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mercredi 28 janvier 2009

Projet de loi (n° 1216) relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014

La loi de programmation militaire traduit généralement soit une logique de moyens, soit une logique d'objectifs. Les rapports suivant permettront donc aux lecteurs (courageux) de se faire une opinion personnelle au sujet de la prochaine LPM :

Plus d'infos sur : http://www.assemblee-nationale.fr/

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samedi 24 janvier 2009

La guerre comme expérience intérieure (VI) : Pacifisme

Le pacifisme.
Le chapitre commence ainsi : « la guerre est la plus forte rencontre des peuples ». Comment mieux résumer l’affrontement dantesque que fut la Première guerre mondiale. Pessimiste, Jünger constate qu’il n’est pas possible de se soustraire à la guerre. Cela relativise d’emblée la notion de pacifisme.
Il affirme ensuite qu’il existe deux types de pacifisme : l’idéalisme (refus de la guerre par amour des hommes) et la peur (refus de la guerre par de sa propre perte). Selon lui, l’idéalisme est estimable car cela revient à placer l’humanité au-dessus de la nation. Au contraire, la peur de perdre la vie est détestable car l’individu se place au-dessus de tout. Paraphrasant Voltaire (on dit que Dieu est toujours du côté des gros bataillons), il se demande si les « gros bataillons ne sont pas du côté de la civilisation la plus haute ». C’est pourquoi, il estime que les civilisations « avancées » doivent posséder des armées fortes pour pouvoir lutter contre la barbarie. Cette question immémoriale (civilisé contre barbare) garde tout son sens encore aujourd’hui, concernant la défense des valeurs auxquelles adhère une civilisation. Après quelques exemples historiques, il aborde ensuite le décalage entre le front et l’arrière pour les combattants. Il décrit une nouvelle fois l’horreur du champ de bataille : le corps déchiquetés, les flots de sang, etc.
Jünger raconte ensuite un épisode de fraternisation durant lequel il avait été obligé, avec ses camarades, de sortir de la tranchée en raison de pluies trop violentes. Étonné de voir sortir de terre une multitude de combattants, il décrit une sorte de résurrection de l’homme qui découvre un autre soi en l’autre, un autre combattant. Et puis, la guerre reprend ses droits, implacable, et le sang coule à nouveau…
Prochain chapitre : bravoure.

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lundi 19 janvier 2009

EGEA change d'adresse

Le blog Etudes Géopolitiques Européennes et Atlantiques (EGEA) , dont je suis un lecteur assidu change de plate-forme. Vous pourrez le retrouver, avec une nouvelle présentation, à l'adresse suivante : egeablog.net
Bonne lecture. Lire aussi. Cliquer pour voir les anciens billets

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dimanche 18 janvier 2009

La guerre comme expérience intérieure (V) : Eros

Eros
Dans le chapitre Eros, Jünger revient sur l’exacerbation des sens du combattant, « le péril fait resurgir des émotions déroutantes comme les rêves ». Il constate que plus la guerre durait, plus elle imposait son empreinte à la vie sexuelle. La peur et l’effroi, au centre de la vie dans la tranchée, marque le combattant qui cherche à profiter de l’instant présent aussi bien vis-à-vis de l’alcool que des femmes. Jünger, dans sa présentation de soirées bruxelloises, notamment avec des prostituées, parvient à allier le sordide au poétique : il fallait trouver « l’amour là où il se trouvait sans voile». Ainsi, la peur du lendemain « oblige » à jouir du présent. « Les guerriers et les filles, un motif qui ne date pas d’hier » est son constat. Il balaie dans ce chapitre toute forme de moralité dans l’acte sexuel, comme il l’élude dans ses descriptions du combat. L'omniprésence du danger change tout, y compris certaines valeurs, au moins momentanément. Encore une fois, l'homme est décrit dans toute sa dimension bestiale, dans laquelle la notion d'amour perd son sens. Encore une fois, la guerre tue ou façonne l’homme.
Prochain chapitre : Pacifisme

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vendredi 9 janvier 2009

La guerre comme expérience intérieure (IV) : La tranchée

La tranchée
L'univers de la tranchée a été présenté dans de nombreux ouvrages. Jünger, une fois de plus, décrit crûment ses réflexions de "blasé du sang". Il remet en perspective les jours passés dans la tranchée, cette "alerte éternelle", par rapport aux heures de la bataille. "La guerre se couronnait jadis de journées où la guerre était joie [...] Mais la tranchée faisait de la guerre un travail de manoeuvre, des guerriers les journaliers de la mort, usés jusqu'à la corde par un quotidien sanglant." La description de la tranchée revient également sur l'horreur et l'exacerbation des sens (cf. chapitres précédents).
La tranchée est présentée comme l'environnement du combattant mais plus encore, le combattant est lié, jusque dans la mort, à sa tranchée. Paradoxalement, l'homme créé la tranchée mais il devient la créature de la tranchée, une partie constituante d'un corps dont l'être humain n'est, au mieux, qu'une cellule. La tranchée est vivante, elle fait du bruit, elle vomit "dans des longues vagues des marées d'hommes".
Les dernières phrases du chapitre montre cette symbiose effroyable entre l'homme et la tranchée. "La pourriture couvait sur tout le paysage. Lentement les morts se défaisaient, se conjoignaient à la terre, à la tranchée pour laquelle ils avaient combattu."
Prochain chapitre Eros.

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lundi 5 janvier 2009

NATO TV Channel

NATO TV channel est la "télé" de l'OTAN en ligne sur internet. Elle m'a été signalée par Frédéric que je remercie. Elle diffuse des reportages de tous genres et des points presse, notamment concernant les opérations. A Consulter.

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vendredi 2 janvier 2009

Soft, Hard ou smart power ?

Non l'asymétrie, si elle existe, n'est pas récente ou limitée aux niveaux tactique et opératif. A la guerre, l'ennemi accepte rarement de combattre sur un champ de bataille (unité de lieu, de temps et d'action?), sans y être obligé ou incité. L'ennemi face à une force trop importante peut également se dérober. Personne ne cherche sa propre destruction pour un effet nul sur le terrain ou sur l'ennemi. Il me semble que c'est du bon sens.
Au niveau stratégique, il en est de même. Lorsqu'une stratégie est vaine en raison de moyens disproportionnés, il est toujours possible de contourner la puissance adverse en utilisant son point faible pour appliquer sa propre force.
Un exemple valant mieux qu'un long discours, l'exemple de l'Inde, à la fin de la période coloniale britannique me semble intéressant.
Le court texte suivant (Extrait de Tibor Mende, Conversations avec Nehru, Paris, le Seuil, 1956 in Christophe Jaffrelot, New Dehli et le monde. Une puissance émergente entre realpolitik et softpower. Autrement. 2008) me parait bien résumer cette exemple de contournement efficace de la stratégie de l'adversaire (mouvement pour l'indépendance de l'Inde). Dans ce cas les moyens sont principalement non militaires. Pourquoi se l'interdire? Pourquoi s'interdire le Soft power lorsque l'on n'a pas les moyens du Hard power ?
" Nous sommes entrés en conflit avec la domination britannique et nous avons lutté contre elle. Mais, nous avons lutté non pas sur le plan militaire - nous ne pouvions pas -, nous avons lutté de manière pacifique. Pour un grand nombre de raisons, nous avons réussi. Nous sommes donc enclins à attacher moins d'importance aux solutions militaires qu'aux solutions pacifiques, sans compter que nous n'avons pas les moyens d'avoir recours à des solutions militaires."
Une question à se poser sur le long terme pour une (grande) puissance, peut-on séparer le Soft power du Hard power? La réponse est globalement non, dans le concept de Joseph Nye, qui préconise l'utilisation du Smart power, une combinaison du hard et du soft power.
Lire aussi : influence ou autorité, deux approches du pouvoir.

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