Pages

samedi 28 février 2009

Inde, Russie et porte-aéronefs

Les porte-aéronefs sont des outils de puissance depuis la seconde guerre mondiale. L’Inde et la Russie l’ont encore confirmé cette semaine.
Le ministère de la défense indien confirme la construction d’un porte-aéronefs de construction locale. Cela constitue le projet le plus prestigieux de la Marine indienne qui deviendra le 4ème pays à rejoindre le club des concepteurs et constructeurs de porte-aéronefs de plus de 40 000 tonnes. Son aviation embarquée serait composée d’une flotte de 30 avions MiG-29K et hélicoptères Ka31. Outre les équipements radars et de défense sol-air, des équipements de guerre électronique seront installés (radiogoniométrie et brouillage). Le système de communication et d’information sera de fabrication locale.
Le ministère de la défense russe a annoncé que le prochain porte-avions (50 à 60 mille tonnes) serait à propulsion nucléaire. Il embarquera des aéronefs à voilure fixe et mobile, notamment un nouveau chasseur à décollage horizontal qui remplacera le Su-33, ainsi que des drones. 3 bâtiments de ce type devraient être construits pour les flottes du Nord et du Pacifique.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Armées régulières et irrégulières (guérillas) selon Che Guevara

Selon Che Guevara, il existe de deux types de guérillas : celles qui renforcent une armée régulière et celles qui luttent contre le pouvoir en place. Pour les secondes, selon lui, la victoire est toujours obtenue par une armée régulière. La guérilla doit donc se développer jusqu’à ressembler à une armée régulière (armée populaire yougoslave, armée populaire de libération chinoise, armée populaire vietnamienne, etc.).

Che Guevara et Mao

Son développement peut être résumé en trois phases :

  • assurer la survie de la guérilla, après sa création, face à l’armée régulière constitue la première phase. Elle se fond dans la population.
  • la deuxième phase consiste à harceler l’ennemi et à le dissuader d’attaquer le foyer de la guérilla (focos). Elle se traduit par une expansion de ses effectifs, de ses bases et du soutien populaire.
  • la troisième phase conduit à remporter la victoire par la création d’un front et l’attaque générale de l’ennemi. La guérilla s’est alors transformée en armée régulière.
Exemple de survie : la longue marche (octobre 34 à octobre 35)

USMA

Ce modèle théorique, certes discutable, s’applique à de nombreuses guérillas apparues avant et après la mort de Guevara. Il permet de tirer quelques conclusions.
Une guérilla qui n’atteint pas sa troisième phase ne peut prendre le pouvoir par la force. Soit elle dégénère et s’installe dans la deuxième phase (cas des FARC), soit elle cherche une accession au pouvoir par des moyens politiques (cas du Hezbollah).
Pour une armée régulière, pour vaincre militairement une guérilla, la première phase est la phase décisive. La deuxième phase nécessite un règlement politique, économique et social pour vaincre. La dernière phase est celle de la confrontation symétrique dans laquelle l’armée étatique régulière ne peut plus gagner contre la guérilla mais un règlement politique est encore possible.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 27 février 2009

Le calendrier du retrait américain d'Iraq

Après bientôt six années de guerre en Iraq, le président Obama a présenté le 27 février, au Camp Lejeune (US Marines), sa vision de la fin de l’engagement américain.

Il a d’abord déclaré que la situation en Iraq s’était améliorée : réduction substantielle de la violence, défaite d’Al-Qaida dans ce pays, processus électoral pacifique, etc.
Il a également reconnu que la violence allait se poursuivre et que des difficultés politiques et sécuritaires subsistaient. Il a affirmé avoir pris en compte que les Etats-Unis ne pouvaient plus se permettre cette guerre et qu’il faillait concentrer les efforts sur l’Afghanistan et le Pakistan (ndr ces deux pays sont toujours liés dans les discours américains…)

La stratégie américaine de désengagement ne laissera pas une situation parfaite mais doit donner les moyens aux iraquiens de prendre en compte leur destinée, selon le président américain :

  • 1ère partie : retrait des brigades de combat dans les 18 prochains mois. Le 31 août 2010, la mission de combat en Iraq se termine.
  • 2ème partie: avec les unités restantes (35 à 50 mille hommes) jusqu’à fin 2011, les forces américaines devront soutenir le gouvernement iraquien et les forces de sécurité : entraînement, équipement et conseil, missions antiterroristes ciblées et protection des forces
  • 3ème partie : améliorer la sécurité au Moyen-Orient en mettant l’effort sur Al-Qaeda en Afghanistan et au Pakistan, la prévention de l’élaboration d’une arme nucléaire par l’Iran, la paix entre Israël et les pays arabes.

Le président américain a ajouté avoir retenu plusieurs leçons (retour d'expérience).

Le pouvoir politique doit :

  • fournir des objectifs clairs de guerre
  • communiquer sur les coûts réels de la guerre
  • utiliser tous les éléments de puissance de l’Amérique
  • rechercher le consensus du Congrès
  • coopérer étroitement avec les alliés et les pays amis.

En résumé, ce discours fixe de nouveaux objectifs américains. Il entérine que les Etats-Unis n'ont plus les moyens d'une politique unilatérale, qu'elle ne peut pas vaincre plusieurs ennemis simultanément mais plutôt successivement et que l'opération américaine n'aura pas résolu tous les problèmes iraquiens (objectifs limités).

Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Les controverses de la France dans l'OTAN à l'Assemblée

La réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN est un sujet particulièrement controversé à l'Assemblée nationale. Sur ce sujet fondamental, l'audition du 18 février, dont le lien est ci-dessous, est passionnante et animée.
Dans les débats, il est question des clauses de sécurité collective (UE, UEO, OTAN) avec parfois quelques imprécisions. Il faut bien constater que les clauses de l'UEO, qui constitue le pilier historique de la sécurité collective européenne, sont plus contraignantes que celles de l'OTAN ou de l'UE.
L'article 5 du Traité de Bruxelles (UEO), signé le 17 mars 1948, amendé par les Accords de Paris du 23 octobre 1954, prévoit automatiquement "aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, militaires et autres" tandis que l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord, signé le 4 avril 1949 à Washington DC, stipule que chaque partie devra mener "l'action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée". Dans l'article 42 alinéa 7 dans la version consolidée en 2008 du Traité sur l'Union européenne, le terme "militaire" a disparu par rapport à l'article 5 de l'UEO et le caractère automatique de l'aide n'est pas aussi claire.
  • Art. 5 (UEO) : Au cas où l’une des Hautes Parties Contractantes serait l’objet d’une agression armée en Europe, les autres lui porteront, conformément aux dispositions de l’article 51 de la Charte des Nations Unies, aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, militaires et autres.
  • Art 5 (OTAN) : Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.
  • art 42.7 (UE) Au cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies. Cela n'affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres.

Voir aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Le bouclier antimissile américain, encore de nouveaux essais en vue

Dans trois scénarios d'essais, le bouclier antimissile américain a détruit avec succès des menaces émanant de la Corée du Nord, selon le Dr. Charles E. McQueary, le directeur des opérations d'essai et d'évaluation (Operational Test and Evaluation Directorate). Toutefois, le Pentagon a besoin d'autres essais pour avoir pleinement confiance dans son système. Le docteur McQueary a ajouté devant la commission des forces armées de la chambre américaine des représentants que, malgré le besoin de nouveaux test, le système pouvait d'ores et déjà faire face à un tir réel de missile nord-coréen.
docteur McQueary (US DoD)
Ces déclarations doivent être replacées dans le contexte asiatique actuel : la Corée du nord pourrait lancer prochainement un missile de longue portée (officiellement une fusée spatiale).
Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

jeudi 26 février 2009

A400M : le rapport du Sénat

De nombreuses forces de transport aérien stratégique et tactique européennes sont en attente d'un nouvel appareil : l'A400M. Les difficultés de productions ont été récemment médiatisées. Un rapport d'information, réalisé par MM. Jean-Pierre MASSERET et Jacques GAUTIER, au nom de la commission des affaires étrangères et de la commission des finances n° 205 (2008-2009) revient sur le sujet (10 février 2009).
La présentation du rapport :
Le 9 janvier 2009, EADS a annoncé un retard de plus de 3 ans du programme d'avion de transport militaire Airbus A400M.
Le rapport, s'appuyant sur de nombreux documents et auditions, souligne le pari risqué que constituait ce programme : il s'agissait de réaliser en 6 ans et demi ce que les autres industriels font habituellement en 15 ans, avec un avion, un moteur et une partie de l'avionique entièrement nouveaux, à un prix très bas et sans programme de réduction des risques.
L'industriel et les états ne se sont pas donné les moyens de remporter ce pari. Le rapport souligne les erreurs d'EADS, le caractère inadapté de certaines dispositions du contrat et les insuffisances du suivi du programme.
Les rapporteurs estiment malgré tout nécessaire de mener à bien ce programme. L'application rigide du contrat reviendrait à fragiliser les industriels européens. Sans exonérer EADS de sa responsabilité dans ce retard, il paraît donc nécessaire de trouver un nouvel équilibre contractuel, afin de parvenir à réaliser le programme dans des conditions satisfaisantes pour tous.
Enfin, les rapporteurs s'efforcent de tirer les enseignements des difficultés rencontrées pour les futurs programmes d'armement européens.

Pour consulter le rapport :

Site du sénat : http://www.senat.fr/

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La systémique en opérations : penser autrement

Le débat théorique sur la systémique vient d’être lancé sur EGEA. Je l’avais évoqué dans Comprendre pour savoir, article publié en 2008 dans Héraclès. Quelques compléments feront peut-être avancer le débat théorique sur la systémique. La méthode cartésienne ne permet pas de saisir la complexité de la situation en opération ou plutôt elle ne le permet que dans un cadre espace-temps limité. Par contre, l’analyse systémique permet de tenter de comprendre la complexité des menaces actuelles et probables, dans leur environnement.
Qu’est qu’un système ?
Un système est, pour simplifier, un regroupement d’éléments en interaction permanente. Il se compose d’une structure, d’une logique de fonctionnement et d’échanges entre les éléments qui constituent la structure. Certains systèmes sont en transformation permanente avec des états plus ou moins stables. « La capacité d’un système à, à la fois, produire et se produire, relier et se relier, maintenir et se maintenir, transformer et se transformer (Edgar Morin) » le différencie d’un simple ensemble d’éléments reliés entre eux.
En résumé, un système est quelque chose (n’importe quoi présumé identifiable), qui dans quelque chose (environnement), pour quelque chose (finalité ou projet), fait quelque chose (activité, fonctionnement), par quelque chose (structure stable), qui éventuellement se transforme dans le temps (évolution).
Cela peut être une armée, une unité militaire, une guérilla, un ensemble routier, une système de communication et d'information, une population, une alliance politique, une organisation internationale, etc. Un théâtre d'opération peut être modélisé comme un ensemble de systèmes.
Il est possible de trouver un centre de gravité à un système mais pour les systèmes les plus complexes, cette notion est superfétatoire car le centre de gravité évolue en même temps que le système, quand ce n’est pas lui-même un système.
Pour l'approche systémique, la méthode employée est essentielle (non cartésienne).
La méthode cartésienne
La problématique de penser autrement est que le Discours de la Méthode de Descartes a irrigué esprits. Il se fonde sur le principe d’évidence, de réduction, de causalité et d’exhaustivité. Il est, sous des formes diverses, à la base des méthodes fondées sur un processus itératif d’analyse puis de synthèse.
Le principe d’évidence consiste à partir de faits réputés vrai. C’est le refus de l’incertitude qui apporte aussi son lot d’imprécisions et d’erreurs. A la guerre rien n’est évident.
Le principe de réduction qui consiste à décomposer un problème en problèmes simples que l’ont peut résoudre est devenue synonyme de la méthode. La dérive de ce principe est de prendre somme des parties pour le tout. Malheureusement, une somme de situations simples ne permet pas d’accéder à la compréhension d’une situation complexe. Comme le relevait Clausewitz, « dans la guerre, tout est simple, mais le plus simple est difficile ».
Le principe de causalité est sans doute le plus ancré dans les esprits : une cause doit amener une même conséquence. Ceci n’est valable que lorsque la loi « cause-effet » est invariable. La polémologie montre c’est loin d’être le cas, en opérations.
Le principe d’exhaustivité est inapplicable en pratique. Il est balayé par l’histoire militaire. Qui peut prétendre à l’exhaustivité dans son travail au sein d’un État-major ? Dangereux parce que négligeant les contraintes temporelles, il ignore le cadre espace-temps qui régit l’emploi des moyens dans tout conflit.
Penser autrement
Le nouveau discours de la méthode, exposé dans la Théorie du système général [1] de Jean-Louis Le Moigne, permet de fonder la réflexion sur des principes en adéquation avec les besoins opérationnels. Elle se fonde sur les principes de pertinence, de globalité, des fins et d’agrégation.
Le principe de pertinence consiste à convenir que tout élément que nous considérerons se définit par rapport aux intentions implicites ou explicites de celui qui le pense. Il ne faut donc jamais s’interdire de mettre en doute le raisonnement si, nos intentions se modifiant, la perception de l’élément se modifie. En particulier, l’existence et l’unicité de la structure d’un système ne doivent jamais tenues pour acquises. Cela ne choquera pas les décideurs qui savent bien que décider c’est d’abord faire des choix et les assumer. Ce principe permet de prendre en compte l’incertitude inhérente aux situations d’exception.
Le principe de la globalité demande de considérer toujours le système à connaître par notre intelligence comme une partie immergée et active au sein d’un plus grand tout. Il s’agit de percevoir le système d’abord globalement, dans sa relation fonctionnelle avec son environnement sans se soucier démesurément de fournir une image fidèle de sa structure interne. Pascal avait énoncé ce principe de manière fulgurante : « Je tiens impossible de connaître sans connaître le tout ; non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ».
Le principe des fins consiste à étudier des systèmes capables en général d’élaborer ou de modifier leurs finalités, en acceptant différentes phases de stabilité structurelle. Il convient donc d’interpréter le système non pas en lui-même mais par son comportement, sans chercher à l’expliquer a priori. Il s’agit bien de comprendre en revanche ce comportement et les ressources qu’il mobilise par rapport aux fins qui sont attribuées au système : « Dans le total, les moyens font partie de la fin.(Leibnitz)» L’identification d’hypothétiques fins n’est pas un acte complètement rationnel de l’intelligence. Elles sont par ailleurs rarement démontrables par avance. La stratégie de l’adversaire est généralement méconnue dans ses détails et parfois lui-même ne la connaît pas !
Le principe d’agrégation revient à convenir que toute représentation est délibérément partisane. Il s’agit de « chercher en conséquence quelques recettes susceptibles de guider la sélection d’agrégats tenus pour pertinents et exclure l’illusoire objectivité d’un recensement exhaustif des éléments à considérer (Le Moigne) ». L’agrégation permet de décrire l’adversaire ou l’environnement à un niveau utile.
En résumé, la systémique est une manière de Penser autrement comme le préconisent La guerre probable et "Gagner la bataille – conduire à la paix"Les forces terrestres dans les conflits aujourd’hui et demain (FT-01).
SD
Voir aussi (c'est dans le blogroll) : association pour la pensée complexe
[1] LE MOIGNE, La théorie du système général. Théorie de la modélisation, 1977, PUF. Rééditions en 1986, 1990, 1994 et 2006. 338 pages.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Guerre de l'information, une réalité

Le chef adjoint de l'Etat-major général des forces armées russes le général Anatoli Nogovitsyne, le 25 février, a déclaré que "les pays les plus développés du monde auront d'ici deux ou trois ans la possibilité de mener de véritables guerres de l'information", selon RIA Novosti. Il a ajouté que "les principaux objectifs de ces guerres seront la perturbation du fonctionnement des systèmes de défense, industriels et administratifs clefs de l'ennemi" et "un impact info-psychologique sur sa population, ses troupes et sa direction, avec recours aux technologies de l'information modernes". Selon lui, elle présente des caractéristiques différentes de celles des guerres traditionnelles : coût faible, protagonistes hétérogènes.
Cette intervention peut être rapprochée de ce qui a été relevé à ce sujet dans le livre blanc français de la défense et de la sécurité nationale.
Je cite l'encadré (tome 1, p 53) sur les attaques informatiques majeures :
" Les moyens d’information et de communication sont devenus les systèmes nerveux de nos sociétés, sans lesquels elles ne peuvent plus fonctionner.
Or le « cyberespace », constitué par le maillage de l’ensemble des réseaux, est radicalement différent de l’espace physique : sans frontière, évolutif, anonyme, l’identification certaine d’un agresseur y est délicate.
La menace est multiforme : blocage malveillant, destruction matérielle (par exemple, de satellites ou d’infrastructures de réseau névralgiques), neutralisation informatique, vol ou altération de données, voire prise de contrôle d’un dispositif à des fins hostiles.
Dans les quinze ans à venir, la multiplication des tentatives d’attaques menées par des acteurs non étatiques, pirates informatiques, activistes ou organisations criminelles, est une certitude. Certaines d’entre elles pourront être de grande ampleur.
S’agissant des attaques d’origine étatique, plusieurs pays ont déjà défini des stratégies de lutte informatique offensive et se dotent effectivement de capacités techniques relayées par des pirates informatiques.
Dans ce contexte, les tentatives d’attaques dissimulées sont hautement probables. Des actions massives, menées ouvertement, sont également plausibles."
Pour les septiques s'agissant de cette menace, il suffit de recenser les ordinateurs utilisés directement ou indirectement dans la vie quotidienne et de réfléchir à la manière de faire sans pendant quelques jours ou semaines...

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mercredi 25 février 2009

Adresse du président Obama devant le Congrès américain

Le président Obama s'est adressé pour la première fois, le 24 février, à l'ensemble du Congrès américain.
White house
Dans son discours, concernant la politique étrangère des Etats-Unis, il a développé les points suivants qui traduisent quelques changements notoires :
  • prise en compte intégrale des guerres en Iraq et Afghanistan dans le budget
  • évaluation des politiques menées dans ces deux guerres
  • annonce prochaine du "départ" américain de l'Iraq
  • nouvelle stratégie, en concertation avec les alliés, pour combattre le terrorisme en Afghanistan et au Pakistan
  • augmentation des effectifs de l'Army, des Marines et des soldes
  • exemplarité des forces armées américaines à retrouver (fermeture de Guantanamo)
  • développement du multilatéralisme pour faire face aux menaces du XXIème siècle (terrorisme, pandémies, cyberattaques, prolifération, etc.)
  • renforcement des alliances américaines, création de nouvelles alliances et utilisation de l'ensemble des instruments de la puissance américaine

White house

Extrait du discours en Anglais :
"... Finally, because we’re also suffering from a deficit of trust, I am committed to restoring a sense of honesty and accountability to our budget. That is why this budget looks ahead ten years and accounts for spending that was left out under the old rules – and for the first time, that includes the full cost of fighting in Iraq and Afghanistan. For seven years, we have been a nation at war. No longer will we hide its price.
We are now carefully reviewing our policies in both wars, and I will soon announce a way forward in Iraq that leaves Iraq to its people and responsibly ends this war. And with our friends and allies, we will forge a new and comprehensive strategy for Afghanistan and Pakistan to defeat al Qaeda and combat extremism. Because I will not allow terrorists to plot against the American people from safe havens half a world away.
As we meet here tonight, our men and women in uniform stand watch abroad and more are readying to deploy. To each and every one of them, and to the families who bear the quiet burden of their absence, Americans are united in sending one message: we honor your service, we are inspired by your sacrifice, and you have our unyielding support. To relieve the strain on our forces, my budget increases the number of our soldiers and Marines. And to keep our sacred trust with those who serve, we will raise their pay, and give our veterans the expanded health care and benefits that they have earned.
To overcome extremism, we must also be vigilant in upholding the values our troops defend – because there is no force in the world more powerful than the example of America. That is why I have ordered the closing of the detention center at Guantanamo Bay, and will seek swift and certain justice for captured terrorists – because living our values doesn’t make us weaker, it makes us safer and it makes us stronger. And that is why I can stand here tonight and say without exception or equivocation that the United States of America does not torture. In words and deeds, we are showing the world that a new era of engagement has begun. For we know that America cannot meet the threats of this century alone, but the world cannot meet them without America. We cannot shun the negotiating table, nor ignore the foes or forces that could do us harm. We are instead called to move forward with the sense of confidence and candor that serious times demand.
To seek progress toward a secure and lasting peace between Israel and her neighbors, we have appointed an envoy to sustain our effort. To meet the challenges of the 21st century – from terrorism to nuclear proliferation; from pandemic disease to cyber threats to crushing poverty – we will strengthen old alliances, forge new ones, and use all elements of our national power..."
Intégralité du discours en anglais, en espagnol (site de la Maison blanche)

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Quelques liens vers des revues militaires canadiennes

Si vous avez un peu de temps pour lire, les revues des forces armées canadiennes offrent une vision différente des opérations interarmées, terrestres, maritimes ou aériennes.
Il suffit de suivre les liens suivants :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Les trois couleurs en 1848

Le discours historique prononcé à l'Hôtel de ville, le 25 février 1848 (161 ans), par Alphonse de Lamartine :
« Voilà ce qu’a vu le soleil d’hier, citoyens ! Et que verrait le soleil d’aujourd’hui ? Il verrait un autre peuple, d’autant plus furieux qu’il a moins d’ennemis à combattre, se défier des mêmes hommes qu’il a élevés hier au-dessus de lui, les contraindre dans leur liberté, les avilir dans leur dignité, les méconnaître dans leur autorité, qui n’est que la vôtre ; substituer une révolution de vengeances et de supplices à une révolution d’unanimité et de fraternité, et commander à son gouvernement d’arborer, en signe de concorde, l’étendard de combat à mort entre les citoyens d’une même patrie !
Ce drapeau rouge, qu’on a pu élever quelquefois quand le sang coulait comme un épouvantail contre des ennemis, qu’on doit abattre aussitôt après le combat en signification de réconciliation et de paix. J’aimerais mieux le drapeau noir qu’on fait flotter quelquefois dans une ville assiégée, comme un linceul, pour désigner à la bombe les édifices neutres consacrés à l’humanité et dont le boulet et la bombe mêmes des ennemis doivent s’écarter. Voulez-vous donc que le drapeau de votre République soit plus menaçant et plus sinistre que celui d’une ville bombardée ?
Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement, vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France. Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. »

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mardi 24 février 2009

Instabilité permanente en Somalie

La Turquie et Singapour ont décidé de se joindre à la CTF151 chargée de lutter contre la piraterie dans le golfe d'Aden. De très nombreuses marines participent à cette force internationale, qui évolue dans le cadre de la résolution 1851 (2008). Lutter contre les pirates en mer est une nécessité à court terme mais, à moyen terme, une lutte contre les "bases" des pirates au sol, notamment en Somalie semble également nécessaire.

US Navy

Par ailleurs, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, et M. Ahmedou Ould-Abdallahson, représentant spécial pour la Somalie, ont condamné une attaque perpétrée le 22 février 2009 contre des troupes de la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio. L'attaque qui aurait été revendiquée par les jihadistes d'Al-Shebab, a fait 11 morts et 15 blessés graves parmi le contingent du Burundi.
Aujourd'hui, à Mogadiscio, de violents combats entre insurgés islamistes et forces de l'AMISOM auraient fait au moins 20 morts et 90 blessés parmi la population...
Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Une interview d'Alain Bauer

L'invité de l'émission "Le temps de penser" (rediffusion hier d'une émission du 27 janvier), présentée par M. Richard Michel, était M. Alain Bauer. Ce dernier est juriste, criminologue et spécialiste de sécurité.

L'interview claire et intéressante est en ligne sur le site de la chaîne Parlementaire (LCP). http://www.lcpan.fr/

Elle est articulée autour des citations suivantes :

  • "Notre collective obsession : regarder vers l'avant. Être le radar qui sait voir de l'autre côté de la montagne. Comprendre un peu un peu plus vite et un peu mieux ce qui nous menace. Informer à temps nos autorités nationales et nos partenaires de ce qui nous attend d'inquiétant, plus loin sur la route." (M. Alain Bauer).
  • "Sans conteste, la recherche stratégique est aujourd'hui largement dominée par les Américains. Ce sont eux qui définissent les concepts, les méthodes, les procédures d'emploi, le vocabulaire, et qui les diffusent à travers le monde..." (Général de division Vincent Desportes)
  • "L'actuel terrorisme de Ben Laden et consorts serait de nature différente et hors de tout contrôle étatique, nous dit-on aujourd'hui ; mais qui peut en jurer ? Qui explique vraiment comment une poignée d'individus traqués depuis l'été 1998 par les principaux services de police et de renseignement du globe - et par l'écrasante armée américaine en prime - restent toujours libres, actifs..." (M. Xavier Raufer)
  • "Un triangle de fer d'hommes d'affaires corrompus, d'officiels gouvernementaux corrompus, et de criminels organisés exercent une influence substantielle sur les économies de nombreux pays..." (Attorney general Michael Mukasey)
  • "... le renseignement est l'un des investissements les plus rentables de l'État. Il est l'une des fonctions les plus fondamentales de la sécurité nationale de tout État de droit et constitue une condition nécessaire à la prospérité du pays." (M. Michel Rocard, Le Figaro du 7 Mars 2008).

L'émission sera rediffusée vendredi 27 février à 13h30 sur LCP et France 24.

Les premières citations sont extraites du numéro de décembre 2008 de la Revue défense nationale et sécurité collective.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 23 février 2009

Une nouvelle option : le système ABM américain en Albanie

En cas de demande des Etats-Unis, l'Albanie serait prête à déployer sur son territoire le système ABM américain, selon le premier ministre albanais Sali Berisha.
Ce nouveau gage donné à l'OTAN pourrait avoir but de montrer la bonne volonté l'Albanie et de faciliter son intégration dans l'Alliance. L'approche du prochain sommet (celui des 60 ans) n'est sans doute pas fortuite. L’Albanie a adhéré au plan d'action pour l'adhésion (MAP) en 1999 et souhaite devenir membre de l’Alliance. Après avoir contribué à la SFOR en Bosnie, elle contribue également à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan depuis 2003. Actuellement, elle déploie 140 hommes en Afghanistan (13 février 2009).
Quelques dates :
  • 1992 : l'Albanie rejoint le Conseil de coopération nord-atlantique (remplacé en 1997 par le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA)
  • 1994 : Adhésion au Partenariat pour la paix (PPP)
  • 1999 : Adhésion au MAP

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

10 bataillons kazakhs pourraient être équipés de S-300

Le Kazakhstan envisagerait d'équiper 10 bataillons avec des missiles de défense sol-air S-300 de fabrication russe. Chacun de ces bataillons comprendrait 4 lanceurs et leurs équipements dont un poste de commandement mobile et un radar de désignation. Ce projet semble s'intégrer dans le développement d'une défense sol-air intégrée dans le cadre de l'OTSC.
Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

dimanche 22 février 2009

Smart power ou la "nouvelle" diplomatie américaine

Mme Hillary Rodham Clinton, Secrétaire d’Etat américaine vient de terminer une tournée en Asie qui l’a menée au Japon, en Indonésie, en Corée du Sud et en Chine, du 16 au 22 février. Ce fut la première grande tournée du nouveau Secrétaire d’Etat.
Hillary Clinton à Jakarta (US State department)
L’Asie est donc au cœur des préoccupations de la politique extérieure américaine. Cela montre une nouvelle fois le basculement, déjà largement commenté, du « centre de gravité mondial » de l’Atlantique vers le Pacifique.
US State department
L’utilisation quotidienne du « smart power » dans les discours de la diplomatie américaine, depuis le 16 février 2009, traduit aussi le changement de politique extérieure américaine. Le concept de Joseph Nye du smart power, dont je parlais déjà le 2 janvier 2009 (voir mon billet), allie les concepts de soft power (souvent attribué à tord à la diplomatie de l’administration Clinton) et de hard power (souvent attribué à tord à la diplomatie de l’administration G.W Bush). L’usage d’une combinaison de la Force et de l’influence peut caractériser le smart power. On pourrait également parler de la politique de la « carotte et du bâton ».
Joseph Nye (crédit : Harvard Kennedy School)
Je cite Mme Clinton à Séoul, le 21 février : « Je veux utiliser une diplomatie robuste et le développement pour renforcer nos partenariats avec d’autres gouvernements et créer des réseaux collaboratifs d’individus et d’ONG, pour trouver des solutions innovantes aux problèmes globaux. C’est cela que nous appelons le smart power ».
Il est donc probable d’assister prochainement à une politique néolibérale de l’administration Obama (au sens des théories des relations internationales). Le néolibéralisme politique épouse certaines conceptions du réalisme (système international anarchique, État acteur central, État rationnel et égoïste), mais les modifie afin de mettre en évidence le rôle et l'influence des institutions internationales ou des ONG.

L'ambassadeur Kathleen Stephens et le Major-Général Frank A. Panter (U.S. Forces Korea) saluent Mme Hillary Rodham Clinton à la base aérienne de Séoul : une illustration du Smart power

Au-delà du discours, cela pourrait augurer, avec le discours du Vice-président Biden à Munich, le 7 février 2009, un changement stratégique réel des Etats-Unis vers le multilatéralisme.

Lire aussi : influence ou autorité, deux approches du pouvoir.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Chaud et surtout froid de la Corée du Nord : missile et nucléaire

La réunion des Six (la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Russie et les deux Corées) sur la sécurité régionale, qui a eu lieu à Moscou les 19 et 20 février, n'aurait pas abordé la préparation présumée d'essais de missiles balistiques par Pyongyang mais aurait principalement traité du dossier nucléaire nord-coréen.
Un tir de missile, officiellement celui d'une fusée spatiale, imminent selon certains médias, irait à l'encontre de la résolution 1718 (2006) du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) , dans laquelle le CSNU "exige de la République populaire démocratique de Corée qu’elle ne procède à aucun nouvel essai nucléaire ou tir de missiles balistiques" et décide qu'elle "doit suspendre toutes activités liées à son programme de missiles balistiques et rétablir dans ce contexte les engagements qu’elle a précédemment souscrits en faveur d’un moratoire sur les tirs de missiles".
Sur fond d'une montée des tensions entre les deux Corées, un tir de missile pourrait rappeler à la communauté internationale que peu de choses ont été réglées "définitivement" dans ce dossier.
Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

samedi 21 février 2009

Verdun : 93 ans

Il y a 93 ans, la bataille de Verdun débutait. Elle a profondément marqué les Français et les Allemands. Le site réalisé par le Conseil général de la Meuse en 2006, malgré une navigation parfois complexe, permet de redécouvrir cette bataille sous divers angles : http://www.bataille-de-verdun.fr/site/. Elle offre également des liens vers d'autres sites.
Source wiki : la bataille de Verdun

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 20 février 2009

Kriegspiel en Russie dans les forces de missiles stratégiques

Les 17 et 18 février 2009, selon un communiqué des forces russes de missiles stratégiques (RVSNRF), les RVSNRF ont procédé à un jeu d'état-major (kriegspiel) portant sur l'emploi de ces troupes dans le cadre de la réforme de l'armée russe (jusqu'en 2015) et la nécessité de surmonter les effets du bouclier antimissile américain déployé en Europe. Le jeu qui s'est déroulé sur la base de l'académie militaire Pierre le Grand (Moscou) et utilisait des systèmes informatiques géoréférencés, était mené par le général Nikolaï Solovtsov, commandant les RVSN depuis 2001, et plus de 180 officiers auraient participé.
Cet exercice montre que le bouclier antimissile américain semble effectivement poser un problème stratégique aux Russes, malgré quelques déficiences techniques dues à son élaboration.

DoD

Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Les camps palestiniens au Liban

L'International crisis group vient de publier sur son site internet une étude très intéressante (en anglais) sur les camps palestiniens situés au Liban, principalement sous les angles politique et sécuritaire : http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=5928&l=1
Dans le dossier Nurturing Instability: Lebanon's Palestinian Refugee Camps, après un historique et un point de situation, l'ICG propose 16 recommandations.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

jeudi 19 février 2009

Un bouclier antimissile sud-coréen en 2012

En 2012, l’armée sud-coréenne pourrait être dotée d’un Bureau de contrôle stratégique qui aurait pour mission de renseigner sur les activités balistiques nord-coréennes et d’intercepter les missiles, sans l’assistance de Washington ou de Tokyo qui soutiennent le projet. D’ici à 2012, 167 millions d’euros seront investis dans ce projet. Séoul compterait développer un système de surveillance et de détection, terrestre, aérien et maritime, qui permettrait de renseigner sur les missiles balistiques de toute portée.
Cette annonce a été effectuée dans le contexte suivant : visite en Corée du sud de Mme Clinton, Secrétaire d'Etat américain, de montée de quelques tensions entre armées nord et sud coréennes, de l'annonce d'un exercice américano-sud-coréen en mars prochain, de nouvelles suspicions concernant le programme nucléaire nord-coréen et d'un tir potentiel de missile balistique (ou officiellement d'une fusée spatiale) depuis la Corée du nord.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mercredi 18 février 2009

Renforcement du dispositif américain en Afghanistan

Le président américain Barack Obama a décidé de renforcer le dispositif américain en Afghanistan. Une Marine expeditionary brigade, la 2nd MEB du camp Lejeune, et une Army Stryker brigade combat team, la 5th Stryker Brigade Combat Team de la 2nd Infantry Division (Fort Lewis) formeront l'essentiel des 12 000 hommes déployés en renfort.
D'autres unités plus petites (5 000 hommes) seront également déployées : état-major, génie, transmissions, renseignement, police militaire, etc.
Ces unités seront déployées le printemps prochain aux côtés des 38 000 américains et des 19 000 hommes provenant d'autres contingents déjà présents.
Par ailleurs, à la demande du président Obama, une étude sur l'engagement américain en Afghanistan est en cours pour déterminer la stratégie à mener. Ceci impliquera sûrement une modulation quantitative et qualitative des troupes US qui seront déployées à l'avenir.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Projet de loi (n° 1216) relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014 (suite)

La suite d'un précédent billet : Projet de loi (n° 1216) relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 16 février 2009

Une nouvelle étape de la coopération russo-bolivienne

En visite officielle a Moscou, le président bolivien Evo Morales a rencontré le président Dmitri Medvedev. Ils ont décidé d’accroître leur coopération bilatérale.
La Russie devrait livrer un important lot d’hélicoptères à la Bolivie et envisage d’autres livraisons d’armement, dans le cadre d’un accord intergouvernemental sur la coopération technique et militaire.
Le Service fédéral russe pour le contrôle de stupéfiants et le département bolivien pour la protection sociale et les substances contrôlées ont conclu un accord de lutte conjointe contre le trafic de stupéfiants. La Bolivie est le 3ème producteur mondial de coca (12 000 hectares de culture légale pour les usages traditionnels). Cela constitue une source importante de revenus malgré des programmes d’éradication.
Un projet de coopération énergétique russo-bolivienne, allant jusqu’en 2030, est aussi à l’ordre du jour. Le gazier russe Gazprom a déjà signé des accords en ce sens avec la Bolivie. Le but affiché est d’aider les boliviens à produire des hydrocarbures et à construire un système de gazoducs. La Bolivie détient la deuxième réserve sud-américaine de gaz naturel après le Venezuela. Un projet controversé de construction d’un gazoduc et d’un terminal de liquéfaction du gaz sur le littoral Pacifique est à également l’étude.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La première dynastie communiste en Corée du nord

Kim Jong-Il, le numéro un nord-coréen qui a succédé à son père Kim Il-Sung en 1994, aurait désigné Jong-Un, son troisième fils pour prendre sa succession, sous l'influence de Jang Song-Taek, son beau-frère et responsable du parti communiste contrôlant l’armée et la police depuis 2007. La succession de Kim Jong-Il, qui a 67 ans aujourd’hui, est d’autant plus importante qu’il a subi une attaque cérébrale en août 2008. Force est de constater que la première dynastie communiste risque de perdurer.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

dimanche 15 février 2009

Un renforcement de la coopération entre l'Iran et le Turkménistan

L'Iran et le Turkménistan ont décidé le 14 février de créer un comité conjoint de lutte contre le terrorisme international et le trafic de stupéfiants. Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré à son homologue turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov que « le terrorisme international, l'extrémisme et le narcotrafic représentaient une menace tant pour l'Iran que pour le Turkménistan ». L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution, a souhaité que les relations entre l’Iran et le Turkménistan soient plus étroites dans les domaines politique, scientifique, industriel et culturel. La construction d’une voie ferrée, reliant le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Iran, a aussi été évoquée. Par ailleurs, le Turkménistan livrera annuellement 10 milliards de m3 de gaz du gisement de Yoloten/Osman, en échange du développement de ce gisement par une société iranienne. Ce pays disposerait de 3 000 milliards de réserves de m3 de gaz prouvées qui le placent au 11ème rang mondial (20 000 milliards de réserves potentielles/4ème rang mondial).
L’Iran semble vouloir développer sa coopération économique traditionnelle (40 % de la consommation en énergie de la conurbation industrielle de Téhéran) mais également sa coopération sécuritaire avec son voisin septentrional.
Le Turkménistan, dont la neutralité est reconnue par l’ONU depuis 1995, compte une population d’environ 6,7 millions d’habitants, et partage environ 1260 km de frontières avec l’Iran.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La guerre comme expérience intérieure (XIV) : Veillée d'armes

Veillée d’armes est le dernier chapitre et couvre les « derniers jours » de la guerre de tranchée (avant le 21 mars 1918). Jünger rappelle l’espoir de fin de la guerre que représentait cette tentative (réussie) de retour à la guerre de mouvement. Les mots de « gloire » et de « joyeuse mort au champ de bataille » sont devenus « pâles et creux » mais recouvraient alors leurs accents de 1914. « Oui, nous sommes joyeux et sûrs de la victoire ». Il décrit ensuite la mise en place des troupes chargées de l’offensive allemande. Il se pose la question de l’homme et de la machine à la guerre. « Le combat des machines est si colossal que l’homme est bien près de s’effacer devant lui ». Cependant, il constate que « seul l’homme peut orienter les machines, leur donner un sens ». Un constat qui serait actuellement d’une grande utilité aux tenants du « tout technologique » comme à ceux de « l’homme est tout » au combat. Jünger conclut sur les unités montant au front : « devant ce flot énorme qui roule sans discontinuer vers le combat, toutes les œuvres s’annihilent, tous les concepts sonnent creux lorsque se manifeste l’élémentaire, la colossale énergie qui fut et toujours sera, alors même que depuis longtemps auront disparu les humains, et les guerres avec eux ».

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

samedi 14 février 2009

Démonstration de force pacifique au Liban

Des centaines de milliers de Libanais se sont rassemblés à Beyrouth, place des Martyrs, pour commémorer le 4ème anniversaire de l'assassinat de M. Rafiq Hariri, ancien premier ministre. M. Saad Hariri, son fils et président du Courant du futur, avait réuni ses alliés du bloc du 14 mars (cf. année 2005).
  1. Cette démonstration de force (à destination du 8 mars) lance pour le bloc du 14 mars la campagne des élections législatives du 7 juin 2009.
  2. Le tribunal spécial de l'ONU chargé de juger les suspects de l'assassinat d'Hariri sera activé le 1er mars prochain.
  3. Cette campagne sera une période clé pour l'avenir du pays car elle constitue le dernier point majeur des accords de Doha du 21 mai 2008.
  4. La campagne sera forcément liée à la formation du futur gouvernement israélien.
  5. Ces élections seront liées à la campagne des élections présidentielles iraniennes (12 juin). Certains partis libanais sont liés à ce pays.
En résumé, le Liban est à une période charnière de son histoire, comme vraisemblablement l'ensemble du Moyen-Orient.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La guerre comme expérience intérieure (XIII) : De l'ennemi

Jünger décrit le combattant comme un spectre qui évolue dans un rêve ou dans un cauchemar. La conscience de la réalité est dégradée par la fatigue et l'usure. Il raconte ensuite un accrochage avec une patrouille, "un ballot d'hommes" pendus dans les barbelés qui est "criblé comme une écumoire de projectiles et d'éclats". Cela le soulage de l'épouvante qu'il éprouve car il a peu eu l'occasion de voir l'ennemi en chair et en os, très près. Le tuer, c'est également terrasser ses propres angoisses. "Rarement on accède à l'obscure notion que de l'autre côté puisse vivre des hommes".
Prochain chapitre : Veillée d'armes

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

vendredi 13 février 2009

La guerre comme expérience intérieure (XII) : Angoisse

La promiscuité pèse sur les combattants. L’auteur remarque que la fatigue renforce le sentiment d’angoisse. Il se demande ce qui peut pousser encore les hommes vers l’avant. Selon Jünger, ce n’est ni l’envie d’en découdre, ni la discipline, ni la patrie, ni l’honneur ou le devoir. C’est une volonté supérieure qui permet à l’homme, qui n’est« qu’un conglomérat d’angoisses », de poursuivre son combat. Puis, une nouvelle description du champ de bataille illustre la peur et l’effroi.
Prochain chapitre : de l'ennemi

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

De nouveaux satellites iraniens en production

M. Mohammad Soleimani, ministre des télécommunications et des technologies de l'information, a déclaré le 12 février que les scientifiques iraniens construisaient actuellement sept autres satellites. Parmi eux, 3 seront en orbites basses et 3 géostationnaires (36 000 km).
L'Iran's Aerospace Agency (ISA) a annoncé qu'elle envisageait d'envoyer un homme dans l'espace avant 2021.
Le même jour, le général de brigade Hossein Salami, commandant des forces aériennes des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran), a remercié Dieu pour avoir aidé l'Iran à atteindre un niveau technologique équivalent à celui des grandes puissances. Il a rappelé que la production d'armement iranien avait atteint un niveau remarquable. Il a cité des missiles et des drones ayant un rayon d'action de 2 000 km. Il a également affirmé que le lancement du satellite Omid montrait les capacités de l'Iran malgré les menaces et les sanctions économiques.
L'Iran sera donc en mesure de se renseigner relativement précisément par moyens techniques (satellites, drones, etc.) et de frapper (missiles) jusqu'à 2 000 km, lorsque sa technologie sera pleinement mature. Cette portée lui permet d'atteindre Israël, mais aussi les frontières Est de l'Union européenne (Grêce, Bulgarie).

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Vers un nouveau système de sécurité en Europe?

Le 20 février, lors d'une réunion spéciale de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne, la Russie présentera sa vision d'une nouvelle architecture de sécurité européenne. M. Grigori Karassine, vice-ministre russe des Affaires étrangères, interviendra à la tribune. Elle devrait avoir le soutien des pays membres de l'Organisation du Traité de sécurité collective (site en russe OTSC). Le futur traité devra respecter les principes de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique des États. Ces critères avaient été donnés par le président russe Dmitri Medvedev, le 4 juin 2008.
Il me semble que l'année 2009 pourrait voir le système de sécurité collective évoluer en Europe en raison d'une nouvelle administration américaine, du retour de la France dans le commandement intégré d'une OTAN dont les objectifs pourraient évoluer (les objectifs actuels de projection sont irréalistes cf. ISAF), d'une résurgence de la Russie et de l'OTSC, d'un retour de menaces anciennes (piraterie), etc.
Lire aussi :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

jeudi 12 février 2009

Les parlementaires du Conseil de l'Europe demandent une réglementation stricte des SMPS

Selon l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), les États membres du Conseil de l’Europe devraient réglementer strictement les sociétés privées à vocation militaire ou sécuritaire pour que leurs employés respectent les normes de droits de l’homme qui s’appliquent aux armées régulières et aux services de sécurité de l’État.
L'APCE a demandé une convention exigeant que ces sociétés soient plus transparentes et que leurs missions à l'étranger soient soumises à un contrôle parlementaire. Selon l'APCE, les lois et règlements auxquels sont soumises les armées régulières ou les polices doivent aussi s’appliquer à ces sociétés privées. Elle leur a également reproché "leur influence inquiétante sur les choix et orientations politiques".
Le chiffre d’affaires global de ces sociétés en 2006 serait estimé à 200 milliards de dollars.
Conseil de l'Europe : http://www.coe.int/defaultFR.asp

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La guerre comme expérience intérieure (XI) : Entre soi

« Cela fait une éternité que je suis dans cette tranchée ». C’est ainsi que commence le chapitre « Entre soi » dans lequel Jünger décrit l’ennui, l’exiguïté de son petit morceau de tranchée, la perte des sens, la mort. Le temps semble s’être suspendu. « Cela fait trois ans que cette sentinelle [ennemie] est à la même place » même si parfois, elle est relevée ou tuée. Les individus n’ont plus d’importance seules les fonctions qu’ils occupent comptent. Jünger parle ensuite de son « amour » irrépressible, son attachement, pour ses hommes. Lorsqu’ils se pressent autour de lui dans la bataille, il essaie de sourire alors qu’il se sent, au fond, aussi perdu qu’eux.
Ensuite, il revient vers ses descriptions sensorielles du front : l’odeur de l’urine ou des cadavres, les démangeaisons dues aux poux, etc. Devant « l’horreur qui pèse sur la tranchée comme un nuage immobile », l’amertume du combattant s’aggrave avec le temps. Le problème existentiel de la mort s’ajoute à l’incompréhension entre les hommes du front et l’arrière. Un remède est de passer le temps en créant des liens avec les autres, dans la tranchée...
Prochain chapitre : Angoisse

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

L'USS Vella Gulf capture 7 pirates

L'équipage de l'USS Vella Gulf, flagship de la CTF 151 depuis le 4 février, a appréhendé sept pirates dans le golfe d'Aden, le 11 février, après avoir répondu à un appel de détresse du Polaris, un navire marchand. C'est la première fois que la CTF 151, chargée de lutter contre la piraterie dans la région, arrête des pirates, selon l'US Naval Forces Central Command. Les armes saisies et les suspects ont été transférés à bord du navire de ravitaillement USNS Lewis et Clark.
DoD / US Navy

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mercredi 11 février 2009

La réduction des effectifs des forces stratégiques russes d'ici 2016

Les unités russes de missiles stratégiques (Ракетные войска стратегического назначения Российской Федерации (РВСНРФ), Raketnye voyska strategicheskogo naznacheniya Rossiyskoy Federatsii (RVSNRF)) seront réduites au maximum d'un tiers d'ici à 2016, selon le général Nikolaï Solovtsov, commandant ces forces. Cette réforme constitue une optimisation des effectifs et non une réduction du nombre de missiles ou de charges nucléaires...

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

La guerre comme expérience intérieure (X) : Feu

Feu
L'auteur revient sur l'attente du combattant qui va être bientôt pris pris sous le feu. "Nous avons été au feu des centaines et des centaines de fois, nous sommes la troupe d'élite et de choc ..., et pourtant, ce matin, tous sont d'un silence bien méditatif." L'attente est longue et malgré toutes les préparations, les hommes se demandent s'ils sont prêts et quels sont les motifs de leur combat. Pour Jünger l'essentiel n'est pas "pourquoi se battre" mais "comment se battre".
L'auteur décrit ensuite un homme d'un type nouveau dont le guerrier des troupes d'assaut allemandes serait l'archétype. D'une manière qui pourrait apparaître prémonitoire, il a joute que "cette guerre [14-18] n'est pas le final de la violence, elle en est le prélude". Cette description, qui refroidit quelque peu, esquisse une des thématiques du nationalisme allemand qui engendra le nazisme.
Prochain chapitre : Entre soi

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Système régional de défense aérienne russo-biélorusse

Le 3 février, Moscou et Minsk avaient signé un accord concernant la protection de leur espace aérien qui stipulait la création d'un système régional de défense aérienne. Ce réseau devrait comprendre 5 unités de l'armée de l'air russe, 10 unités d'artillerie sol-air, 5 unités de soutien et une unité de guerre électronique. Elle devraient être placées sous les ordres d'un Russe ou d'un Biélorusse.
Ce système de défense aérienne devrait s'intégrer dans celui de la CEI.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Khatami agressé à Téhéran

Le 10 février, l’ancien président "réformateur" Mohammad Khatami, candidat à la présidentielle du 12 juin, aurait été agressé à Téhéran, lors du défilé pour le 30ème anniversaire de la révolution islamique. Ses agresseurs étaient munis de bâtons et lui ont lancé des slogans hostiles : "Mort à Khatami" et "Nous ne voulons pas de gouvernement américain". Il a été protégé par ses sympathisants et ses gardes du corps.
Il semble que des conservateurs ne soient pas franchement satisfaits de la candidature de Khatami. Cette agression du cinquième président de l'Iran (1997-2005), lors d'une cérémonie officielle, montre qu'une fracture importante existe entre politiciens iraniens, malgré une image monolithique du régime montrée à l'étranger.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

mardi 10 février 2009

Etats-Unis : un audit national sur la sécurité informatique

Le 9 février, le président Obama a présidé le Conseil mixte qui regroupe les conseillers du Conseil national de sécurité et du Conseil de sécurité intérieure. Il a chargé Mme Melissa Hathaway, ancien « Cyber coordination Executive to the Director of National Intelligence », de passer en revue, pendant 2 mois, tout ce qui concerne la sécurité des systèmes d’information américains, qu’ils soient étatiques ou non. Selon John Brennan, conseiller du président pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, « la sécurité nationale et la santé économique des États-Unis dépendent de la sécurité, la stabilité et l'intégrité de l'espace cybernétique de notre nation, à la fois dans les secteurs public et privé ». Souvent considérées comme mineures, les vulnérabilités informatiques peuvent rapidement mettre à terre une nation qui ne serait pas protégée, cela plus sûrement qu’un corps blindé mécanisé.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Règlements de comptes entre Hamas et Fatah

Le 9 février, le Fatah par l'intermédiaire de Sultan Abou al-Aynain, Secrétaire général de ce mouvement au Liban, a accusé le Hamas d'avoir exécuté 20 combattants du Fatah à Gaza durant l'attaque israélienne. Il a ajouté que 120 combattants auraient été blessés pour la plupart d'une balle dans le genou. Durant le conflit, il avait demandé que le Hamas libère les combattants du Fatah emprisonnés dans les geôles du Hamas. Il a également accusé le Hamas de s'armer dans les camps palestiniens du Liban.
Par ailleurs, le même jour, des responsables de la force préventive de sécurité (proches de l'OLP) en Cisjordanie ont démenti les accusations du Hamas, qui leur reprochent la mort par pendaison de Mohammed Abdel-Jamil al-Hajj (Hamas), dans la prison de Jénine.
Hamas
Force est de constater que la "résistance palestinienne" n'a pas fait que lutter contre Israël et se prépare à toute éventualité...
Les combats entre Hamas et Fatah ne sont pas nouveaux. Les combats entre le Hamas et le Fatah, qui se sont déroulés du 7 et au 15 juin 2007, dans Gaza avaient fait environ 115 morts et plus de 500 blessés. Ils avaient conduit a une séparation politique de fait entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.
De plus, M. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, a en théorie terminé son mandat le 9 janvier dernier et le Hamas n'est pas forcément disposé à le reconduire en attendant la tenue d'élections.
Fatah
Ainsi, sauf accord de réconciliation, le spectre d'une guerre civile palestinienne semble encore planer sur la Palestine et les camps installés dans les pays limitrophes.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

lundi 9 février 2009

Des orientations sécuritaires américaines dans l'espace eurasiatique

Le Vice-président Biden a prononcé un discours très intéressant, le 7 février, lors de la 45ème conférence sur la sécurité de Munich. Il a abordé de nombreux points dont la crise économique, les relations avec l'Islam, les relations entre l'OTAN et la Russie, le retour éventuel de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, l'importance d'une victoire en Afghanistan, etc.
Mr. Ambassador, thank you very much. Ladies and gentleman, it's an honor to be back in Munich. I've attended this conference many times as a United States senator, and three of my congressional colleagues are here with me today. But I am honored to be back here, as well, as the Vice President of the United States, representing a new administration and, hopefully, a new day.
Today I am especially honored to represent this administration. And we've gone through the oldest of our traditions: that is the peaceful transfer of power. And now, I bring the regrets of two friends who are usually here. But because we are still grappling with legislation relating to our so-called stimulus package to deal with our economic issues — both Senators John McCain and John Kerry were hoping to join my three House colleagues here today, they are usually here, but they send their regrets.
I come to Europe on behalf of a new administration, and an administration that's determined to set a new tone not only in Washington, but in America's relations around the world. That new tone is rooted in a strong bipartisanship to meet these common challenges. And we recognize that these challenges, the need to meet them, is not an opportunity — not a luxury, but it's an absolute necessity. While every new beginning is a moment of hope, this moment -- for America and the countries represented in this room -- it is fraught with some considerable concern and peril.

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger