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samedi 28 novembre 2009

H1N1 : également un problème sécuritaire !

Nous y sommes. La pandémie H1N1 n'est pas qu'un problème de santé publique mais bien celui de l'ensemble de la nation, avec des implications sécuritaires. Le 26 novembre dernier, la police est intervenue à Lyon pour calmer la population dans un centre de vaccination. L'annonce de la mutation du virus en France ne devrait pas refroidir certains esprits malgré l'augmentation du nombre de centres décidée par le Président de la République.
Je cite le Figaro :
La journée a mal commencé, hier matin, au gymnase de la Ficelle, l’un des trois centres de vaccination contre le virus H1N1 de Lyon. Ouvert à 9 h 30, il a dû fermer ses portes à 10 h 30. Complet. N’arrivant pas à juguler le trop-plein de personnes venues se faire vacciner, les responsables du centre ont décidé d’appeler la police pour empêcher les gens de rentrer. Les services de police municipale, eux aussi débordés, ont décliné et c’est finalement une équipe de la Brigade anticriminalité (BAC) qui est intervenue pour disperser les troupes. Ce qui n’a guère contribué à détendre l’ambiance.
US Gov
Tout cela pose la question de la résilience réelle de la population française que j'estime peu élevée face à des catastrophes naturelles ou des pandémies. Peu de morts et déjà des paniques collectives et des comportements égoïstes à grande échelle ! Cela pose la question du corps médical et des soignants dont certains membres ont perturbé la campagne de vaccination par des déclarations publiques intempestives que l'avenir jugera peut-être sévèrement, selon le bilan humain final. Cela pose la question de la liste de priorité qui ne prend ni en compte les forces armées, ni la police alors que des problèmes sécuritaires supplémentaires pourraient survenir (à l'instar d'autres pays). Cela pose la question de l'aptitude de l'État et des collectivités à réagir, après la suppression du service national et la réduction (optimisation) des effectifs de la fonction publique calibrés pour des situations normales et non d'exception. Cela pose la question de la culture du risque dans notre société.
Ce qui est clair, c'est que l'heure n'est pas aux réponses mais à l'action et au civisme.
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