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lundi 31 août 2009

Une insurrection oubliée en Papouasie indonésienne

Au moins 600 militaires indonésiens supplémentaires seraient en cours de déploiement dans la province papoue d'Indonésie, pour soutenir les policiers et les gardes privés chargés de protéger les installations minières de la firme américaine Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc. Cette dernière exploite la mine de Grasberg qui est une des plus grandes réserves mondiales de cuivre (40% des réserves de la firme pour environ 100 milliards d'euros) et la plus grande réserve d'or. Elle rapporterait annuellement 1 milliards de dollars à l'Etat indonésien, d'où son importance.
Freeport-McMoRan a récemment été la cible de nouvelle attaques de l'Armée de libération nationale de l'Organisation pour une Papouasie libre, commandée par le "général" Goliath Tabuni. Cette guérilla (terroriste pour l'Indonésie) mène une contre insurrection de faible intensité depuis presque un demi-siècle. Elle dispose de peu d'armes à feu ; certains "soldats" sont équipés seulement d'armes traditionnelles papoues ! En juillet, elle déploya son drapeau dans un de ses bastions à la frontière avec la Papouasie-Nouvelle Guinée.
Le mode d'action adopté est de lâcher des rafales sur les bus d'employés, lors d'embuscades. Ces attaques se sont multipliées les derniers semaines, sans diminuer la production minière. Le 12 août 2009, un convoi de 16 bus fut attaqué, protégé par 20 policiers, ce qui provoqua la mort de 2 hommes et 5 blessés.
Les militaires indonésiens déployés auraient principalement pour mission de protéger l'exploitation minière (lucrative) et de combattre les rebelles (plus risqué et moins lucratif). Il est difficile de croire que l'insurrection indépendantiste ait une chance d'arriver à ses fins par les armes. Néanmoins, peser sur les cours de l'or ou du cuivre est sans doute une stratégie plus payante même s'il n'ont certainement pas les moyens de la mettre en oeuvre efficacement à court terme.

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De nouveaux dossiers de la RAND Corp.

Aujourd'hui, quelques documents de la RAND qui me paraissent intéressant, à leur lecture ou de leur résumé.
  • Understanding Why Terrorist Operations Succeed or Fail - par Brian Jackson, David Frelinger. Ce document montre comment le succès ou l'échec d'un groupe terroriste peut compris en analysant l'adéquation ou l'inadéquation entre les caractéristiques clés des groupes, leurs plans et les mesures de sécurité qui s'opposent à eux.

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dimanche 30 août 2009

La vie du Diable noir

Je regardais une émission de France 5 sur le métissage en France, il y a quelques jours, et je me suis rappelé d'une émission sur la vie de Barack Obama. C'est le premier président noir des Etats-Unis. Enfin plutôt, le premier métis et c'est important d'être le premier. En fait, c'est tout simplement le 44ème président des Etats-Unis ; c'est déjà bien suffisant. Mais, je m'égare, comme lors d'une récente promenade, durant laquelle je me suis perdu près de la stèle du "Diable noir".
Le but de ce billet est de présenter le premier général de division français qui était aussi un métis (homme de couleur dans une biographie de 1822). Il s'agit d'Alexandre Dumas. De Thomas Alexandre Dumas ou Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie. Une vie à découvrir indubitablement, originale et surprenante, qui vous fera voyager entre Saint-Domingue, la Picardie, la Belgique, la Vendée, les Alpes, le Tyrol, l'Egypte ou l'Italie. Vous pourrez comparer une bio actuelle avec une bio du XIXème siècle, rédigée avant la célébrité de son fils, retranscrite ci-dessous.
DUMAS ALEXANDRE DAVY DE LA PAILLETERIE :
Homme de couleur général de division né à Jérémie Saint Domingue le 25 mars 1762, fils du marquis Alexandre Davy de la Pailleterie et d’une femme africaine.
Son père, riche colon de cette île, le fit élever avec soin ; mais entraîné par un penchant irrésistible vers le métier des armes le jeune Alexandre s’engagea à l’âge de 14 ans [plus probablement 24], dans le régiment des dragons de la Reine, et, sous le nom de Dumas mérita bientôt sur le champ de bataille, par des actes de la plus haute valeur tous les grades qu’il obtint.
Au camp de Maulde, en 1792, Dumas, brigadier de dragons, fut envoyé en reconnaissance, tomba dans une embuscade de chasseurs tyroliens, les intimida par son courage et ses menaces, ramena treize prisonniers au général Dumouriez, qui le nomma d’abord maréchal des logis, et quelques jours après lieutenant de hussards. Placé ensuite avec le titre de lieutenant colonel à la tête d’une légion franche de cavalerie américaine, composée d’hommes du Midi, il menait tous les jours ses jeunes guerriers au feu. Sans cesse employé aux avant postes, il se distingua particulièrement à Mouvian, près de Lille où à la tête d’une patrouille de 14 hommes, il fondit sur un poste de 40 soldats hollandais en tua 3 de sa main, fit 16 prisonniers et dispersa le reste.
Nommé général de brigade après cette action d’éclat le 30 juillet 1793, il fut chargé de la défense de Pont à Marque, et du maintien des communications de l’armée entre Douai et Lille. Il se signala encore pendant cette campagne, par de beaux faits d’armes, qui lui valurent le grade de général de division, au mois de septembre même année.
Dumas passa l’année suivante à l’armée des Alpes, et enleva, à la tête de sa colonne, les redoutes placées sur le mont Saint-bernard défendues, par les Piémontais. Le mont Cénis fut bientôt conquis avec la même valeur ; les ennemis y abandonnèrent aux vainqueurs leurs bagages, 38 pièces de canon et 1700 prisonniers.
En 1797, le général Dumas commanda une division de l'armée d'Italie sous les ordres du général Bonaparte. Employé au blocus de Mantoue, il fit 700 prisonniers sous cette ville, eut deux chevaux tués sous lui dans une sortie du général Wurmser, qu’il battit et força de rentrer en désordre dans la forteresse. Au combat de Tramin, la victoire étant un moment incertaine le général Dumas se précipita dans le village, enleva les canons, fit 6oo prisonniers, et décida le succès de la journée. Il passa ensuite avec sa division dans le Tyrol, sous les ordres du général Joubert. A l’affaire de Brixen, voyant l’ennemi prêt à s’emparer d’un pont qu’il était important de défendre, et la cavalerie française se trouvant plus éloignée que celle des Autrichiens, le général Dumas court à bride abattue arrive le premier sur le pont, s’y place en travers avec son cheval, barre ainsi le passage, soutient seul les efforts de la cavalerie ennemie, tue 3 hommes, en met plusieurs autres hors de combat, reçoit trois blessures graves mais donne aux siens le temps de le rejoindre sauve le pont et met l’ennemi en fuite.
C’est en rapprochant ce trait d’héroïsme moderne de l’action célèbre d’un Humain que le général Bonaparte, dit l’année suivante en présentant Dumas au directoire exécutif : « Citoyens directeurs, j ai l’honneur de vous présenter ici l’Horatius Coclès du Tyrol ». A l’attaque de la gorge d’Inspruck, Dumas, à la tête de sa division chargea une colonne ennemie, la battit complètement ; peu de fuyards s’échappèrent, le reste fut tué ou pris ainsi que l’artillerie et les bagages. Le général Joubert avait dit dans son rapport : « Le brave Dumas, la terreur de la cavalerie autrichienne, a eu son cheval tué sous lui ; il ne regrette qu’une paire de pistolets précieux que lui avait donnés le directoire ». Mais le lendemain de l’affaire, le général autrichien Kerpen renvoya ces pistolets avec une lettre où il assure son ennemi de son estime, et le félicite sur sa bravoure. Le général Dumas eut quelque temps après le commandement en chef de l’armée du Tyrol, et, après la paix de Campoformio, le gouvernement de la province du Trévisan.
Lors de l’expédition d’Egypte, il commanda la cavalerie de l’armée d’Orient. Quand l’insurrection du Caire éclata, le général Dupuy ayant été massacré par le peuple, Dumas très malade sort de son lit, monte à cheval et, à la tête de quelques braves réunis à la hâte, charge les Turcs, les disperse, et parvient à étouffer la révolte. Sa maladie continuant et le climat d’Egypte lui étant pernicieux, il obtint un congé pour revenir en France.
Il s’embarqua à Alexandrie mais son vaisseau, battu par la tempête, et faisant eau de toutes parts gagna avec peine le port de Tarente, où il espérait trouver des secours. Il n’y trouva que la captivité la plus dure. Retenu pendant vingt huit mois prisonnier de guerre avec ses compagnons d’infortune, les traitements qu’essuyèrent les malheureux Français naufragés dans le royaume de Naples, et chez un peuple qui se prétend civilisé, furent tels que la plume se refuse à les tracer comme l’esprit à y croire. Le général Dumas donna tout ce qu’il possédait et vendit ses propres effets pour soulager la misère de ses compagnons.
Enfin au commencement de la troisième année, il obtint son échange, et revint en France. Dumas avait été l’ami intime, l’ancien compagnon d’armes du général Kleber ; il avait, en Egypte, quelques altercations assez vives avec un général plus favorisé (Berthier) ; d’ailleurs, aussi mauvais courtisan que bon guerrier, il se montra peu à la cour nouvelle, où ses opinons politiques et jusqu’à la couleur de son teint étaient en défaveur ; le Coclés français frappé d’une disgrâce apparente aux Tuileries, et très réelle au ministère de la guerre, resta sans emploi, et fut bientôt entièrement oublié dans sa retraite. Il n’y reçut pas même la petite décoration de la légion d’honneur. Sa santé altérée par les fatigues de la guerre, les mauvais traitements d’une longue captivité et à ce qu’il crut lui même par le poison, qu’on lui avait donné dans le royaume de Naples, ne se rétablit jamais parfaitement.
Il mourut d’une maladie de langueur, après trois années de souffrances, à Villers-Cotterêts, le 26 février 1806, laissant une veuve estimable et deux enfants, dont un fils qui promet d'être un jour digne de son père [Alexandre Dumas]. Les services signalés du général Alexandre Dumas, et son sang prodigué en tant de combats pour sa patrie, n’ont valu à sa famille aucune marque de reconnaissance publique, ni emplois, ni secours, ni justice même, car cette famille n’a pu obtenir un arriéré encore dû à son chef ; celui-ci, généreux autant que brave, et plus avide de gloire que d’argent ne fit point la guerre pour s’enrichir par le pillage et, terrassant l’ennemi en armes, il n opprima jamais le citoyen sans défense. Aussi ne laissa t-il point de fortune et l’on voit encore aujourd’hui la veuve d’un général de division, réduite, pour subsister elle et les siens, aux faibles produits d’un des moindres bureaux de tabac d'une petite ville départementale.
Source : Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné historique et raisonné de tous les hommes qui depuis la révolution française ont acquis de la célébrité (1822)

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samedi 29 août 2009

Edward Moore Kennedy inhumé à Arlington

L'enterrement du sénateur Edward Moore Kennedy (Ted) est l'occasion de présenter succinctement une institution américaine, le cimetière militaire d'Arlington, où est enterrée une partie de sa famille.
Le cimetière national d'Arlington, situé en Virginie dans la banlieue de Washington, a été créé durant la guerre de secession. Il est situé sur l'ancienne propriété du Général Lee qui commanda les armées confédérées.
Environ 300 000 personnes reposent dans ce cimetière depuis le 13 mai 1864 (cimetière militaire le 15 juin 1864). Ce sont des vétérans de toutes les guerres depuis l'indépendance aux guerres d'Irak et d'Afghanistan.
Les critères pour pouvoir être inhumé à Arlington sont régis par le Code of Federal Regulation.
Pour simplifier, peuvent s'y faire enterrer :
  • tout militaire d'active
  • tout ancien combattant
  • tout ancien militaire décoré de l'une des plus hautes décorations militaires américaines (Medal of honor, Distinguished Service cross, Distinguished Service Medal, Silver Star, Purple Heart)
  • tout ancien membre des forces armées ayant servi au sein gouvernement fédéral des États-Unis, élu au Congrès ou membre de la Cour suprême
  • tout président ou ancien président des États-Unis
Certains civils, principalement des policiers ou des membres des services de renseignement, morts au service de l'État ou les épouses et enfants mineurs des ayant-droits, peuvent également y être enterrés.
La visite de ce site est émouvante mais pas triste et je conseille aux voyageurs de passage à Washington d'y faire un détour, comme 4 000 000 autres visiteurs annuels. Une belle institution à découvrir.
Voir aussi :

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vendredi 28 août 2009

Découvrir Guerres d'aujourd'hui

Je présente brièvement le blog Guerres d'aujourd'hui qui vient d'arriver dans mon blogroll (qui commence à être trop rempli). Il contient des billets relativement courts et de nombreuses photos sur des sujets principalement d'actualité militaire. Il est très régulièrement alimenté. A découvrir.
US DoD

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Pékin sous haute sécurité pendant plus d'un mois

Le 1er octobre, la République populaire de Chine fêtera les 60 ans de sa proclamation. Les préparatifs vont déjà bon train pour montrer la grandeur du pays à la population et au monde. Une immense manifestation, organisée par les autorités, aura lieu place Tian'anmen, le 1er octobre prochain, durant laquelle le président Hu Jintao devrait prononcer un discours important. Un défilé militaire suivra cette adresse. Ce défilé devrait mettre en avant les progrès réalisés dans le domaine de la défense depuis 60 ans et plus simplement montrer la force d'une Armée populaire de Chine en cours de modernisation.
Wiki
Un cortège de 200 000 personnes et de 60 "chars", sur le thème "mère patrie et moi, marchons ensemble" succédera aux militaires. La journée sera clôturée par des feux d'artifices et des réceptions à grande échelle et sera complétée par des expositions.
La Chine prépare une fête nationale somptueuse en 2009, durant laquelle elle montrera sa puissance. Le corollaire est l'augmentation du risque sécuritaire, qu'il soir terroriste ou "contestataire". En Chine, comme dans de nombreux pays, on ne badine pas avec cela mais l'échelle est plus grande. Le niveau de sécurité a donc été augmenté le 22 août dernier.
Des milliers de policiers (7 000 quotidiennement) ont déjà été déployés pour effectuer des contrôles . Des centaines de checkpoints, créés pour les jeux olympiques, ont été réactivés pour contrôler les véhicules et les personnes qui entrent dans la ville. Des milliers de miliciens vont être déployés pour surveiller les infrastructures essentielles comme des ponts, des autoroutes, des chemins de fer, des viaducs, etc. Les taxis ont été "recrutés" et doivent rendre compte à la police de toute personne suspecte transportée. Des consignes de sécurité ont été données dans les stations services.
La sécurité a été renforcée dans le métro et place Tien'anmen et le bureau de l'administration radio de Pékin dépiste les émetteurs dans des secteurs clés. Finalement, 800 000 volontaires seront mobilisés pour surveiller les personnes suspectes au plan local (principalement les personnes n'appartenant pas à leur communauté). Il est fort probable aussi que le net soit surveillé.
Quotidien du peuple
En définitive, la Chine craint une "attaque" venant principalement de l'intérieur (Ouïgours,Tibétains, jacqueries, dissidents en tous genres). Rien ne semble avoir été laissé au hasard pour mettre en place un système de sécurité complet et de surveillance de la population efficace. Cette commémoration a un but médiatique et tout ce qui entravera le bon déroulement médiatique de cette manifestation pourrait être considéré comme une agression. Une inconnue, la grippe H1N1 va t-elle s'inviter à cette grande fête de cette grande nation ? A suivre...
Quotidien du peuple

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jeudi 27 août 2009

La Russie intéressée par des BPC de classe Mistral

La Russie souhaiterait, selon Novosti, parvenir à un accord sur l'achat d'un bâtiment de projection et de commandement (BPC) français de classe Mistral, avant fin 2009. Il s'agirait ensuite de construire conjointement trois ou quatre navires, selon le général Nikolaï Makarov, chef d'état-major général russe. Une telle acquisition pourrait intervenir entre 2015 et 2020.
Ce type de navire peut remplir des missions de porte-hélicoptères mais également de projection de troupes amphibies et de poste de commandement interarmées. Cette annonce confirme l'intérêt des forces russes, déjà évoqué dans la presse depuis plusieurs mois, pour le BPC.
Wiki
L'acquisition de ce type de bâtiments pourrait indiquer que la Russie pourrait chercher à développer ses déploiements hors des eaux russes, en ayant une capacité de commandement et amphibie moderne. Le déploiement de la flotte russe en Méditerranée (exercice et coopération) et dans l'Océan indien (exercices, coopération et lutte contre la piraterie). Un nouveau tropisme russe vers la projection extérieure (apprentissage des langues chez les paras et forces russes au Venezuela) pourrait consacrer le retour de la Russie en tant que puissance mondiale.

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mercredi 26 août 2009

Blogosphère de défense et de sécurité : OPEX Tacaud

Blogosphère de défense et de sécurité accueille le blog d'Yves Cadiou, OPEX Tacaud. Il retrace la "première OPEX", menée par nos soldats sur le territoire tchadien, en appui du gouvernement face à des rebelles. Un site à découvrir, au-delà de l'intérêt historique, pour ne pas oublier les soldats français qui y ont combattu dont les 18 qui ont donné leur vie.
US State Dpt

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Un accord franco-israélien sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme a été présenté en Conseil des ministres

Lors du Conseil des ministres du 25 août 2009, le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’État d’Israël sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme a été présenté. Le texte n'a pas été mis en ligne ou je ne l'ai pas trouvé. Il sera peut-être disponible ultérieurement. Cela permettrait de découvrir le contenu.
Le site du gouvernement (http://www.gouvernement.fr) décrit cet accord ainsi :
La France a noué une coopération multiforme en matière de sécurité intérieure avec de nombreux pays. Elle s’efforce depuis quelques années d’harmoniser cette coopération et de renforcer sa base juridique en négociant des accords élaborés selon un modèle unifié dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale. C’est dans cette optique que s’inscrit l’accord franco-israélien sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme, signé le 23 juin 2008.
Cet accord avait été signé durant le voyage du président Sarkozy en Israël, du 22 au 24 juin 2008. J'en profite pour conseiller la lecture du discours du président devant la Knesset.

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mardi 25 août 2009

Yemen : un affrontement indirect entre les Etats-Unis et l'Iran ?

Une centaine de rebelles aurait été tué le 23 août 2009, lors de combats entre les forces gouvernementales (aériennes et terrestres) dans la province d'Amran (nord du Yémen) et les insurgés Houti (chiites Zaidites minoritaires dans le pays mais majoritaire dans le nord). Cette offensive était lancée depuis deux semaines. Selon les autorités de Sanaa, Mohsen Hadi al Qaoud et Saleh Jarman, deux chefs rebelles chiites, figurent parmi les pertes. Ces informations n’ont pas été confirmées par les rebelles et selon SABA, des responsables yéménites auraient nié avoir tué 100 rebelles.
Le Yémen, qui serait soutenu par les Etats-Unis, l’Egypte et l’Arabie-Saoudite, est confronté dans le Sud aux partisans d'Al Qaïda et à la remontée d'un sentiment sécessionniste, et dans le nord, une rébellion chiite. Le conflit au nord du pays aurait causé 2 000 morts et entre 35 000 et 150 000 déplacés, depuis un mois. Selon certains médias israéliens, la rébellion serait soutenue par l’Iran. Ce dernier a demandé une solution politique à ce conflit, par l'intermédiaire de M. Hassan Qashqavi, porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères.
L'Iran et les Etats-Unis n'ont pas les moyens de s'affronter directement, mais un affrontement indirect reste envisageable. La situation au Yemen, la guerre du Liban de 2006, celle de Gaza en 2009, le conflit iraquien depuis 2003 pose la question de l’existence d’un conflit armé indirect entre l’Iran et les Etats-Unis, par l’intermédiaire d’organisations (Hezbollah, Hamas, Al-Houti, etc.) ou d’Etats alliés (Israël, Yemen, Egypte, Arabie Saoudite, etc.), liés ou non entre eux. Dans cette hypothèse, ce conflit serait moins visible en raison de la guerre menée contre Al-Qaida, dans la même région, par les forces américaines ou ses services secrets.
Je n’ai évidemment pas de réponse mais ce type de conflit indirect a été mis en œuvre durant la guerre froide entre américains et soviétiques, dans le tiers-monde (Viet-Nam, Angola, Cuba, Afghanistan, Rhodésie, Nicaragua, etc.). Ce n'est donc pas une nouveauté. A suivre…
Photo : Press TV

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lundi 24 août 2009

Blogosphère de défense et de sécurité : Nihil novi sub sole

Le moteur de recherche Blogosphère de défense et de sécurité accueille Nihil novi sub sole de ZI. Blog généraliste appartenant à l'Alliance géostratégique, il nous offre très régulièrement des billets de grande qualité, parfois provocateurs, sur de nombreux sujets qui alimenteront votre réflexion. Bienvenue et, pour les autres blogs, n'oubliez pas de suivre.
Wiki

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Offensive iranienne contre le PJAK

Le 23 aout, l'Iran a annoncé avoir porté des coups mortels contre les groupes terroristes kurdes réfugiés dans le Kurdistan iranien (nord-ouest du pays), selon le Général de brigade Mohammad Pakpour. Les Pasdaran ont mené des opérations contre le Party of Free Life of Kurdistan (PJAK), une émanation du parti du travailleur du kurdistan (PKK). Le PJAK n'hésite pas à s'attaquer aux policiers iraniens dont certains ont été tués et à commettre des attentats.
Photo: KCK meeting in Qandil mountains (Welat.com)
Les Iraniens accusent les Etats-Unis et Israël de soutenir (équipement et financement) le PJAK qui opérerait à partir de l'Irak du nord, pour créer un État kurde indépendant. Ces accusations sont réccurentes. C'est un effet miroir du thème de la guerre contre le terrorisme...
Il faut reconnaître que l'Iran lutte contre les organisations qui gênent ses intérêts comme Jund Allah, le PJAK ou, dans une certaine mesure, Al-Qaïda. Le terrorisme est aussi un vrai problème sécuritaire pour cette puissance régionale.

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dimanche 23 août 2009

La guerre hors limites

Mes quelques commentaires sur la guerre hors limites sont terminés. Cet ouvrage représente un ouvrage stratégique de premier ordre dont on peut résumer le message dans "objectifs limités, moyens illimités". Vous pourrez le trouver dans les bonnes bibliothèques ou l'acheter dans les bonnes librairies.
Lire aussi :

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samedi 22 août 2009

La guerre hors limites : principes essentiels

Chapitre VIII
Les principes de la guerre hors limites sont exposés dans cet ultime chapitre. L'adoption de ces principes ne garantit pas la victoire mais ne pas les respecter conduirait à la défaite, selon Liang et Xiangsui. Ce sont sont omnidirectionalité, synchronie, objectifs limités, moyens illimités, déséquilibre, consommation minimale, coordination omnidimentionnelle, contrôle du processus entier.
L'omnidirectionnalité est le point de départ de l'idéologie de la guerre hors limites. Tous les facteurs doivent être étudiés avec la même importance et sans discrimination. Tous les espaces sont des champs de bataille : terre, air, mer, social, culturel, politique, technique, économique, etc. La guerre peut être militaire ou non militaire, violente ou non-violente, etc. Cet aspect dual doit toujours être pris en compte.
La synchronie consiste mener des actions dans la même période de temps dans des espaces différents. L'apparition de l'informatique permet d'agir simultanément dans des espaces différents et des domaines différents. Grâce une planification minutieuse et le partage de l'information, il est possible de mener simultanément des actions qui autrefois, devaient être menées successivement.
Les objectifs limités (se rapproche de la concentration des efforts) sont limités par les moyens. La guerre hors limites ne signifie pas sans limites. Il faut être capable de réaliser les objectifs que l'on se fixe. Tout objectif doit être pouvoir être atteint de manière raisonnable et les objectifs inaccessibles doivent être irrémédiablement écartés. Un objectif limité ne doit pas être élargi. C'est l'erreur de Mac Arthur durant la guerre de Corée selon les auteurs. Lorsque l'objectif dépasse les moyens, c'est la défaite qui devient alors inévitable.
Les moyens doivent être illimités pour remplir des objectifs limités. Cela signifie qu'il faut toujours chercher à élargir le type de moyens utilisés (et combinés) pour atteindre les objectifs mais cela ne signifie pas l'emploi immodéré de moyens, ni l'emploi de moyens absolus (armes nucléaires, génocides ?). Les moyens sont inséparables des objectifs : "recherche du limité au moyen de l'illimité".
Le déséquilibre (proche de l'asymétrie) consiste à "rechercher les points nodaux de l'action en suivant une direction opposée à la symétrie équilibrée". Il s'agit d'éviter le face-à-face brutal avec de grandes puissances militaires mais d'exploiter leurs points faibles. La guérilla, la guerre terroriste, la cyberguerre, la guerre sainte, la guerre prolongée illustrent cela. C'est, selon les auteurs, la seule règle qui encourage les hommes à enfreindre les principes pour les utiliser et soigner la maladie chronique de la pensée qu'est la routine.
La consommation minimale (se rapproche de l'économie des moyens) consiste à utiliser ses ressources guerrières à la limite inférieure suffisante pour atteindre son objectif. Ceci signifie que :
  • la rationalité (objectifs et utilisation raisonnables) et prime sur l'épargne (stocks)
  • le mode opérationnel détermine l'ampleur de la consommation
  • la multiplication les types de moyens diminue la consommation
La coordination multidimentionnelle vise à coordonner toutes les forces mobilisables dans les domaines militaires et non militaires (approche globale). Dans la guerre hors limites, ce n'est pas forcément la dimension militaire qui prime sur les autres. Les forces non militaires doivent être mobilisées.
L'ajustement et contrôle du processus a pour but, grâce au renseignement, d'adapter en permanence les actions et les décisions à la réalité. "Toute idée de vouloir faire entrer une guerre dans un cadre préétabli friserait l'absurdité ou la naïveté".
Ce chapitre est donc l'aboutissement de la démonstration que constitue le livre. Les principes sont en partie classiques. Ce qui peut paraître novateur ou original, c'est types de moyens illimités pour des objectifs limités. La défense militaire ne peut être dissociée de la défense non militaire et de la sécurité.
Prochain billet : synthèse des commentaires sur la Guerre hors limites
Précèdent billet : guerre hors limites chap 7
Crédits photos : gouvernement américain

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Découvrir Défense et environnement

Un blog à découvrir sur la défense et l'environnement. Il s'agit de Défense et environnement. Les billets sont originaux et allient des domaines qui ne le sont pas forcément au premier abord, à part dans des concepts comme la sécurité humaine. L'environnement est à la fois un enjeu sécuritaire et une arme potentiel. Le récent accident (attentat?) du barrage hydroélectrique de Saïano Chouchenskaïa nous le rappelle.
AP Photo
En définitive, ce blog est sérieux, varié et concret donc à lire avec intérêt.

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vendredi 21 août 2009

FRONTEX aux frontières de l'Europe

Les Etats-Unis cherchent à contrôler de très près leurs frontières : centres de renseignement,BEST, douanes, gardes - cotes, etc. L'Europe n'est pas en reste malgré des critiques récurrentes. FRONTEX est une des réponses communautaires des pays européens. Je reprends ci-dessous les éléments fournis par l'Union européenne.

Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (FRONTEX)

L'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne a été créée par le règlement (CE) n° 2007/2004 du Conseil (du 26 octobre 2004, JO L 349 du 25.11.2004).

FRONTEX coordonne la coopération opérationnelle entre les États membres en matière de gestion des frontières extérieures, assiste les États membres pour la formation des garde‑frontières nationaux, y compris dans l'établissement de normes communes de formation, effectue des analyses de risques, suit l'évolution de la recherche dans les domaines présentant de l'intérêt pour le contrôle et la surveillance des frontières extérieures, assiste les États membres dans les situations qui exigent une assistance technique et opérationnelle renforcée aux frontières extérieures et fournit aux États membres l'appui nécessaire pour organiser des opérations de retour conjointes.

FRONTEX travaille en liaison étroite avec d'autres partenaires de la Communauté et de l'UE chargés de la sécurité aux frontières extérieures, tels qu'EUROPOL, CEPOL et l'OLAF, de la coopération douanière et de la coopération en matière de contrôles phytosanitaires et vétérinaires, afin de promouvoir la cohérence générale.

FRONTEX renforce la sécurité aux frontières en assurant la coordination des actions des États membres dans le cadre de la mise en œuvre des mesures communautaires relatives à la gestion des frontières extérieures.

Pour découvrir plus avant les missions de FRONTEX, il est possible de visiter son site Internet (en anglais) : http://www.frontex.europa.eu/ .
Il me semble nécessaire d'aller au-delà des clichés positifs ou négatifs s'agissant des immigrés, pour mettre en place des flux migratoires sûrs et contrôlés (au moins globalement). Cela pourrait éviter des drames en Méditerranée.
Lire aussi :

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jeudi 20 août 2009

Sparte et la complexité des grecs

Cet été, j'ai tenté Sparte d'Edmond Levy. Ce livre est très intéressant même s'il s'avère complexe pour ceux, comme moi, qui ont oublié une partie de leurs classiques. Je le déconseille franchement à ceux qui n'ont aucune connaissance sur cette époque. Dans cet ouvrage, il décrit les relations politiques et sociales des spartiates entre eux et avec les autres peuples. Les guerres de Sparte sont aussi décrites avant quelques lignes sur la décadence.
Par ailleurs, Robert Kaplan dans "La Stratégie du guerrier : De l'éthique païenne dans l'art de gouverner" (2003) développe la thèse suivante : la complexité du monde actuel est équivalente à celle qu’ont connue les grecs ou les romains. En effet, à lire Edmond Levy, la ligue du Peloponnèse n'a rien à envier à l'OTAN, en terme de complexité.
Les solutions du passé pourraient donc aider à agir dans le monde actuel, d’où l’intérêt de lire des auteurs de l’Antiquité. A chacun de se faire une opinion en lisant Tite-Live, Homère ou Polybe.
4ème de couverture de Sparte :
De légende héroïque ou noire en travestissement idéologique, Sparte a souffert de ne devenir que difficilement objet d'histoire. Edmond Lévy offre aujourd'hui au lecteur français une belle synthèse de ce que la recherche la plus scrupuleuse sait sur l'Etat lacédémonien. Quelle forme de pouvoir s'exerçait ? Devant quel type de société sommes-nous ? Qu'en était-il vraiment de la mystérieuse kryptie (l'endurance spartiate) ? Sparte, cité de toutes les tensions, connaîtra une véritable stabilité mais ne réformera pas ses institutions. Prisonnier de son passé, l'empire lacédémonien aura été la première victime de son mythe.

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mercredi 19 août 2009

La guerre hors limites : toutes les méthodes ramenées à une seule, la combinaison hors limites

Chapitre VII
Les auteurs constatent que pour gagner dans un conflit, il faut faire le moins d'erreurs possible et que la recette pour la victoire n'existe pas.
La combinaison hors limites se compose de :
  • la combinaison supra-étatique : la guerre hors limites ne signifie pas aucune limite mais des limites dépassées. Le carcan que peut constituer l'Etat doit être dépassé pour combattre par l'intermédiaire d'organisation internationales : ONU, FMI, OMC, comité international olympique, etc.
  • la combinaison hors domaines. Il faut dépasser la pure action guerrière pour lutter dans d'autres domaines. Il s'agit de franchir les frontières idéologiques pour franchir les frontières de l'action. Il faut briser les barrières de nos modes de pensée. Tous les domaines sont bons : politique, religieux, culturel, diplomatique, éthique, etc.
  • la combinaison hors moyens : tous les moyens peuvent être employés en repoussant les limites de leurs capacités.
  • la combinaison hors degrés : il s'agit de combattre à tous les niveaux (stratégique, opératif, tactique), sans préjugés.
Ce chapitre est transitoire, il pose les bases des principes essentiels de la guerre hors limites qui seront abordés dans le chapitre suivant. Sous certains aspects, cela se rapproche des doctrines de guerre au sein des populations qui sont postérieures à cet ouvrage.

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mardi 18 août 2009

www.defense.gov

Un nouveau site pour le ministère américain de la défense. Le site http://www.defenselink.mil/est remplacé par http://www.defense.gov/ et devient un site d'information militaire (et plus le portail principal). Un .gov chasse un .mil, c'est-à-dire qu'une extension générique du gouvernement fédéral chasse l'extension militaire. Ce n'est ni grave, ni fondamental mais cela montre que le ministère de la défense sera un ministère comme un autre sur la toile...

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lundi 17 août 2009

Les Etats-Unis renforcent leur présence en Colombie

Les Etats-Unis vont s'implanter de plus en plus en Colombie. Rien d'étonnant si l'on considère la doctrine Monroe. Les troupes qui pourraient être déployées dans 7 bases seraient rattachées au Southern command américain. Les Etats-Unis pourraient être autorisés à mener des opérations antinarcotiques et antiterroristes, à partir de ce territoire stratégique lien entre l'Amérique du nord et du sud et entre la zone atlantique et pacifique. Ces bases remplaceraient la base de Manta en Equateur qu'ils ne pourront plus utiliser. Hugo Chavez a protesté contre une menace d'invasion du Venezuela (qui développe un partenariat stratégique avec la Russie et réarme) et d'autres chefs d'Etat sud-américains ont émis des critiques parfois véhémentes.
Les FARC sont-elles visées ? Sûrement mais les buts stratégiques doivent être bien plus larges. Cela représente un retour militaire américain en Amérique du sud, amorcé depuis quelques années, mais les temps ont changé depuis la fin de la guerre froide : émergence économique et politique du Brésil, fin ou affaiblissement de la plupart des guérillas marxistes, développement de la démocratie, etc. A suivre...
Lire les billets sur le Venezuela

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