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mardi 7 juillet 2009

"Côte d'Ivoire : les impératifs de sortie de crise" par l'ICG

L'international crisis group, vient de publier "Côte d'Ivoire : les impératifs de sortie de crise" (gb). Je vous livre une partie du communiqué de presse et les conclusions de l'ICG.
Afin d’éviter la menace qui pèse sur l’accord de paix en Côte d’Ivoire, le président Laurent Gbagbo ainsi que les autres dirigeants ivoiriens vont devoir accélérer la mise en application des éléments-clés de l’accord de paix avant les élections de Novembre.
Côte d’Ivoire : les impératifs de sortie de crise,* le dernier briefing Afrique d’International Crisis Group, évalue l’état de l’Accord de paix de Ouagadougou, qui mit fin à cinq ans de conflit et de partition territoriale entre le gouvernement et les rebelles des Forces nouvelles en 2007. Les autorités nationales et locales ont besoin d’accélérer significativement le rythme des préparations électorales, de la réunification administrative et du désarmement des groupes armés, sinon, le pays pourrait retomber dans la guerre.
Pour que cet accord puisse enfin aller à son terme, les mesures suivantes doivent être prises :
  • Concernant le processus électoral. Les opérations de traitements des données doivent débuter au plus vite dans 68 centres de traitement informatique prévus à cet effet. Un plan détaillé de distribution des cartes d’électeurs doit rapidement être présenté par la Commission électorale indépendante (CEI) et l’opérateur technique privé partenaire, qui doit précéder leur distribution par une campagne d’infor mation des populations ciblées leur indiquant précisément où et comment elles pourront retirer leurs cartes d’électeurs. Le Premier ministre doit assumer véritablement son rôle de « chef d’orchestre » du processus électoral, en s’entourant d’une équipe capable de coordonner l’ensemble des opérations qui conduiront aux élections.
  • Concernant le désarmement. Gbagbo et Soro doivent prendre la responsabilité d’accélérer l’inté gra tion de leurs forces respectives au sein des forces communes de police et de gendarmerie et de la nouvelle armée nationale, qui prévoit l’intégration de 5 000 ex-rebelles. Les deux protagonistes doivent enfin s’engager dans un désarmement réel en procédant à un abandon partiel et simultané de leurs stocks d’armes et de munitions.
  • Concernant l’administration. Le Premier ministre doit modifier en profondeur son cabinet actuel en choisissant des collaborateurs plus expérimentés et plus compétents. Une seule administration doit être présente sur l’ensemble du territoire au cours du semestre à venir. Dans la zone ultérieurement tenue par les rebelles, les préfets et les mairies doivent être dotés des moyens logistiques et nécessaires pour restaurer l’autorité civile de l’Etat. Le contrôle des frontières septentrionales du pays doit être assuré par des policiers et des douaniers de l’Etat ivoirien et non plus par des ex-rebelles.
  • Le Conseil de sécurité doit accentuer sa pression sur les responsables ivoiriens. Paris doit faire pression sur les responsables ivoiriens en conditionnant la reprise de l’ensemble de la coopération à la tenue d’élections libres et transparentes ainsi qu’à une période post-électorale pacifique. La facilitation burkinabé devrait être renforcée et, avec l’aide du Premier ministre Soro, engager une négociation directe avec chaque « com’zone » pour réussir leur intégration, et avec celle de Laurent Gbagbo le dés armement des différentes milices loyalistes.

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