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mercredi 3 juin 2009

L'opération Iraqi Freedom : mars et avril 2003, l'intervention

Les débuts de l’opération Iraqi Freedom peuvent être considérés comme un exemple d’intervention réussie malgré une transition calamiteuse vers la stabilisation.
Le 19 mars 2003, quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein, les États-Unis ont tiré des missiles sur Bagdad, lors de l'opération Shock and Awe. La stratégie de la coalition a consisté en des bombardements ciblés et répétés de la capitale irakienne et centres de décision du régime.

L’opération terrestre a débuté dès le 20 mai 2003, sous le commandement de la 3ème armée américaine qui était commandement de composante terrestre. Elle avait sous ses ordres le 5ème corps de l’armée de terre américaine qui contrôlait toutes les unités de l’Army à l’ouest de l’Euphrate, le 1st Marine Expeditionary Force (MEF) à l’est et la 1ère division blindée britannique dans la région de Bassora.

Les 21 et 22 mars, la 3ème (US) division d’infanterie battait la 11ème (IQ) division d’infanterie au sud-ouest d’ An-Nasiriyah et s’emparait du pont de l’autoroute n°1 sur l’Euphrate. Le 23 mars, la 3ème (US) division d’infanterie dépassait ce pont en le laissant en compte à la 2nd Marine Expeditionary Brigade (MEU) – la Task Force Tarawa (TF Tarawa), son deuxième échelon. La TF Tarawa saisissait ensuite d’autres ponts, ce qui permet de déployer des unités de la 1ère MEF à l’est de l’Euphrate.

Après avoir battu la 51ème (IQ) division mécanisée et sécurisé les champs de pétrole du sud du pays près de Rumaylah, la 1ère division des Marines a les a confié à la 1ère (UK) division blindée. Cette dernière avait encerclé Bassora et menait des opérations dans la région d’Umm Qasr. Pendant ce temps, la 1ère division des Marines poursuivait son action en attaquant le long des autoroutes 1 et 7.
La 3ème (US) division d’infanterie poursuivait également son attaque vers le nord-ouest. Elle menait aussi des opérations pour prévenir l’action des Fedayeen loyaux à Saddam Hussein dans As-Samawah (22 au 28 mars) et An-Najaf (25 au 28 mars). Ils cherchaient à s’attaquer aux lignes de communications américaines. Elle a ensuite sécurisé une zone au sud-est de Najaf qui devait servir de base logistique lors de l’attaque contre Bagdad.
Les 23 et 24 mars, le 11ème (US) régiment d’hélicoptère d’attaque a conduit une attaque dans la profondeur contre des éléments de la garde républicaine au sud de Bagdad. L’intensité de la riposte fut telle que les hélicoptères furent obligés de se replier, après avoir perdu un appareil et trente et un autres endommagés. Malgré l’échec de la mission, des enseignements ont été tirés pour mener les futurs raids.

Vers le 25 mars, les avions de la coalition ont mis la priorité sur les cibles tactiques, notamment les blindés iraquiens, délaissant quelque peu les objectifs stratégiques. Le 28 mars, les appareils de la 101ème brigade d’aviation de l’armée de terre ont mené une attaque dans la profondeur contre des unités de la Garde républicaine iraquienne au sud de Bagdad. Vers le 29 mars, les attaques aériennes contre la Garde républicaine avaient sérieusement dégradé son potentiel mais ses unités et les Fedayeen continuaient de résister à la coalition. Inversement, certaines unités régulières iraquiennes se sont désintégrées en raison des attaques et des désertions.
Dans le but d’ouvrir un deuxième front, à partir du 26 mars 2003, la 173 ème brigade aéroportée fut parachutée sur le Kurdistan pour appuyer les forces irrégulières kurdes.
Afin de permettre la 3ème Division d'infanterie d’attaquer Bagdad, certaines de ses unités furent relevées sur position par les 101ème et 82ème (US) divisions aéroportées. Après une action de déception menée par la 2ème Brigade de la 3ème division d’infanterie en direction d’Al-Hillah, pour fixer des éléments de la Garde républicaine, le reste de la division a mené une attaque contre Bagdad à partir du sud-ouest. Elle détruit au passage des résistances isolées d’unités de la Garde et des Fedayeen. Le 4 avril, elle commence à isoler Bagdad par l’ouest et lance son premier raid dans la ville le lendemain. Après avoir franchit le Tigre, la 1ère division des Marines attaqua Bagdad par le sud-est et détruisit la Division Al-Nida de la Garde républicaine, près d’Al-Aziziyah. Ils atteignent Bagdad le 5 avril. Pendant ce temps, la TF Tarawa, en deuxième échelon réduisait les résistances dépassées dans la région de An-Nasiriyah. Elle détruisait également le reliquat de la 10ème division blindée iraquienne dans la région d’Al-Amarah, le 7 avril. Pour sa part, la 1ère (UK) division blindée sécurisait Bassora. En définitive, Bagdad est prise le 9 avril et le régime de Saddam Hussein tombe.
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