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dimanche 31 mai 2009

Des AWACS pour l'Inde

L'Armée indienne de l'air s'est dotée de son premier avion d'alerte et de contrôle avancé (AWACS). Il a été développé par la Russie, Israël et l'Inde. Construit sur la base de l'Il-76, cet avion est doté de radars fabriqués en Israël.

Une cérémonie s'est déroulée à l'aéroport de Palam, situé aux environs de New Dehli, en présence de M. A.K.Antony, ministre indien de la Défense, du chef des forces aériennes indiennes, l'Air chief Marshal Fali Homi Major, de l'ambassadeur russe en Inde Viatcheslav Troubnikov, du chef de la mission diplomatique israélienne, M. Mark Soffer ainsi que de nombreux généraux et hauts fonctionnaires indiens.

Le chef des forces aériennes a annoncé que les deux avions restants entreront en service avant la fin 2009. L'escadron des AWACS indiens sera basé à Agra.

Instruments de puissance, ces nouveaux équipements permettront à l'Inde de rester parmi les plus puissantes aviations militaires au monde.

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samedi 30 mai 2009

Un tir imminent d'ICBM par la Corée du nord ?

Selon la radio coréenne KBS world, les responsables des services de renseignements sud-coréens et américains auraient relevé des indices indiquant que la Corée du Nord s’apprêtait à effectuer prochainement (en juin ?) un test de son "Taepodong 2" (ICBM), à partir du pas de tir Musudan-ri. Trois trains de marchandise auraient déjà transporté des morceaux du missile. Les autorités militaires sud-coréennes ont ordonné à toutes leurs forces armées de se tenir prêtes à faire face à d’éventuelles provocations de la Corée du nord, pendant le sommet spécial entre la Corée du Sud et l’ASEAN, le 1er juin 2009, à Jeju, une île à l’extrême sud de la Corée du Sud. 
Sur fond de tensions croissantes entre Pyongyang et la communauté internationale, ce tir d'ICBM pourrait menacer sérieusement la paix dans la région.

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L’hymne des Marines

Quand on a rien a dire, il reste les chants militaires...
Des murs de Montezuma
Aux rives de Tripoli
Nous nous battons pour notre pays
Dans les airs, sur terre ou sur mer
Les premiers à se battre pour le Droit et la Liberté
Et pour garder intact notre Honneur
Nous sommes fiers de prétendre au titre de
Marines des États-Unis
Notre drapeau déployé à tout vent
De l’aube jusqu’au couchant
Nous nous sommes battus partout, quel que soit le temps
Partout où nous pouvions amener un fusil
Dans la neige des lointaines terres du Nord
Et sous les paysages des Tropiques
Nous sommes toujours sur la brèche, nous
Les Marines des États-Unis
A ta santé et à celle du Corps
Que nous sommes fiers de servir
Au cours de plus d’un combat nous nous sommes battus pour notre vie
Et nous n’avons jamais perdu notre sang-froid
Si l’Armée et la Marine
Jettent un coup d’œil au Paradis
Ils verront que les rues y sont gardées
Par les Marines des États-Unis

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vendredi 29 mai 2009

La collecte de données biométriques dans les aéroports américains

L'US Department of Homeland Security (DHS) a débuté, le 29 mai 2009, la collecte de données biométriques et des empreintes digitales de citoyens non américains quittant les États-Unis. Ceci s'inscrit dans le cadre d'un programme d'expérimentation qui se déroule au Hartsfield-Jackson Atlanta International Airport et au Detroit Metropolitan Wayne County Airport. Depuis 2004, la biométrie aurait permis au DHS d'empêcher l'utilisation de documents frauduleux, de protéger les visiteurs de l'usurpation d'identité, d'arrêter des criminels et de détecter des milliers de violations des lois sur l'immigration vers les États-Unis.

Selon Mme Janet Napolitano, Secrétaire américaine à la sécurité intérieure, "la collecte de données biométriques permet de déterminer plus rapidement et plus précisément si les citoyens non américains ont quitté les États-Unis à l'heure ou s'ils sont restés illégalement dans le pays". Le but avancé est de renforcer la sécurité des Etats-Unis.

Les citoyens non américains qui quittent les États-Unis à partir des aéroports de Detroit et d'Atlanta doivent s'attendre à ce que leurs données biométriques soient collectées avant l'embarquement par l'US Customs and Border Protection (CBP) et l'US Transportation Security Administration (TSA). L'expérimetnation devrait se poursuivre jusqu'à début juillet 2009.

L'emploi des données biométriques pour renforcer la sécurité est concevable même s'il faut rester vigilant en terme de libertés publiques. La question du stockage des données biométriques reste entière tout comme le croisement des bases de données. Il est possible de tracer une personne à partir de son téléphone portable, de sa carte bancaire et maintenant des données biométriques. Nous rentrons dans un monde d'hypersurveillance. Que l'on pense que ce soit bien ou mal, il va falloir vivre avec...

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Corée du nord par Douglas H.Paal

A la suite de l'essai nucléaire du 25 mai dernier de la Corée du nord, les condamnations internationales s'enchaînent. La fondation Carnegie, par l'intermédiaire de Douglas H. Paal, son vice-président pour les études, apporte son point de vue sur cet essai qui constitue un sérieux test pour l'administration Obama.

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jeudi 28 mai 2009

Sécurité au Mexique et implications pour les Etats-Unis

Malgré les efforts des services de sécurité mexicains, soutenus par les pouvoirs publics, la situation sécuritaire se détériore, notamment à la frontière américaine. Les problèmes liés à la drogue, la traite des êtres humains, la corruption, la contrebande d'armes et la violence des gangs se sont répandus aux États-Unis, bien au-delà de la frontière. Pour ces raisons, les États-Unis ont un rôle important dans le succès ou l'échec du Mexique, en matière de sécurité. Les États-Unis ont décidé de soutenir fermement leur voisin du sud. La RAND revient sur ce sujet dans Security in Mexico, Implications for U.S. Policy Options.

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    Blogosphère francophone

    Je souhaitais à signaler l'ouverture d'un nouveau blog, celui de Georges Malbrunot, grand reporter du Figaro. Il s'appelle De Bagdad à Jérusalem, L'orient indiscret. C'est tout un programme et les premiers billets sur le Liban sont très prometteurs. Ce n'est pas une surprise de la part d'un grand connaisseur du Moyen-Orient. 

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    mercredi 27 mai 2009

    Terrorisme : most wanted terrorists

    Juste un lien vers une page du FBI. Elle représente les photos et les "faits d'armes" des terroristes que les américains jugent les plus dangereux. Vous pourrez voir les photos et consulter le montant des primes. C'est à voir même si l'efficacité est douteuse.
    Un exemple célèbre : Oussama Ben Laden

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    mardi 26 mai 2009

    Vers une nouvelle puissance militaire russe.

    Ce billet est publié simultanément sur http://www.alliancegeostrategique.org/

    La Russie passionne et effraie parfois en Occident. Les souvenirs de la guerre froide et plus largement de l’Union soviétique, marquent encore les esprits. Ce n’est pas toujours à juste titre. La puissance militaire russe est bien l’héritière principale de l’Armée rouge mais elle a déjà évolué notablement. Elle ne peut être totalement décrite en quelques lignes. Je propose donc seulement de mettre en relief certains points de la puissance militaire russe actuelle et future.

    *

    * *

    1. Une armée en cours de transformation

    L’armée russe évolue rapidement et le conflit avec la Géorgie d’août 2008 n’est pas totalement étranger à l’accélération actuelle. Comme nombre d’armées, elle resserre ses effectifs, se numérise, s’équipe, revoie ses doctrines et ses alliances.

    L’armée russe est en cours de transformation. Libérée au moins provisoirement du problème tchéchène, elle se transforme vite. Tout d’abord, les forces armées russes réduisent drastiquement leurs effectifs. Le but de la réforme est de disposer d'une force plus compacte, plus mobile, mieux équipée et plus apte aux opérations extérieures[1]. Les forces armées russes vont être réduites de 1,2 million d'hommes à 1 million, d'ici à 2012 (4,5 millions à l'époque soviétique). La Flotte russe du Pacifique compte réduire ses effectifs de 5.000 hommes dans les quatre prochaines années et le nombre d’unités navales devrait être divisé par 2. L’effectif des unités russes de missiles stratégiques sera réduit d'un tiers d'ici à 2016. A cela pourrait s’ajouter une réduction du nombre de missiles ou de charges nucléaires, dans le cadre des nouvelles négociations de désarmement nucléaire. Les moyens de guerre de l’information[2] seront développés sans qu’il soit possible de quantifier l’ensemble de ces évolutions.

    *

    La transformation concerne également la doctrine et les équipements. Selon le général Vladimir Popovkine, vice-ministre de la Défense en charge des armements, une étude approfondie sur le rôle des chars de combat doit être menée par des experts russes. Selon lui, l’époque des batailles de chars est révolue et le char est un engin de grandes dimensions qui représente une cible privilégiée pour les armes à haute précision. Des drones russes devraient être mis en service en 2010 et la Russie a signé avec Israël un contrat prévoyant la livraison d'un certain nombre de drones israéliens, à titre de dotation intérimaire. Le général Vladimir Popovkine a annoncé le 5 mars, l'intention de son pays de mettre en service opérationnel, en 2009, les missiles stratégiques Boulava et le sous-marin stratégique Iouri Dolgorouki. Il a déclaré que la Russie allait créer des armes antisatellites en réaction aux plans américains. Une renaissance d’une école doctrinale[3] russe forte et autonome, par rapport aux conceptions occidentales, semble en cours.

    *

    Plus généralement, la Russie cherche à réactiver l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). L’OTSC est composée de sept pays : la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan. Le système de sécurité de l'OTSC comprend actuellement trois groupes militaires régionaux russo-biélorusse (Europe de l'Est), russo-arménien (Caucase) et centrasiatique. L’activation de l’OSTC permet de créer une contrepartie défensive à l’OTAN, sans pour autant être un nouveau pacte de Varsovie.

    Le 3 février 2009, Moscou et Minsk ont signé un accord concernant la protection de leur espace aérien qui stipulait la création d'un système régional de défense aérienne. Ce réseau devrait comprendre 5 unités de l'armée de l'air russe, 10 unités d'artillerie sol-air, 5 unités de soutien et une unité de guerre électronique. Ce système de défense aérienne devrait s'intégrer dans celui de la CEI. Deux autres projets sont planifiés : défense aérienne du Caucase et défense aérienne de l’Asie centrale. Le Kazakhstan envisagerait d'équiper 10 bataillons avec des missiles de défense sol-air S-300 de fabrication russe. La création d’un système commun de défense aérien apparait comme une réponse concrète et symbolique au déploiement du système de défense antimissile occidental, notamment en Pologne et en République Tchèque, et au possible élargissement de l’OTAN à l’Ukraine et la Géorgie.

    Le 3 février dernier, les membres de l’OTSC, réunis à Moscou, ont autorisé la création « de forces armées collectives de réaction ». Selon M. Sergueï Prikhodko, conseiller présidentiel russe, elles doivent « renforcer l’importance de cette organisation en tant qu’agent de stabilisation dans l’ancien espace de l’Union soviétique». Cette force de déploiement rapide de l'OTSC sera formée pour faire face à une agression armée, pour lutter contre le crime organisé et le trafic de drogue, ainsi que pour gérer les conséquences des situations d'urgence. Son commandement unifié et ses troupes seraient déployés en Russie. Selon le président Dimitri Medvedev, son potentiel de combat sera au moins égal à celui des forces de l’OTAN. La Russie fournirait à la force de réaction rapide sa 98ème division aéroportée de la garde et sa 31ème brigade d’assaut aéroportée.

    La Russie confirme ainsi son retour parmi les puissances de premier rang mondial, à la tête de l’Organisation du traité de sécurité collective, une vieille alliance (1992) en cours de modernisation. En 2008, les commandes d'armements et de matériels des pays membres de l’OTSC en Russie ont triplé par rapport à 2007. Malgré tous les changements de l’armée russe, l’OTSC est loin de devenir un nouveau pacte de Varsovie.

    2. Une politique de défense à plus long terme

    L’Arctique constitue un nouveau champ d’action de l’armée russe. Traditionnellement et durant l’ensemble de la guerre froide, ce théâtre a été le lieu de joutes entre les marines et les aviations militaires occidentales et soviétique. Le changement climatique et l’ouverture du passage du Nord-Ouest offre de nouvelles possibilités à la Russie[4]. L'Arctique devient de plus en plus un enjeu pour les puissances frontalières et notamment, le Canada, la Russie et les États-Unis. La Russie devrait créer un groupement de troupes dans l'Arctique en vue de protéger ses intérêts économiques et politiques dans cette région, d'ici à 2020. Selon les forces armées russes, il n'est pas question de militariser l'Arctique. Les priorités de ce projet seraient d'installer un système actif de protection côtière et le maintien d'un groupement de forces conventionnelles nécessaires pour sécuriser cette zone ainsi que de lutter contre le trafic de stupéfiants, l'immigration illégale et le terrorisme.

    *

    La coopération militaire russe se développe dans de nombreuses directions pour trouver des débouchés à son industrie de l’armement florissante. En décembre 2008, l’annonce de la livraison de 10 Mig-29, gratuitement, au Liban a généré quelques réactions d’espoir ou d’inquiétude au Proche-Orient, selon les pays. Si la valeur de ces appareils face à l’IAF[5] est presque nulle, ils pourraient constituer l’embryon d’une future armée de l’Air libanaise, à l’horizon d’une génération de pilotes.

    La coopération militaire avec l’Amérique du Sud se développe également, notamment avec des pays se clamant anti-américains comme le Venezuela ou la Bolivie. Des coopérations militaires sont aussi lancées avec le Brésil et le Pérou, depuis 2008.

    Lors d’une visite officielle à Moscou, en février 2009, le président bolivien Evo Morales et le président Dmitri Medvedev ont décidé d’accroître leur coopération bilatérale. La Russie devrait livrer un important lot d’hélicoptères à la Bolivie et envisage d’autres livraisons d’armement, dans le cadre d’un accord intergouvernemental sur la coopération technique et militaire. Le 22 mai 2009, M. Hugo Alfredo Fernández Aráoz, vice-ministre bolivien des Affaires étrangères, a déclaré à Moscou que la Bolivie envisageait d'acheter prochainement des armes russes pour plusieurs milliards de dollars. Le Service fédéral russe pour le contrôle de stupéfiants et le département bolivien pour la protection sociale et les substances contrôlées ont conclu un accord de lutte conjointe contre le trafic de stupéfiants. Les réserves d’hydrocarbures boliviennes offrent de nouvelles opportunités politiques.

    Par ailleurs, les relations entre le Venezuela et la Russie sont de plus en plus étroites. Le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé ses services à l'aviation stratégique russe en mettant à disposition l'île de La Orchila, pour le stationnement provisoire de bombardiers stratégiques. La base aérienne en question fait partie d'une base navale locale et quelques travaux seraient nécessaires pour accueillir des bombardiers stratégiques à pleine charge. Déjà en 2008, deux bombardiers stratégiques Tupolev-160 avaient réalisé une mission de 8 jours au Venezuela[6]. Ceci pourrait constituer une « épine dans le pied » des États-Unis qui considèrent l’Amérique latine comme leur pré-carré depuis la doctrine Monroe (1823).

    *

    Enfin, la Russie poursuit sa coopération avec l’Inde, notamment dans les domaines maritime et aérien. En 2004, la Russie et l’Inde avaient signé un accord sur la modernisation et la remise à l’Inde du porte-avions "Admiral Gorchkov". Aux termes du contrat de 1,5 milliard de dollars, les Russes s’étaient engagés, pour août 2008, à rénover le navire, à le doter de nouveaux systèmes d’armes et d’un groupe d’aviation embarquée comprenant des chasseurs MiG-29K et des hélicoptères anti-sous-marins Ka-27 et Ka-31. Il sera remis à la Marine indienne en 2012, sous le nom indien "Vikramaditya" (fort comme le Soleil). Ce porte-avions sera au cœur de la stratégie navale indienne et permettra d'attendre la mise en service d’un porte-avions de fabrication indienne dont la production a été récemment décidée. Ce dernier devrait embarquer une aviation de fabrication russe. Dans le domaine aérien, le gouvernement russe a déjà débloqué 50 millions d'euros pour lancer la création avec l'Inde d'un avion de transport militaire MTA, selon M.Viktor Livanov, le PDG d'Iliouchine et vice-président du Groupe aéronautique unifié russe (OAK). Le développement de ce programme devrait prendre 8 ans. Moscou et New Delhi avaient signé un accord portant sur la création d'un avion de transport militaire à la fin de 2007. Le nouvel appareil serait développé sur la base d'une conception d'Iliouchine (Il). Le coût du projet est estimé à 600 millions de dollars, la Russie et l'Inde y participeront à égalité. L'armée de l'air indienne commanderait 45 avions et les forces aériennes russes, une centaine.

    *

    * *

    En définitive, depuis la fin des années 1990, la Russie rattrape les années postsoviétiques qui ont marqué un recul de sa puissance militaire. Elle s’impose comme une puissance à vocation planétaire. Elle pourrait dans les prochaines années promouvoir des pôles indépendants des États-Unis dans le cadre d’un monde multipolaire. Les réactions des autres puissances au retour russe seront sans aucun doute intéressantes à suivre.


    [1] La Russie participe à plus d’une quinzaine d’opérations avec un effectif de plus de 3.200 hommes.

    [2] La cyberguerre venue du froid. Charles Bwele, Électrosphère

    [4] La doctrine de sécurité russe 2020, l’Arctique et le traité FCE. Ice Zebra Station. Alliance géostratégique.

    [5] Forces aériennes israéliennes

    [6] Hugo Chavez avait annoncé que les bombardiers russes étaient une semonce contre l’empire américain. MUXAGATO Bruno. Un parfum de guerre froide en Amérique latine : l’arrivée de la Russie dans le « pré carré » des Etats-Unis. Diplomatie n°38. Mai-Juin 2009.

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    Trois tirs de missiles et un essai atomique

    La Corée du nord vient de procéder à un nouvel essai atomique et à trois essais de missiles. 

    Le 22 mai dernier la Corée du nord avait décrété une zone d’interdiction d’un rayon de 130 km au large de Kimchaek au nord-est du pays. Cela ne préfigurait rien de bon pour la paix et la sécurité. Les réactions sont nombreuses.

    Je propose quelques liens vers des réactions officielles :

     

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    lundi 25 mai 2009

    Tactiques de la contre-insurrection : FM 3-24.2

    L’armée américaine poursuit sa prise en compte du COIN en déclinant le FM 3-24 dans un document dérivé : le FM 3-24.2 Tactics in couterinsurgency (april 2009).
    Ce document est riche en définitions des notions nécessaires pour appréhender la contre insurrection. Il donne aussi des grilles d’analyses variées et utiles. La grille ASCOPE (Zones, Structures, Capacités, Organisations, Population et Événements en français), permet de comprendre l’environnement civile de l’unité.
    Les fondamentaux d’une insurrection et d’une contre-insurrection sont détaillés dans deux chapitres. Le renseignement, la planification et les tactiques à employer dans une posture offensive, défensive ou de stabilisation sont décrits abondamment. Ces processus reposent globalement sur la description des lignes d’effort et de leur évaluation (assessment).

    Ce manuel s’avère pragmatique et prend en compte des exemples de COIN plus ou moins anciens (Lawrence, Galula). A ma connaissance, il n’existe pas d’équivalent dans la documentation officielle francophone. Je conseille donc, au moins, de le parcourir.

    Lire aussi :

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    dimanche 24 mai 2009

    Six days in Fallujah : mélange des genres ?

    Un sujet un peu léger ne nuit pas de temps en temps. « Six days in Fallujah » est un jeu en cours de développement qui défraie la chronique. Les développeurs promettaient un jeu combinant l'action d'un jeu de tir militaire avec le réalisme d'un documentaire. Ce jeu a déjà fait l’objet de nombreuses critiques, ce qui peut paraître surprenant. De nombreux jeux de guerre, particulièrement violents, sont déjà vendus dans les magasins spécialisés et les supermarchés… Je pense à certains jeux comme Call of duty ou Medal of Honor.
    Je cite un extrait d'un article du monde. Face à la violente polémique déclenchée, Konami, l'éditeur japonais qui devait distribuer le titre, a fait machine arrière toute lundi 27 avril. "Après avoir pris la mesure des réactions aux Etats-Unis, nous avons décidé de ne pas commercialiser ce jeu, a précisé l'éditeur. Notre intention était uniquement de retransmettre la réalité des batailles." Le studio de développement cherche donc aujourd'hui un nouvel éditeur. Le monde . Jeu de guerre en Irak. 4 mai 2009.

    Ce débat semble plus marqué par la proximité des combats (5 ans) ainsi que par la pression de certaines familles et d’anciens combattants que par la violence ou le réalisme de ce type de jeu.

    Quelques commentaires sur ce fait divers relativement mineur :

    • Il me semble important d'attendre la sortie du jeux pour le juger
    • Ces types de jeux ne doivent pas être pris pour ce qu’ils ne sont pas : des reconstitutions
    • Le but de ces jeux, auxquels je suis personnellement hermétique, est d’abord ludique, pour le client, et économique, pour les vendeurs
    • Pour connaître les batailles, il existe des ouvrages spécialisés. Pour Falloujah, je conseille l’ouvrage du CDEF : les fantômes furieux de Falloujah

    En définitive, le mélange des genres entre jeux et histoire (ou opérations en cours) peut parfois rencontrer l’incompréhension. Étonnant ?

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    Le courage aujourd'hui

    Au fil des quelques lectures de ce week-end, j’ai découvert un dossier d’une vingtaine de pages sur le « courage  aujourd’hui » dans le Philosophie magazine de mai 2009 (n°29). Je le trouve excellent car de manière relativement synthétique et étayée, il permet de se poser des questions sur cette notion complexe. Il traite du courage au combat comme d’autres types de courage.
    J’ai trouvé particulièrement intéressante la comparaison, quelque peu choquante de prime abord, effectuée par Alexandre Lacroix entre Ted Bundy[1], Mohammed Atta[2] et les 2.293 soldats français tombés à Dien Bien Phu[3]

    Il trouve trois conditions nécessaires pour qu'il y ait "courage dans le mal" :

    • que l’agent n’ait pas choisi la cause pour laquelle il se bat
    • qu’il soit exposé à des dangers extérieurs inévitables
    • qu’il n’utilise pas ses armes contre des civils ou des faibles

    Cela fait réfléchir même si l’on ne peut être d’accord avec tout.


    [1] Tueur en série.

    [2] Terroriste du 11 septembre 2001.

    [3] Militaires engagés dans « une guerre coloniale sans issue » sic.

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    samedi 23 mai 2009

    L’Iran participe à la lutte contre la piraterie maritime

    Le 21 mai, M. Efthimios Mitropoulos, secrétaire général de l’IMO, a déclaré que les efforts iraniens pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie étaient louables. Le 15 mai dernier, l’Iran avait annoncé le départ de deux navires pour le large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden pour protéger les navires marchands iraniens, en accord avec les résolutions 1838 et 1846 du conseil de sécurité des Nations unies.
    En novembre dernier, les pirates somaliens avaient enlevé un cargo de Hong- Kong ,affrété par une compagnie iranienne, transportant 36.000 tonnes de blé, dans le golfe d'Aden près de la côte du Yémen. En décembre 2008, un navire de guerre iranien avait déjà été déployé dans le golfe d'Aden dans les eaux somaliennes avec pour mission de protéger les bateaux iraniens et combattre les pirates. L’Iran assume ses responsabilités maritimes. La coopération avec les marines occidentales et notamment américaine reste encore une donnée inconnue. En tout cas, l'Iran semble tout faire pour montrer son rôle de puissance régionale.
    Lire aussi :

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    vendredi 22 mai 2009

    L'Admiral Gorchkov deviendra le Vikramaditya en 2012

    En 2004, la Russie et l’Inde avaient signé un accord sur la modernisation et la remise à l’Inde du porte-avions "Admiral Gorchkov". Aux termes du contrat de 1,5 milliard de dollars, les Russes s’étaient engagés, pour août 2008, à rénover le navire, à le doter de nouveaux systèmes d’armes et d’un groupe d’aviation embarquée comprenant des chasseurs MiG-29K et des hélicoptères anti-sous-marins Ka-27 et Ka-31.
    Le porte-avions russe Admiral Gorchkov construit en 1984 devrait donc être remis, après modernisation, à la Marine indienne en 2012. L'ancien porte-aéronefs soviétique a reçu déjà son nom indien "Vikramaditya" (fort comme le Soleil). Selon M. Alexandre Fomine, premier adjoint au directeur du Service fédéral de coopération technique et militaire, les deux pays mènent des "négociations intenses" sur la modernisation du navire.
    Ce porte-avions sera au coeur de la stratégie navale indienne et permettra d'attendre la mise en service du porte-avions de fabrication indienne dont la production a été récemment décidée. Ce dernier devrait embarquer une aviation de fabrication russe.

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    jeudi 21 mai 2009

    L'assistance aux forces de sécurité : le FM-3-07.1

    L'US Army vient d'éditer un manuel sur l’assistance à des forces de sécurité : FM 3-07.1 (May 2009) Security Force Assistance (SFA).
    Ce document s’inscrit dans la lignée du FM 3-24 COIN et surtout du FM 3-07 Stability operations.
    Le FM-3-07.1 présente de manière claire et détaillée l’ensemble des savoir-faire à détenir dans les domaines militaires mais aussi culturels, depuis la préparation à l’engagement jusqu’au retour aux Etats-Unis.
    L’assistance des forces de sécurité est l’action globale qui vise à créer, employer et soutenir des forces de sécurité locales, régionales ou nationales (nation hôte), en appui d’une autorité légitime. Il ne s’agit donc pas de soutien à une guérilla pour renverser un régime (mode d’action largement utilisé durant la guerre froide). Les forces de sécurité ne sont pas limitées à l’armée. Elles comprennent les forces paramilitaires légitimes, la police, les services de renseignement, les douanes, les gardiens de prison, etc. Les lignes d'opération sont décrites dans le cadre d'une manoeuvre globale. L’action est menée grâce à une planification à long et moyen termes des actions menées, dans un cadre interministériel. Le processus repose sur l’évaluation des résultats des actions menées (processus d’assessment : initial assessment and assessment during the operations)
    Les trois phases de la SFA présentées dans le manuel ne sont pas sans rappeler les trois phases du continuum des opérations des forces terrestres françaises (ici), formalisées en 2006, ou les 3 phases centrales du continuum interarmées français.
    La réponse initiale vise à assister les forces de sécurité à stabiliser l’environnement opérationnel dans un État en crise. La phase de transformation a pour but d’assister les forces de sécurité avec un État toujours vulnérable mais un environnement plus permissif. Dans la phase de soutien, les forces de sécurité sont opérationnelles et n’ont besoin que d’appuis ponctuels.
    La lecture de ce document me semble nécessaire pour les observateurs ou les acteurs du conflit Afghan et plus largement par les passionnés de doctrine militaire (il en existe !).
    Lire aussi : Tactiques de la contre-insurrection : FM 3-24.2
    Crédits images : US Army

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    L'OTSC s'arme de plus en plus

    Le 20 mai, lors d'une conférence de presse à Minsk, M. Valeri Semerikov, secrétaire général adjoint de l'OTSC, a déclaré que l'accord sur les principes de la coopération militaire dans le cadre de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) signé en 2006 a été "pleinement" appliqué en 2008. Selon Novosti, cet accord prévoit des livraisons de matériels de défense aux pays de l'OTSC à des prix préférentiels équivalant aux prix en vigueur en Russie pour l'équipement de l'armée russe. En 2008, les commandes d'armements et de matériels des pays membres en Russie auraient triplé par rapport à 2007. Certaines livraisons sont gratuites.

    Wiki

    A la solution des accords de standardisation (Cf. STANAG de l'OTAN), l'OTSC préfère opter pour une dominante d'équipement russe, d'un bon rapport qualité-prix et plus facile à mettre en oeuvre. La Russie semble vouloir constituer une alliance militaire viable autour d'elle, politiquement et géographiquement. Nous sommes toutefois encore loin du Pacte de Varsovie...
    Lire aussi :

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    mercredi 20 mai 2009

    La Commission adopte un nouveau programme de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive

    Le 17 avril dernier, la Commission européenne a adopté un nouveau programme triennal visant à lutter contre le terrorisme ainsi que le trafic et la prolifération des armes de destruction massive. Je reproduis quelques extraits du communiqué de la Commission européenne (http://www.europa.eu/). Le programme indicatif 2009-2011 de l'instrument de stabilité inclut les premières mesures de lutte contre le terrorisme de portée mondiale élaborées par la Commission et des experts des États membres de l'UE. Les grandes priorités sont le Pakistan et l'Afghanistan ainsi que la région du Sahel en Afrique. Le programme comprend également un important volet concernant la lutte contre la menace de piraterie sur les principales routes maritimes, en particulier dans le Golfe d'Aden, qui passe par le développement de la capacité des États côtiers à patrouiller dans leurs propres eaux territoriales et à échanger des informations. La question des liens entre le terrorisme et la criminalité organisée est abordée dans des domaines tels que le trafic de drogue entre l'Amérique latine et l'Afrique occidentale, le trafic d'armes légères et de petit calibre et le trafic illicite de matières chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Doté d'un budget indicatif de 225 millions d'euros, le programme triennal est destiné à lutter contre le large éventail de menaces mises en évidence dans la stratégie européenne de sécurité et à compléter les actions financées par d'autres instruments de l'UE et par les États membres.
    Quelques commentaires :
    • l'implication de l'Union européenne dans la lutte contre les menaces transnationales (terrorisme, piraterie, crime organisé, etc.) est une bonne chose pour traiter ces menaces dans leur globalité.
    • les zones prioritaires (Afghanistan, Pakistan, zone sahélienne) sont celles utilisées par les islamistes jihadistes de type Al-Qaïda.
    • les résultats de ce plan triennal seront sans doute insuffisants à eux seuls mais compléteront ceux des plans gouvernementaux européens et américains.

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    mardi 19 mai 2009

    La Commission européenne soutient la lutte contre la piraterie

    La Commission européenne a accueilli, le 23 avril dernier, à Bruxelles une conférence internationale des donateurs sur la sécurité en Somalie, coprésidée par les Nations unies et l'Union africaine.
    Cette conférence avait pour but d'aider le nouveau gouvernement somalien à renforcer la sécurité et la stabilité dans le pays. Un autre but avancé était de contribuer à remédier aux causes profondes de la piraterie.
    La Commission européenne s'est engagée à fournir 72 millions € pour soutenir ce pays dans le domaine de la sécurité : 60 millions € pour l'AMISOM (mission de l'Union africaine en Somalie), afin d'aider environ 6 000 soldats d'ici la fin de 2009, et 12 millions € pour les forces de police somaliennes, au titre du programme «État de droit» du 10e FED.

    Convoi allemand de l'ONUSUM (92-95)

    72 millions € est une somme importante dans l'absolu mais peu élevée au regard des problèmes de la Somalie. Il est également possible de se demander si ces sommes ne seraient pas mieux investies dans la lutte militaire contre la piraterie car 15 ans d'aide internationale pour "traiter" les problèmes de la Somalie se sont montrés inefficaces. Certains ont quand même profité de cette manne. Le rétablissement de l'ordre en Somalie me semble être un préalable à toute forme d'action internationale efficace et l'AMISOM n'apparaît pas encore capable de remplir cette mission.

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    dimanche 17 mai 2009

    La fin des Tigres tamouls ?

    Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) ont annoncé aujourd'hui avoir cessé le combat contre l'armée gouvernementale Sri Lankaise, dans leur dernier bastion du nord-est de l'île. Ils reconnaissent ainsi, après 37 ans de conflit, leur défaite militaire. La guerre civile aurait coûté la vie à plus de 70.000 personnes. L'armée se battrait toujours contre les derniers irréductibles.

    wiki

    Quelques réactions à chaud :
    • peu de monde regrettera cette guérilla, une des plus violente et autrefois, des plus puissantes de la planète : attentats suicide dès les années 70, enfants-soldats, composante maritime de la guérilla, etc.
    • la solution retenue par Colombo dans sa contre-insurrection est de ne pas s'embarrasser de la population et des contingences humanitaires
    • le combat risque de basculer, le choc de la défaite passé pour le LTTE, sur le terrain de la clandestinité et du terrorisme (déjà amplement utilisé)
    • la solution militaire brutale, si elle n'est pas accompagnée d'une solution politique et économique, risque d'engendrer une nouvelle génération de combattants indépendantistes à l'horizon d'une dizaine d'année
    • le retour d'expérience des militaires Sri Lankais devrait être très intéressant et pourrait être cité en exemple. Exemple qu'il faut relativiser au regard des 37 ans de guerre civile...
    • finalement, il faut espérer que la paix reprenne ses droits au moins pour quelques temps !

    Wiki

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    Vers une nouvelle grande stratégie américaine

    Selon le general James N. Mattis (USMC), le 12 mai 2009, les États-Unis doivent définir une grande stratégie. La précédente grande stratégie américaine était fondée sur la nécessité de contenir l’Union soviétique, menace éteinte depuis près de 20 ans. Il a ajouté que l’environnement actuel était bien plus complexe que celui de l’époque : terrorisme international, état faillis, émergence de la Chine, etc. Avec pragmatisme, il a estimé que la complexité actuelle n’était pas plus complexe que ce que certaines civilisations ont connu par le passé. Il a rappelé que la stratégie américaine actuelle était globale : militaire, économique, politique, etc. Une actualisation du Joint Operating Environment report devrait permettre d’élaborer cette grande stratégie. Il sera intéressant de voir quelle sera la part de la lutte contre le terrorisme et celle du combat conventionnel dans le futur document.

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