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samedi 14 février 2009

La guerre comme expérience intérieure (XIII) : De l'ennemi

Jünger décrit le combattant comme un spectre qui évolue dans un rêve ou dans un cauchemar. La conscience de la réalité est dégradée par la fatigue et l'usure. Il raconte ensuite un accrochage avec une patrouille, "un ballot d'hommes" pendus dans les barbelés qui est "criblé comme une écumoire de projectiles et d'éclats". Cela le soulage de l'épouvante qu'il éprouve car il a peu eu l'occasion de voir l'ennemi en chair et en os, très près. Le tuer, c'est également terrasser ses propres angoisses. "Rarement on accède à l'obscure notion que de l'autre côté puisse vivre des hommes".
Prochain chapitre : Veillée d'armes

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