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samedi 3 octobre 2009

Rétablir la sécurité humaine en COIN ou la doctrine de la poule au pot

La "doctrine de la poule au pot", sans prétention aucune et avec un peu d'humour, est le nom que je donne aux actions menées par Henri IV, en France, pour pacifier le pays après les 8 guerres de religions. Le terme de pacification est plus ancien que la deuxième période coloniale française qui débute au XIXème siècle. Il existe déjà durant les guerres de religion...
Quelles sont ces actions pacificatrices ? :
  • le 30 avril 1598, Henri IV proclame l'édit de Nantes, débattu préalablement par les belligérants, sorte de paix des braves et d'amnistie, entre catholiques et huguenots
  • politique d'urbanisme
  • développement économique, sur une base rurale
  • lutte contre les bandes armées (militaires démobilisés)
  • reconstruction de l'État
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Toutes ces actions ont un point commun : le rétablissement de la sécurité humaine (terme anachronique) dans le Royaume de France.
Je ne propose pas de faire manger de la poule au pot aux Afghans mais en quelques mots (réducteurs) de s'attacher à comprendre simplement ce que peuvent être des objectifs de sécurité humaine dans les pays actuellement en crise : Afghanistan, Congo, etc.
Aujourd'hui, si l'on prend en compte la phase de stabilisation continuum des opérations en vigueur en France (anticipation stratégique, intervention/réponse initiale, stabilisation, normalisation, veille stratégique), il s'agit principalement de rétablir la sécurité pour permettre les conditions du retour à la normalité.
Le concept de sécurité humaine (1994) permet de déterminer des objectifs à poursuivre sur le terrain pour sécuriser une population et par conséquent, cela permet de définir des lignes d'opérations :
  • une population alimentée correctement
  • un travail légal pour la grande majorité de la population
  • un état sanitaire collectif correct
  • un environnement préservé
  • une protection maximale des individus contre les crimes (organisés ou non)
  • une absence d'affrontements inter-communautaires (religieuses ou ethniques)
  • un respect des libertés publiques fondamentales
Lorsque ces objectifs sont remplis, les populations disposent du minimum de sécurité. Les "coeurs et les esprits ne sont pas gagnés" mais tout groupe qui remettrait en cause cette sécurité serait rejeté.
Ceci n'est possible qu'avec une approche globale de la sécurité et des lignes d'opérations connectées ( approche systémique).
Bien plus facile à écrire qu'à mettre en oeuvre !

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