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dimanche 5 avril 2009

Un partenariat renforcé entre l'Iran et le Venezuela

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez, son homologue venezuelien ont présidé conjointement, le 3 avril, une nouvelle journée de négociations dans le cadre de la commission mixte irano-venezuelienne.
Ils ont évoqué les accords bilatéraux conclus, la nécessité d'accélérer les investissements conjoints et de lancer de nouveaux projets industriels. Ils ont souhaité la mise en place d’un «front de mesures révolutionnaires communes». Ils ont également insisté sur la nécessité d'élaborer une feuille de route pour élargir leurs relations à long terme dans le domaine industriel, énergétique, scientifique, commercial, culturel, politique et touristique. Les deux présidents ont signalé «les atouts en or et sans pareille» dont disposent aujourd'hui «ces deux pays révolutionnaires ». Les deux présidents ont ajouté « qu’alors que le monde et le système capitaliste est en crise », ils devaient apporter à leurs peuples « l’espoir et le bonheur au travers de mesures rapides et larges », dans le cadre de l'élargissement de leurs relations.
Le président venezuelien a déclaré que les deux pays devaient « renforcer encore leur coopération commerciale pour ne pas dépendre du commerce mondial », au moment où le G20 se réunissait à Londres. Ils ont également critiqué le FMI et l'OMC.
Ils ont inauguré la Bi-National Iranian Venezuelan Bank, une banque irano-vénézuélienne, basée à Téhéran, visant à financer le développement de projets communs dotée d’un capital de départ de 200 millions de dollars. Le capital devrait être porté à 1,2 milliard de dollars, afin de soutenir les projets économiques, industriels et miniers communs.

presidencia.gob.ve

Cette réunion illustre la coopération de plus en plus importante entre l'Iran et le Venezuela, deux pays qui partagent une rhétorique et une politique antiaméricaine. L’Iran qui actuellement chercherait à s’implanter en Amérique latine a trouvé un point d’appui au Venezuela. Ces deux puissances pétrolières régionales, actuellement en marge des systèmes politiques, économiques et juridiques internationaux, s’unissent donc de plus en plus pour s’offrir une alternative de développement économique et stratégique. Seront-ils rejoints par d’autres pays à la faveur de la crise internationale ? L’avenir le dira.

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