Pages

dimanche 6 décembre 2009

De mortuis nihil nisi bene

Selon Jünger, le pacifisme est estimable lorsqu'il s'agit de placer l'humanité au dessus de tout et méprisable lorsqu'il s'agit de placer l'individu au dessus de tout par peur de la mort.
Le pacifisme regroupe globalement deux concepts : une doctrine de la non-violence et l'action des partisans de la paix (qui n'exclut pas la violence).
Le premier est estimable lorsqu'il s'agit de vaincre sans utiliser des formes de violence, comme l'a montré une partie du peuple indien à la suite de Ghandi. Cela consiste parfois à mettre en jeu sa vie lors de confrontation et cela n'exclut pas de subir des violences en représailles.
Le second est prôné par une grande majorité de personnes en Europe par amour de la paix et par souvenir des hécatombes qui ont secoué le continent. Mais, ces gens considèrent également que la paix mérite lorsque c'est nécessaire et comme ultima ratio de faire la guerre (position d'opinions publiques en 2003, lors du conflit américano-irakien).
Ces deux concepts méritent de la considération même si ce n'est pas toujours mon point de vue.
A côté de ces deux catégories existe ce j'appelle les clandestins de la sécurité qui, bien à l'abri des protections sécuritaires fournies par d'autres, se disent pacifistes par idéologie. Ces autres (militaires, policiers, etc.) prennent des risques pour leur vie (parfois jusqu'à la mort) et pour la stabilité de leur famille. Ils placent très souvent l'intérêt général au-dessus de leur intérêt particulier, au service des autres et pour la France, au nom du peuple français. Par exemple, les militaires méritent, comme le précise la loi française (code de la défense), le respect des citoyens et la considération de la Nation.
L'affaire Nadia Morel montre que l'idéologie peut amener à des comportements déplacés qui n'honorent personne et aucune cause.
Réactions à cette affaire :

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire