Pages

lundi 9 février 2009

La guerre comme expérience intérieure (IX) : Contraste

Jünger aborde sa francophilie. « Pour l’art de vivre, imbattables », en parlant des français. « Je n’ai pas de haine contre eux. Mais ça, je préfère le garder pour moi ». Il reprend son thème du droit de tuer à la guerre mais de l’illégitimité de la haine, « le plus terrible pour le combattant ». En effet, selon l’auteur, chaque peuple a son « sale type » qui est pris pour norme par l’adversaire. Il revient encore une fois sur la description de la mort : « un crâne de nègre tout noir, dont la pluie a arraché les cheveux par touffes », « les rats puants », etc. Ensuite, il décrit sa promenade dans les rues de Lille qui contraste avec le front : le calme, les magasins, l’alcool, les femmes, etc. Il raconte se « rencontre » avec une française dont le mari se bat dans l’armée française. Il se demande s’il est mort, s’il monte la garde, s’ils se sont combattus. Ce chapitre montre donc le contraste qui existe entre l’arrière et le front, la vie et la mort, les normes en temps de paix et de guerre.
Prochain chapitre : feu

Partager ce billet:

Facebook Twitter Technorati

Blogger

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire