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vendredi 3 juillet 2009

Quelques commentaires sur La guerre hors limite

Je redécouvrais, il y a quelques jours, La Guerre hors limite (L'art de la guerre asymétrique entre terrorisme et globalisation) des colonels supérieurs (à l'époque) Qio Liang et Wang Xiangsui. Cet ouvrage de 1999, publié en français en 2003, tire les conséquences des conflits de la dernière décennie du XXème siècle au plans stratégique, opératif et tactique. Je l'avais lu lors de sa sortie. Je l'avais apprécié mais je n'avais pas totalement compris la portée intellectuelle de ce texte.
A l'instar de la Guerre comme expérience intérieure, je vais commenter ce livre durant l'été, chapitre par chapitre, en espérant que cela donne envie à quelques personnes de le lire. Il se décompose en deux parties : De la nouvelle forme de la guerre et Du nouvel art de la guerre.
Une citation très imagée : "Sur les champs de bataille du futur, les forces numérisées risquent fort de se retrouver comme le grand cuisinier qui excelle à préparer des homards au beurre. Face à des guérilleros qui s'obstinent à manger des épis de mais, elles n'auront plus que leurs yeux pour pleurer."
Présentation de l'éditeur :
Qiao Liang et Wang Xiangsui -tous deux officiers supérieurs de l’Armée de l’Air chinoise- présentent dans cet ouvrage leur réflexion sur ce qu’est la guerre aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, en s’appuyant notamment sur les opérations menées par les États-Unis pendant la guerre du Golfe en 1991. Selon leur vision, l’ordre (ou le désordre) mondial actuel se réduit à un gigantesque champ de bataille où la guerre ne connaît plus de limites. Elle dépasse non seulement les frontières, mais elle touche tous les domaines, tous les secteurs de l’activité humaine : l’économie, la finance, la technologie et la culture. Dès lors, les moyens de mener la guerre n’ont plus de limites. Tout est bon pour gagner, y compris le terrorisme.

En commentant la traduction (non officielle et partielle) de l’ouvrage effectué par ses soins sous le titre «Unrestricted Warfare», l’éditeur du F.B.I.S. (Foreign Broadcast of International Service) -qui dépend de la CIA-, estime que les auteurs proposent des tactiques aux pays sous-développés, en particulier la Chine, pour compenser leur infériorité vis-à-vis des États-Unis en cas de guerre «high-tech» Mentionnons que ce texte a été publié en Chine en 1999 par les Éditions artistiques de l’Armée populaire de libération, avec l’aval voire les encouragements des autorités militaires chinoises, ce qui correspond finalement à un aval officiel du gouvernement chinois.

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3 commentaires:

  1. J'avais prévu une courte fiche de lecture sur ce livre important qui repose dans ma bibliothèque depuis quelques années, mais votre série estivale qui le traitera point par point sera sans doute impeccable. Vivement le premier billet.

    À noter qu'au-dela des chapitres intéressants sur les opérations non-conventionnelles, ce livre contient également des passages un peu ésotériques sur le nombre d'or ou encore des références au "programme" chinois de guerre météorologique, ce qui a tendance à diluer le propos des auteurs.

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  2. Je compte publier le premier commentaire d'ici à la fin de la semaine. Vous avez parfaitement raison sur le chapitre sur le nombre d'or qui est de loin le plus faible de l'ouvrage, au moins selon nos critères occidentaux. Cordialement.

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  3. Je compte lire ce livre.

    Il serait intéressant de mettre en regard de ce qui y est dit le chemin parcouru par la défense chinoise depuis 10 ans.

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