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lundi 20 juillet 2009

L'enlèvement un mode d'action ancien et efficace

L'enlèvement est un mode d'action ancien, pour ne pas dire vieux comme les conflits humains. Il peut avoir de nombreuses motivations : l'argent, la guerre, les représailles, etc.
Durant les conflits, l'enlèvement, permet principalement d'acquérir du renseignement, d'emprisonner un individu ou de saisir un otage à échanger contre une rançon (matérielle ou immatérielle). C'est un mode d'action symétriques lorsqu'il s'agit d'opérations de capture. Jünger, dans Orages d'acier, décrit des missions de capture de prisonniers durant la Première guerre mondiale. La série américaine Frère d'armes (Band of brothers) évoque dans un épisode la capture d'un prisonnier pour avoir du renseignement, en 1945. Durant les opérations de l'ONU en Bosnie, des casques bleus avaient été enlevés. Plus récemment (sous l'IFOR et la SFOR), des actions ont été menées pour capturer des criminels de guerre. Ce ne sont plus tout à fait des actions de guerre.
Empereur Moctezuma enlevé par les conquistadores de Cortès
La prise d'otage est un mode d'action de plus en plus utilisé par les mouvements jihadistes comme nous le rappelait récemment Namaste! Salam! au sujet du soldat Bowe R. Bergdahl, capturé la semaine dernière en Afghanistan et dont une vidéo a été mise en ligne par les Talibans. La capture de soldats israéliens par le Hezbollah avait déclenché la guerre de Juillet 2006, au Liban. Le soldat israélien (qui est aussi français) Gilad Shalit est toujours entre les mains du Hamas et constitue une monnaie d'échange. On pourrait multiplier les exemples à l'envi avec le FARC colombiens, les pirates ou les islamistes somaliens qui détiennent deux français.
1/ Ces enlèvements permettent aux forces irrégulières de contourner la puissance de leur ennemi et de rétablir "autrement" le rapport de force militaire.
2/ Ils permettent de peser sur le opinions publiques dont une partie se retourne généralement contre son gouvernement sauf lorsque les rapts sont trop nombreux. Dans ce cas les populations se désolidarisent des preneurs d'otages, comme en Irak depuis 2004 ou en Colombie depuis quelques années.
3/ Il existe peu de parades : abandonner les otages à leur triste sort, payer pour leur libération ou accéder aux demandes des preneurs d'otages, mener des actions de combat hasardeuses pour les libérer, etc.
4/ Des parades efficaces restent à inventer mais je reste pessimiste. Depuis le temps, on les aurait trouvées...

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1 commentaire:

  1. J'ai écrit il y a déjà un certain temps (mai 2008, ça passe vite) un petit article sur les "origines" historiques des prises d'otages dans un contexte de conflit armé :

    Otages et otages : un court cours d'histoire sans prétention

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