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mercredi 11 février 2009

La guerre comme expérience intérieure (X) : Feu

Feu
L'auteur revient sur l'attente du combattant qui va être bientôt pris pris sous le feu. "Nous avons été au feu des centaines et des centaines de fois, nous sommes la troupe d'élite et de choc ..., et pourtant, ce matin, tous sont d'un silence bien méditatif." L'attente est longue et malgré toutes les préparations, les hommes se demandent s'ils sont prêts et quels sont les motifs de leur combat. Pour Jünger l'essentiel n'est pas "pourquoi se battre" mais "comment se battre".
L'auteur décrit ensuite un homme d'un type nouveau dont le guerrier des troupes d'assaut allemandes serait l'archétype. D'une manière qui pourrait apparaître prémonitoire, il a joute que "cette guerre [14-18] n'est pas le final de la violence, elle en est le prélude". Cette description, qui refroidit quelque peu, esquisse une des thématiques du nationalisme allemand qui engendra le nazisme.
Prochain chapitre : Entre soi

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