre les mailles du filet. De même, la reconnaissance mutuelle des sanctions en matière de sécurité routière permettrait de renforcer celle-ci.
L’harmonisation du droit pénal demandera du temps. Le programme de Stockholm a néanmoins ouvert, pour la première fois, la porte à des travaux préliminaires en matière de conditions de détention et d’alternatives à la prison. C’est très important car la plupart des prisons d’Europe sont surpeuplées et sont devenues, pour beaucoup d’entre elles, des écoles du crime. La prévention commence par là, sans parler du devoir d’humanité.
En matière civile, il est prévu une disparition progressive de l’exequatur et l’accent est mis sur les questions d’exécution des jugements. Le programme de Stockholm mentionne la séparation et le divorce comme des domaines dans lesquels l’harmonisation des règles de conflits de loi doit progresser, au même titre que le droit des sociétés, des contrats d’assurance et des sûretés.
L’idée d’un vingt-huitième régime en matière de droit des contrats, qui figurait dans la contribution de la Commission, a été abandonnée. De même qu’existe un statut de société européenne, nous aurions souhaité définir un contrat qui puisse servir de référence et être utilisé dans des transactions binationales.
En matière d’état civil, le programme de Stockholm prévoit une obtention beaucoup plus facile des actes d’état civil. La question de la facilitation de la reconnaissance des actes authentiques y est reprise, ainsi que la perspective d’un acte authentique européen.
Troisième objectif : une Europe de la sécurité.
Le programme de Stockholm s’appuie, en ce domaine, sur le concept nouveau de stratégie de sécurité intérieure décloisonnée, laquelle s’articulera sur la coopération policière, la coopération judiciaire pénale et la surveillance des frontières.
Le programme de Stockholm prévoit une architecture européenne des systèmes d’échange d’informations, bâtie autour d’EUROPOL (Office européen de police) qui monte en puissance, afin d’améliorer la circulation des renseignements entre les polices européennes.
Il met l’accent sur la lutte contre les formes les plus graves de criminalité organisée, particulièrement la traite des êtres humains, la pédopornographie, la cybercriminalité, la drogue et le terrorisme. M. Brice Hortefeux réclame une stratégie européenne antidrogue. Il a raison, car les trafiquants s’en donnent à cœur joie depuis la suppression des frontières. La lutte contre la traite des êtres humains exigera aussi une coordination très étroite.
Quatrième objectif : le contrôle de l’accès au territoire.
Les moyens de L'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne (FRONTEX) seront renforcés. Cette agence, chargée de coordonner l’action des États membres pour surveiller les frontières externes, se verra, peu à peu, confier – ce qui a d’ailleurs déjà commencé – l’organisation de vols pour le retour de migrants irréguliers.
Le Système européen de surveillance des frontières (EUROSUR), permet de contrôler toutes les frontières maritimes. Un système d’enregistrement d’entrée et de sortie est en cours de mise au point. Il ne suffira pas car la migration irrégulière est, très souvent, le fait de gens qui prolongent leur séjour en Europe au-delà de la durée prévue par le visa dont ils ont bénéficié.
Nous avons avancé l’idée d’un visa pour l’espace Schengen, qui sera étudiée dans le cadre du programme de Stockholm. Nous souhaiterions que le système de visa soit fondé non plus sur l’origine géographique, mais sur la personne.
Cinquième objectif : la recherche d’une approche globale en matière d’asile et d’immigration.
La poursuite de la lutte contre l’immigration clandestine reste un message central. FRONTEX a un grand rôle à jouer en ce domaine mais nous ne parviendrons pas à maîtriser l’immigration irrégulière sans une négociation très poussée avec les pays d’origine.
Il faudra, dans le même temps, organiser l’immigration légale et la politique d’intégration. L’idée d’un code de l’immigration, largement inspirée par les expériences françaises, et celle d’une plateforme européenne de dialogue, destinée à faciliter la gestion de la migration légale, ont été abandonnées.
En matière d’asile, le Conseil européen s’est engagé à ce qu’un système européen d’asile soit mis en place en 2012. Le bureau d’appui qui sera créé d’ici à la fin de l’année sera chargé de travailler à la convergence des procédures d’examen des demandes d’asile.
Comme je l’ai déjà souligné, les aspects extérieurs des politiques d’immigration et d’asile de l’Union européenne vont prendre de plus en plus d’importance. Si nous n’engageons pas des négociations avec les pays de transit et les pays d’origine et si nous ne lions pas le développement de ces derniers et les problèmes migratoires, nous allons connaître, après la crise économique et financière que nous avons traversée, une crise terrible due à des mouvements migratoires non maîtrisés. Selon des chiffres qui circulent en marge du sommet de Copenhague, le nombre de migrants climatiques, qui est déjà de 20 millions, passerait à 200 millions. Les situations tragiques que connaissent les États de la Corne de l’Afrique entraînent déjà l’arrivée en Europe de nombreux réfugiés parmi lesquels il est difficile de distinguer les demandeurs d’asile authentiques des migrants économiques. Le problème des flux mixtes n’est pas facile à gérer.
En fait, toutes les politiques de sécurité devront avoir leur prolongement à l’extérieur. Nous ne pourrons pas lutter contre les grands fléaux que j’ai évoqués, notamment la pédopornographie sur le Net, la traite des êtres humains et la prostitution, sans nouer des liens très étroits avec les autres pays, notamment avec nos voisins, comme la Russie.
J’indique, enfin, que le traité de Lisbonne intègre dans le corpus juridique de l’Union la Charte des droits fondamentaux et, surtout, prévoit l’adhésion de l’Union à la Convention européenne des droits de l’homme. Cela imposera de faire converger la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg (CJUE) avec celle de la Cour européenne des droits de l’homme, cette dernière devant, à mon sens, s’imposer à terme à celle de la CJUE. Le processus d’adhésion sera complexe mais il est pratiquement décidé par le Conseil européen.
europa.eu

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

L’internationalisation d’une guerre oubliée : le Yémen

Publié simultanément sur AGS.
*
La guerre oubliée du nord du Yémen fait toujours rage. L’opération « terre brûlée » a été déclenchée par le gouvernement yéménite, le 11 août 2009, contre les insurgés Houtis, des rebelles zaydites en lutte depuis 2004. Il y aurait d’ores et déjà plus de 175 000 réfugiés dans une guerre sans pitié : attaques d’hôpitaux et de villages, condamnation à mort de prisonniers, déplacement de populations, embuscades contre des officiers généraux yéménites, etc.
Cela ressemble déjà à un embryon de guerre régionale. Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, peut-être l’Iran, seraient de plus en plus militairement impliqués dans ce conflit. Les quelques lignes suivantes sont élaborées à partir de sources ouvertes occidentales, iraniennes ou arabes et ont pour seule portée de mettre en perspective ces informations parfois contradictoires sur l’internationalisation du conflit.
*
L’Arabie Saoudite
Après avoir contribué à un blocus naval yéménite pour surveiller les importations illicites d’armement, l’Arabie saoudite aurait d’abord créé une zone tampon à la frontière yéménite. Puis, début novembre 2009, les forces armées saoudiennes ont débuté leur opération militaire interarmées contre les rebelles Houthis, en représailles à l’attaque d’un poste frontalier. Déjà, depuis le 19 octobre, les rebelles accusaient les Saoudiens d’appuyer l’offensive de l’armée yéménite.
Depuis, les saoudiens ont mené de nombreuses opérations terrestres, maritimes et aériennes contre les rebelles. Des combats auraient lieu dans le port de Maydi, le long de la frontière saoudienne pour couper cet axe de ravitaillement logistique houthi. Des villages frontaliers auraient été bombardés et des combats terrestres auraient fait rage à plusieurs reprises dans la région des Monts Al-Dukhan, Al-Ramih et Al-Doud. Selon Amnesty international, des bombes au phosphore auraient été utilisées contre des combattants et des civils, sans que cette information ne soit confirmée.
*
Les Etats-Unis
Les Etats-Unis ont avancé vers un nouvel accord militaire avec le Yémen. Le 10 novembre 2009, une délégation militaire américaine interarmées, menée par le général de brigade Jeffrey Smith, a conclu des pourparlers avec leurs homologues yéménites, dont le major général Ahmed al-Ashwal. Après des discussions qualifiées de franches et constructives, un accord a été signé pour renforcer la lutte contre les menaces affectant la population yéménite. Sous couvert de lutte contre Al-Qaïda et la piraterie, les américains auraient donc intensifié leur coopération militaire avec le gouvernement du Yémen.
Des forces spéciales américaines auraient été envoyées au Yémen pour former des forces armées locales, incapables de défaire les Houthis et Al-Qaïda. En décembre 2009, les rebelles ont accusé les américains d’avoir mené des raids contre leurs positions, lors d’une trentaine de sorties. Les Etats-Unis ont démenti et ont admis fournir seulement une aide logistique et un appui renseignement dans la lutte contre Al-Qaïda. Rien d’illogique à cela car le président Obama avait prévenu, lors de son discours de West point du 1er décembre 2009 : « Là où Al-Qaïda et ses alliés tenteront d’établir une emprise, que ce soit en Somalie, au Yémen ou ailleurs, ils devront se heurter à une pression croissante et à de solides partenariats ». Cet appui sert, au moins indirectement, à appuyer l’armée yéménite contre son autre adversaire (non lié) : les Houthis.
*
L’Iran
L’Iran est toujours accusé de soutenir les Houthis, malgré les démentis réguliers de M. Mottaki, ministre iranien des affaires étrangères. Toutefois, le 10 novembre 2009, il a « conseillé fortement aux pays voisins et à ceux de la région de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures du Yémen et de chercher à restaurer la paix et la stabilité dans le pays ». La question de l’aide iranienne reste entière. Quelques informations accréditent cette thèse sans pour autant être réellement des preuves. Les zaydites sont chiites mais c’est un peu court comme explication. Depuis maintenant 4 mois de combats relativement intenses, les rebelles ne sont pas à court de munitions et de matériel. Il existe donc des flux logistiques clandestins. L’Iran a été pointé du doigt.
Le port de Maydi pourrait être un point d’entrée logistique rebelle dans un Yémen dont la plupart des frontières sont relativement poreuses. La marine iranienne a renforcé fin novembre sa flotte au large du Yémen avec la présence de commandos à bord pour, officiellement, lutter contre la piraterie. Le 22 novembre, des pêcheurs yéménites se seraient plaints d’être harcelés par des militaires iraniens déployés sur des cargos de ce pays. Les troupes yéménites auraient aussi capturé 26 somaliens qui combattaient avec les Houthis. Des soupçons sur l’existence de camps d’entraînement Houthis en Somalie existent. Un bateau de pêche, certes modeste, aurait été saisi fin novembre avec des armes iraniennes. Des rumeurs persistantes dans la presse du Moyen-Orient indiquent des relations entre le Hezbollah libanais, parrainé par l’Iran, et les rebelles Houtis. Si l’appui du gouvernement iranien est loin d’être prouvé et démenti par celui-ci, l’appui financier et logistique de personnes privées iranienne n’est également pas à exclure.
*
Quelques commentaires
Le Yémen est un pays tourmenté par la guerre et miné par la faiblesse de l’Etat, la pauvreté généralisée, la baisse de la production de pétrole, la baisse des réserves d’eau potable, la présence d’Al-Qaïda dans le sud, la rébellion zaydite dans le nord, le développement de la piraterie, le crime organisé et la délinquance. Cette situation fait penser à un mélange de la situation en Afghanistan au début des années 1990 et en Somalie actuellement, avec évidemment des paramètres purement locaux. Comparaison n’est pas raison mais cette situation pourrait rapidement devenir explosive sans aide internationale, notamment à l’Etat yéménite.
Ce pays pauvre conserve une place stratégique pour le commerce international et son instabilité s’avère difficilement tolérable dans la durée. Le Yémen, comme la Somalie, est en effet stratégique pour l’économie mondiale car ces deux pays permettent de contrôler le golfe d’Aden et indirectement le détroit de Bab el-Mandeb et la route de Suez par laquelle passent environ 1 500 à 2 000 navires par mois. De plus, l’exploitation du Yemen liquefied natural gasproject (source de richesse potentielle), dont Total est partie prenante, nécessite de la sécurité et de la stabilité.
Le risque de conflit entre l’Iran et les Etats-Unis est bien réel. Ils n’ont pas les moyens de le faire directement, mais un affrontement indirect reste envisageable. La situation au Yémen, la guerre du Liban de 2006, celle de Gaza en 2009, le conflit iraquien depuis 2003 posent la question de l’existence d’un conflit armé indirect entre l’Iran et les Etats-Unis, par l’intermédiaire d’organisations (Hezbollah, Hamas, Al-Houti, etc.) ou d’Etats alliés (Israël, Yémen, Egypte, Arabie Saoudite, etc.), liés ou non entre eux. Ce type de confrontation indirecte a été mis en œuvre durant la guerre froide entre américains et soviétiques, dans le tiers-monde (Viêt-Nam, Angola, Cuba, Afghanistan, Rhodésie, Nicaragua, etc.). Ce n’est donc pas une nouveauté mais un nouveau risque de dérapage entre les puissances américaines et iraniennes est réel.
L’Etat yéménite existe toujours et son armée également. Même s’il n’est pas parfait, il peut encore agir mais il a besoin de soutien extérieur. Il serait sans doute nécessaire de l’aider militairement et économiquement, indirectement et directement, tant qu’il est encore temps, pour éviter à ce pays de sombrer dans le chaos. Certains pays s’y attèlent déjà, de manière partiale. Cela n’avait pas été fait à temps en Afghanistan et en Somalie, au début des années 90, pour de « bonnes » et de « mauvaises » raisons. Une question subsiste : pourra-t-on éviter, à terme, une intervention internationale, pour rétablir l’ordre dans cette zone stratégique ?
*
Crédits photos : presstv.ir

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 28 décembre 2009

Une nouvelle menace globale ?

La marine américaine cherche actuellement à connaître les effets d'une "nouvelle menace globale" : le soleil. En effet, les effets des éruptions solaires peuvent endommager les communications par satellite, les systèmes de navigation, exposer les équipages d'aéronefs ou d'astronefs et faire chuter la production électrique au niveau régional. Le vent solaire est chargé de particules et des radiations sont émises en direction de la Terre. Je vous passe les détails que je ne maîtrise pas sur les interactions avec l’ionosphère.
La menace est bien réelle. Le 6 décembre 2006, le service GPS fut dégradé pendant 30 minutes en raison des fluctuations solaires. Le vent solaire est également "responsable" du black out électrique du 13 mars 1989 dans l'est de l'Amérique du nord (coût indirect 2 milliards de dollars).
La marine américaine cherche donc à développer un algorithme précis pour prévoir les vents solaires.
Quelques remarques :
  • plus les systèmes modernes intégreront de l'électronique, plus ils seront vulnérables aux perturbations électromagnétiques (qu'elles viennent ou non du soleil). Une nouvelle technologie créée des menaces inédites
  • les dégâts induits par l'activité solaire sont réels et peuvent avoir des conséquences directes en matière de défense et de sécurité
  • les algorithmes de prévision de vent solaire ne sont pas suffisamment performants et il faudra peut-être quelques décennies pour arriver une précision satisfaisante
  • les nations qui arriveront à prévoir le mieux possible les éruptions solaires auront un avantage stratégique pour protéger les systèmes amis et éventuellement profiter des "failles" de systèmes adverses (contre-renseignement spatial, guerre de la navigation, etc.)
Crédit photo : NASA

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

samedi 26 décembre 2009

Lire le Journal de Kaboul

Dans la série des carnets militaires, je souhaitais vivement conseiller la lecture de Journal de Kaboul, l'ouvrage du colonel Geoffroy de Larouzière-Montlosier. Vous y découvrirez le quotidien d'opérations militaires, avec simplicité et détails, loin de clichés véhiculés ici ou là. C'est également un autre regard que vous porterez sur l'Afghanistan.
Lire le commentaire détaillé de Pierre Bayle et celui du ministère français de la défense.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 25 décembre 2009

C'est noël !

Joyeux noël à tous (lecteurs, blogueurs ami et alliés, etc.) et notamment aux militaires français en opérations sur terre (en métropole, outre-mer en Afghanistan, au Liban, etc.), dans les airs ou en mer. Une pensée toute particulière à leurs familles et à leurs amis.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

jeudi 24 décembre 2009

La stratégie militaire soviétique

Je vous conseille la lecture d'un livre dont la rhétorique est inconnue des plus jeunes et qui est celle de l'Union soviétique. La Stratégie militaire soviétique du maréchal Sokolovski présente la doctrine nucléaire soviétique et l'art de la guerre soviétique, de la guerre civile aux années 60.
C'est instructif lorsque l'on arrive à dépasser les pollutions idéologiques de type "forces armées bourgeoises" et les quelques approximations de traduction en vocabulaire militaire. Un autre art de la guerre à découvrir.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mercredi 23 décembre 2009

Noël approche

Un petit billet pour annoncer que je vais faire une petite pause de noël pendant quelques jours, sans Internet. La mise en ligne planifiée va chauffer et la publication des commentaires sera un peu gelée mais c'est de saison.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mardi 22 décembre 2009

Le cygne noir de Taleb : comprendre le hasard et l'incertitude

Le hasard, concours de circonstances inattendu et inexplicable, est intimement lié à l’absence d’exhaustivité de l’information disponible. Le hasard recouvre des réalités très différentes. Selon la typologie de Benoit Mandelbrot, il est soit sage, soit sauvage. Avec le hasard sage, les petites incertitudes ont tendance à s’annuler et aucun évènement n’est décisif par rapport aux autres. Avec le hasard sauvage, un seul évènement, par essence peu prévisible, remet en question radicalement une situation stable. Ces notions sont intéressantes pour tous ceux qui s’intéressent à la stratégie (grande, économique, militaire, etc.). Les situations complexes sont soumises à ces deux hasards simultanément.
Ces quelques lignes sont pour vous conseiller la lecture de "Le cygne noir" de Nassim Nicholas Taleb. Je ne résiste pas à la retranscription de l’exemple de la dinde qui explique bien que le passé n’explique pas toujours l’avenir.
Prenez une dinde que l’on nourrit tous les jours. Chaque apport de nourriture va la renforcer dans sa croyance que la règle générale de la vie est d’être nourrie quotidiennement par de sympathiques membres de la race humaine « soucieux de ses intérêts », comme le disent les hommes politiques Le mercredi après-midi précédent Noël, quelque chose d’inattendu va arriver à la dinde, qui va l’amener à réviser ses croyances.
La confiance et le sentiment de sécurité de la dinde augmentaient en proportion du nombre de fois, de plus en plus important, où on la nourrissait alors que chaque instant la rapprochait de sa mort violente. C’est la limite des méthodes inductives.
Une dernière citation pour la route : Rater le train n’est pénible que lorsque l’on court après !
Présentation de l'éditeur :
Quel est le point commun entre l'invention de la roue, Pompéi, le krach boursier de 1987, Harry Potter et Internet? Pourquoi ne devrait-on jamais lire un journal ni courir pour attraper un train? Que peuvent nous apprendre les amants de Catherine de Russie sur les probabilités? Pourquoi les prévisionnistes sont-ils pratiquement tous des arnaqueurs? Ce livre révèle tout des Cygnes Noirs, ces événements aléatoires, hautement improbables, qui jalonnent notre vie: ils ont un impact énorme, sont presque impossibles à prévoir, et pourtant, a posteriori, nous essayons toujours de leur trouver une explication rationnelle. Dans cet ouvrage éclairant, plein d'esprit et d'impertinence, Taleb nous exhorte à ne pas tenir compte des propos de certains "experts", et nous montre comment cesser de tout prévoir ou comment tirer parti de l'incertitude.
  • Titre Le cygne noir: la puissance de l'imprévisible
  • Auteur Nassim Nicholas Taleb
  • Éditeur Belles Lettres, 2008
  • ISBN 2251443487, 9782251443485
  • Longueur 496 pages
Image Credit: Don Davis, NASA

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 21 décembre 2009

Fin de la mission Lang pour la Corée

L'assemblée nationale vient de mettre sur son site l'audition de M. Jack Lang s'agissant de sa mission de bons offices en Corée du nord. Il semble que ce soit beaucoup de bruit pour pas grand chose mais bon, laissons juger l'histoire....

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

dimanche 20 décembre 2009

La pensée préservée pour Noël

Noël approche et si vous êtes aussi prévoyants que moi, vous n'avez pas prévu tous vos cadeaux. Je vous conseille de regarder les ouvrages de la collection la pensée préservée de Lavauzelle. Ce sont des livres de qualité (certes parfois un peu cher) qui permettent de découvrir des ouvrages parfois oubliés.
La lecture de La force noire du général Mangin qui a bientôt un siècle. L'on découvre l'épopée des troupes coloniales noires, les réticences à l'emploi de troupes de couleur en Europe (inverse de la thèse de l'auteur) et les qualités de de ses soldats. Plus surprenant avec nos critères actuels, on y découvre la problématique démographique de la 3ème République d'avant la guerre de 14-18 qui cherche "désespérément" des soldats à mettre en ligne (troupes coloniales, rétablissement du droit du sol en France) contre des Allemands bien plus dynamiques de ce point de vue.
Un commentaire sur la Force noire

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

samedi 19 décembre 2009

Cachemire : la guerre froide se détend ?

L'armée indienne vient d'annoncer qu'elle retirait 30 000 soldats du Cachemire, soit l'équivalent de deux divisions d'infanterie chargées de missions de sécurité intérieure, par l'intermédiaire de son porte-parole, le colonel Om Sing. Il s'agirait du retrait le plus significatif depuis le conflit de kargil, appelé également guerre des glaciers. L'Inde et le Pakistan s'étaient affrontés dans les hauteurs himalayennes durant six semaines à la suite d'une attaque de jihadistes pakistanais soutenus par l'armée de ce pays. Ce conflit avait fait environ un millier de morts de part et d'autre. La partie sous administration indienne du Cachemire est depuis 20 ans le théâtre d'une rébellion jihadiste contre la "domination indienne", qui a fait plus de 47 000 morts. 120 000 militaires indiens seraient déployés dans cette région le long de la ligne de contrôle.
Quelques commentaires :
1/L'Inde a fait face à un ennemi régulier et irrégulier (hybride) soit séparément soit simultanément. Son retour d'expérience est peu connu. C'est dommage car ce type d'ennemi a tendance à se développer dans le monde actuel.
2/L'opération au Cachemire dure depuis plus de 20 ans et des pics de violence sont récurrents (temps long)
3/ La communauté internationale peine à trouver une solution qui convienne aux deux parties depuis 48. L'UNMOGIP a une mission d'observation sans réel impact sur le conflit.
4/ Contrairement à ce que nombre de pays occidentaux a fait comme choix de réduction des effectifs, des effectifs importants sont nécessaires pour mener des opérations dans la durée. L'Afghanistan nous le rappelle tous les jours
5/ La guerre de Kargil et par extension le conflit du Cachemire est un conflit limité conventionnel entre puissances nucléaires. Ce type de conflit avait été théorisé dans les années 1950-60. Je pense aux doctrines soviétiques (cf. Maréchal Sokholovski) ou américaines (Mc Namara).
6/ Le contrôle politique de la guerre préconisé par Clausewitz a été efficace pour éviter la montée aux extrêmes entre l'Inde et le Pakistan.
7/ Les risques de guerres interétatiques sont toujours réels dans le monde actuels, les risques de guerre nucléaire limitée (nous sommes passés près en 2002) et de guerre nucléaire totale sont tout aussi réels.
*
En définitive, il faut vaincre les illusions du présent.
Autres billets sur l'Inde et le Pakistan.
Crédits photos : mod.nic.in

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 18 décembre 2009

Exclusif le général Abrial sur EGéA et Alliance géostratégique

C'est une exclusivité obtenue par Olivier Kempf (EGéA). Vous pourrez retrouver cette très intéressante interview sur AGS ou EGEA. Lors d'un long entretien spécialisé, le général Stéphane Abrial donne son appréciation de situation après quelques mois à la tête d'ACT. Allez voir : http://www.alliancegeostrategique.org/2009/12/18/exclusif-entretien-avec-le-general-abrial-com-act/
Biographie du général Abrial en Français (avant SACT) et en anglais.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Actudéfense dans Blogosphère de défense et de sécurité

Le moteur de recherche Blogosphère de défense et de sécurité accueille un nouveau membre depuis quelques jours. Il s'agit d'Actudéfense, le blog animé par Romain Mielcarek. Ce blog présente nombre d'informations sur tout ce qui se rapporte à la défense. L'auteur présente simplement et clairement les questions de défense pour faire partager ces enjeux de manière pédagogique au plus grand nombre. A avoir dans son blogroll ou à consulter régulièrement.
Tout simplement bienvenue.
crédits : NASA

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

jeudi 17 décembre 2009

Recherche de défense au Conseil des ministres

Le ministre de la défense, M. Hervé Morin, a présenté une communication relative à la recherche de défense au service de l’innovation technologique, lors du Conseil des ministres du 16 décembre 2009.
C'est l'occasion de mettre en ligne le communiqué et quelques liens vers des dossiers très intéressant concernant la recherche :
Inscrite dans le cadre de la stratégie nationale de recherche et d’innovation, la recherche de défense s’appuie sur une vision prospective à trente ans des technologies clé et sur une programmation pluriannuelle des recherches sur douze ans. Elle représente environ 20 % de l’effort public de recherche et développement (R&D) avec 3,6 Md€ de dépenses en 2010, dont 1,64 Md€ au titre de la recherche et technologie (R&T).
Les deux tiers du budget de R&T sont destinés à la préparation des programmes d’armement. Ils participent au maintien et au développement des compétences industrielles nécessaires à la défense. Par leurs nombreuses retombées civiles, les innovations qui en résultent contribuent à la compétitivité des entreprises françaises.
La frontière entre technologies militaires et civiles s’estompant, le tiers du budget de R&T est consacré à la recherche duale, à travers des partenariats avec les grands opérateurs publics de recherche, des programmes conjoints avec l’Agence nationale de la recherche, des bourses de thèse et la participation aux pôles de compétitivité.
Un plan pour faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux contrats de R&T a été mis en place en 2008. Il a été complété en 2009 par un dispositif de financement des projets innovants des PME dans les domaines duaux. Très réactif, le régime d’appui aux PME pour l’innovation duale (RAPID) met en place le financement dans les quatre mois qui suivent le dépôt du dossier. Son succès (10 M€ en 2009 pour une vingtaine de projets) a conduit à tripler son budget pour 2010.
Afin de tirer parti des synergies avec les partenaires de la France, l’accent est mis sur la coopération européenne en R&T, notamment dans le cadre de l’agence européenne de défense.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mercredi 16 décembre 2009

Une intervention militaire américaine au Yémen ?

Selon des agences de presse iraniennes, le groupe Al-Houthi a annoncé dans un communiqué que les forces aériennes américaines auraient bombardé des positions de cette organisation, notamment de nuit. Ces opérations auraient débuté la semaine dernière. Ces frappes (une trentaine) auraient fait plus 120 morts et 50 blessés, selon les rebelles.
Par ailleurs, certains médias ont annoncé que les Etats-Unis avaient envoyé des forces spéciales au Yémen pour entraîner l'armée yéménite.
Les États-Unis ont démenti le 15 décembre avoir une implication militaire dans ce conflit, par l'intermédiaire de Philip J. Crowley. Le Yémen dément également.
Une question me vient à l'esprit. Comment, avec des moyens limités, les rebelles peuvent-ils savoir que les avions qui les bombardent sont américains ?
L'intervention des Etats-Unis n'est pas improbable au regard de l'échec relatif de l'opération "terre brûlée" (Yémen) et de l'opération saoudienne. La 107ème brigade d'infanterie yéménite serait encerclée depuis deux mois dans les régions de Al-Mahazer et de Al-Emar (province de Sa'ada). Pour l'instant, aucune information ne permet vraiment de conclure.
Le président Obama considère la situation au Yémen comme une de ses priorités car les risques de déstabilisation sont réels. S'il n'y a effectivement pas d'opérations militaires américaines directes au Yémen, cela risque de ne pas perdurer.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Baptême de la future promotion Maréchal Lyautey

Pour la deuxième année consécutive, une promotion du Collège interarmées de défense portera également un nom. La 16ème promotion avait reçu le nom de « Promotion Maréchal Foch ». La 17ème promotion (2009-2010) portera le nom de « Promotion Maréchal Lyautey ». Elle sera baptisée aux Invalides, lieu symbolique, le vendredi 18 décembre prochain. L'Église du Dôme, aux Invalides, abrite le tombeau de Napoléon mais aussi les sépultures de Jérôme et Joseph Bonaparte, de l'Aiglon et celles des maréchaux Foch et Lyautey.
Lire aussi une fiche sur les maréchaux de la Première guerre mondiale.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 14 décembre 2009

Guinée : vers le chaos

La Guinée s'enfonce toujours dans le chaos. Le président de la Communauté économique de développement des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), M. Mohamed Ibn Chambasa, a proposé le « déploiement préventif d'une force de protection des civils et d'assistance humanitaire », le 13 décembre, à Ouagadougou, lors de la neuvième session du Groupe international de contact pour la Guinée (GIC-G). La mission de cette force, composée de civils et de militaires, serait de contribuer à « l'instauration d'un climat de sécurité pour la population guinéenne ». De plus en plus de voix s'élèvent pour demander une intervention internationale : Pour une intervention internationale en Guinée, par Louise Arbour. La junte a refusé ce déploiement qu'elle dit considérer comme une déclaration de guerre, si des troupes sont déployées sans son accord.
La situation n'est plus tolérable très longtemps. Une intervention semble donc plus que jamais inéluctable. Mais, une intervention de qui ?

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

dimanche 13 décembre 2009

Cyber : le DHS recrute le haut niveau

Les Etats-Unis poursuivent le renforcement de leur cyberpuissance. Ils recrutent. Le Department of Homeland Security (DHS) va recruter 1 000 experts, durant les trois prochaines années, dans les domaines de :
  • la réaction à un cyber incident
  • la détection et évaluation des vulnéralbilités
  • la conception et architecture des réseaux
  • la connaissance des cyber risques et l'analyse stratégique
  • la recherche et le renseignement
Les postulants doivent être américains et pouvoir être habilité "top secret", pour mériter un salaire de 73 000 à 153 000 dollars (annuel, je suppose).
Ce billet n'est pas de la pub payée une fortune par le DHS (dommage) mais c'est bien pour illustrer, une fois de plus la montée en puissance des cybercapacités américaines, militaires et civiles...
Autres billets sur le Cyber
Crédits Photos : US Gov

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

samedi 12 décembre 2009

La diplomatie militaire chinoise

Le 19 novembre dernier, Huang Xueping, porte-parole du ministre de la défense chinois a donné les grandes caractéristiques de la coopération militaire de son pays. La Chine développe depuis quelques années une politique pragmatique et tous azimuts d'échanges et de coopération militaire.
Les quatre caractéristiques actuelles de cette diplomatie militaire sont :
  • une priorité sur les visites de haut niveau à l'étranger : Etats-Unis, Russie, Australie, France, Allemagne, Vietnam, etc. La visite au collège interarmées de défense de madame le vice-amiral XU Lili, vice présidente de l’Académie des Sciences militaires de l’Armée populaire de Libération de Chine, le 9 décembre dernier, l'illustre
  • l'implication croissante dans les exercices interarmées multinationaux (7 en 2009) dans les domaines de la sécurité, le maintien de la paix, l'aide médicale, l'escorte de convois, etc.
  • la promotion d'une image de l'armée populaire de Chine, s'appuyant sur le 60ème anniversaire de l'APL, qui cherche la paix et la stabilité, ouverture et coopération internationale
  • participation à de "nouvelles" opérations sécuritaires comme les opérations navales dans le golfe d'Aden
La Chine s'implique de plus en plus dans les affaires mondiales. Elle promeut la paix et la stabilité au plan politique et la coopération internationale. Elle renforce et modernise ses capacités militaires. Le message est clair. La Chine n'est pas agressive mais il faut désormais (de nouveau) systématiquement compter avec elle, pour les grandes affaires mondiales. Si l'on ajoute que la Chine sortira sans doute renforcée de la crise économique mondiale, les quelques prochaines années pourraient être celles de la prise de conscience du poids de cette superpuissance mondiale. Est-ce la fin de l'isolationnisme chinois ?

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 11 décembre 2009

Commandement espagnol de la FINUL

Sur fond de rumeur d'évacuation de la ville de Ghajar par Israël, contre la volonté de ses habitants, on apprend que le commandement de la FINUL changera bientôt. Le commandement passe de l'Italie à l'Espagne.
UN Photo/Evan Schneider
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé de nommer le général espagnol Alberto Asarta Cuevas comme chef de mission et commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Le général Asarta Cuevas, né en 1951, succédera au général italien Claudio Graziano, dont la mission arrive à terme le 28 janvier.
Le général Asarta Cuevas est actuellement conseiller du chef d';état-major de l';armée espagnole. Par le passé, il a eu plusieurs postes de commandement. Il a été commandant du secteur Est de la FINUL de décembre 2008 à avril 2009. En 2003, il a été commandant adjoint de la brigade espagnole déployée en Iraq. Il a servi au sein de la Force de stabilisation de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine (SFOR) en 1997 et en 2001-2002. Il a aussi été observateur militaire des Nations Unies au sein du groupe d'observateurs des Nations Unies en Amérique centrale (ONUCA) en 1991.
Ban Ki-moon a remercié le général Graziano pour son service à la tête de la FINUL au cours des trois dernières années.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger