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samedi 29 novembre 2008

Les pôles : un enjeu ?

Dans les zones polaires, il n'y a personne (ou presque). Pour autant, il n'y a pas rien. Le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces et les calottes pourrait ouvrir de nouvelles routes maritimes et de nouveaux enjeux. Et, là où il y a enjeu, il y a conflit.
Loin de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan ou au Moyen-Orient, ces zones pourraient devenir hautement stratégiques et symboliques (souveraineté, accès aux ressources, études scientifiques, etc.) au cours du XXIème siècle.
Parfois, en regardant les cartes géopolitiques, économiques, sécuritaires, en plaçant les pôles au centre, les problématiques apparaissent parfois plus clairement. C'est juste une habitude qui a été perdue depuis la fin de la guerre froide qui a aussi été "menée" sous les calottes glaciaires et dans les eaux de l'atlantique nord.
19° FIG : fig-st-die.education.fr

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mercredi 26 novembre 2008

La dissuasion tactique

La dissuasion tactique, je me lance à mon tour dans l’arène des blogs (cf. EGEA).
Je suis d’accord. La « définition militaire » de la dissuasion s’applique fort mal au niveau tactique. Cependant, ce n’est pas parce que le modèle (la définition) ne correspond pas à la réalité que cette réalité n’existe pas. La définition est la description de la réalité et non la réalité.
Je propose donc de revenir à une base commune qui est celle d'un dictionnaire courant. Les définitions ne sont certes pas toujours précises (j’avoue que je n’en connais pas le dixième) mais elles ont le grand mérite d’être communément admises. Selon le Robert, la dissuasion est l’action de dissuader, c’est-à-dire « d’amener quelqu’un à renoncer à faire quelque chose ». Selon cette définition, il peut y avoir une dissuasion tactique. La dissuasion tactique correspondrait à l’ensemble des actions qui permettent d’amener un ennemi ou un adversaire à restreindre lui-même sa liberté d’action pour éviter des représailles ou une défaite cuisante.
La dissuasion est relative à l’ennemi/adversaire que l’on cherche à dissuader.
  1. C’est d’abord une question de rapports de force. A titre d’exemple, une section d’infanterie ne cherchera généralement pas à attaquer la totalité d'un régiment de chars ennemi sans armes antichars et sans valorisation du terrain (même si cela fait partie de sa mission). En effet, son chef de section a intégré l’effet dissuasif des armes de l’ennemi (chars) et de son effectif (30 fois supérieur) alors que techniquement cette attaque est possible (et suicidaire). Il est fort probable qu'il renonce à son action, c’est-à-dire qu'il soit dissuadé d’attaquer. La même section contre une station ennemie de transmissions (qui n’a aucun effet dissuasif sur elle) engagera le combat à bon compte (et avec très peu de risques).
  2. C’est aussi une question d’affrontement des volontés L’utilisation des "opérations" psychologiques au niveau tactique permet de contribuer à la dissuasion tactique. Les tracts appelant des unités ennemies à se rendre les ont parfois amené à renoncer au combat prématurément ou avant leur destruction totale. Par ailleurs les remparts d’une ville avaient généralement pour but d’empêcher l’ennemi d’entrer physiquement dans la ville mais aussi de le dissuader d’attaquer (effet psychologique).
  3. L’asymétrie est également une conséquence de la dissuasion tactique. L’ennemi asymétrique est un ennemi qui a bien intégré la dissuasion tactique. Il a compris qu’il devait combattre son ennemi dans des champs d’action différents de ceux dans lesquels son ennemi est surpuissant. L’insurrection irakienne depuis 2003 a fort bien compris qu’il ne fallait pas combattre les troupes américaines sur un champ de bataille classique sous peine de destruction totale et définitive.

Un exemple historique : La bataille de Valmy (1792).

Je crois que la dissuasion tactique existe mais que c’est un effet à obtenir sur le terrain ou sur l’ennemi. Ce n'est pas une mission. L’effet à obtenir est bien « amener l’autre à renoncer à faire quelque chose ».

Finalement, je pense que la dissuasion peut être tactique, opérative et/ou stratégique et qu'il n'existe pas de dissuasion absolue (valable contre tous les ennemis). Bien évidemment, tout cela est discutable et relatif à la définition de la dissuasion qui sert de fondement à la réflexion.

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mardi 25 novembre 2008

Le sport pour réduire les tensions ?

Le sport (normalement sans mort) est-il un plagiat de la guerre ? L'affrontement sportif, loin de réduire les violences, les exacerbe parfois. Depuis la fin du XIX° siècle, le sport a acquis sa place dans les relations internationales, régionales, nationales et locales. Résumer l'acte sportif à son côté ludique serait méconnaître l'importance sociale et politique du sport. Il suffit de repenser à la plupart des olympiades pour ne pas en douter.
M. P. Gillon, MCf de géographie, Laboratoire Théma UMR 6049, Université de Franche-Comté, dans l’arène sportive, illusoire exutoire des tensions ? aborde clairement certaines de ces problématiques.

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samedi 22 novembre 2008

L'influence par F.B Huyghe

L'autorité ou l'influence ? Quelle place pour le chef ? L'influence dans la société ?
François-Bernard Huygue sur son site (http://www.huyghe.fr/) nous offre une fois de plus matière à réflexion. Il a mis en ligne le 1 novembre dernier une nouvelle version augmentée de nouveaux chapitres de l'anthologie de textes sur l'influence.
Un extrait du très intéressant article sur les Chefferies: "Ainsi, quand nous opposons, en nous inspirant de l’éthologie, d’une part le modèle «autorité» des gorilles à celui des chimpanzés. Dans le premier, le mâle dominant a un accès privilégié au territoire, aux femelles, à la nourriture et menace les contrevenants. Suivant le modèle « chimpanzé », le dominant, loin de distribuer des taloches, se reconnaît plutôt à sa capacité d’attirer l’attention des autres, à les amener en douceur à modifier leur conduite en fonction de la sienne, inventive, ludique…). Le lecteur avait compris qu’il faut prendre la chose avec ironie..."
Sommaire : I Influence : le pouvoir des signes p3 A) Entre transmission et efficience p4 B) La direction des réseaux p7 II Gagner les coeurs et les esprits p9 III Puissance et influence p12 IV INFLUENCE 2.0 : TECHNIQUES ET RÉSEAUX p14 V Chefferies p24 VI Influence et intelligence économique p31 VII Entreprise et influence dans la société de l'information p36 A Le mystère de l’influence p37 B L’influence de l’influence p41 VIII Une société d’influence p50 IX : L’influence un outil de sécurité nationale p51 Bibliographie générale p61

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mercredi 19 novembre 2008

Les frontières africaines : une malédiction ?

Les frontières africaines, notamment celles de la corne de l'Afrique, ont été tracées par les colonisateurs européens et modifiées au gré des guerres et des conflits. La frontière sépare des ethnies mais la frontière unit et protège également. Un bon exemple pour réfléchir.
Les frontières du refus ? Frontières et conflits dans la Corne de l’Afrique par M. Alain Gascon, Professeur à l'Institut français de géopolitique. Université Paris 8.

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dimanche 16 novembre 2008

L'OTAN : pour faire quoi ?

L'OTAN semble être la plus puissante coalition militaire que la terre ait connue. Et pourtant, cette alliance parvient difficilement à se réformer depuis la fin de l'empire soviétique. Mais, elle est toujours présente avec ses forces et ses faiblesses.
Lors d'une intervention durant le dernier Festival international de géographie, le 3 octobre, André Dumoulin (Département des sciences du comportement à l’ERM (Bruxelles), Chargé de cours-adjoint à l’Université de Liège) dresse un portrait très intéressant de cette institution.

Crédit : NATO/ ISAF

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samedi 15 novembre 2008

La guerre pour l'eau ?

Avec le réchauffement climatique, l'eau potable pourrait devenir rare dans certaines régions. De toute façon, l'accroissement de la population mondiale entrainera de multiples frictions concernant l'accès à l'eau. C'est un enjeu vital pour les hommes et leurs activités agricoles et industrielles. Là où il y a enjeu, il y a conflit.
M. Frédéric Lasserre, dans Guerres de l’eau : paradigme des guerres du XXIe siècle ?, dresse un tableau de la situation actuelle, sans pessimisme ou optimisme excessif.

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mardi 11 novembre 2008

Sakhaline - Karafuto (19°FIG)

Sakhaline / Karafuto : une zone de contacts, par Arnaud Nanta, chargé de recherche au CNRS. Centre de recherches sur le Japon (EHESS – CNRS).
Un exemple du choc des dynamiques ancestrales entre Etats. Ici, c'est entre la Russie et le Japon. Pour les amateurs des "zones frontières".
Lire l'article. http://fig-st-die.education.fr/

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samedi 8 novembre 2008

Les Grands lacs : retour vers l'enfer ?

Après le génocide rwandais de 1994, les guerres des Grands lacs ont déjà fait 5 millions de morts en 10 ans. Aucun réglement ne semble possible à court terme.
Pourtant, selon Ban Ki Moon, il s'agit d'une des "pires tragédies de notre époque". Le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU sur la prévention du génocide, Francis Deng, s'est même déclaré, le 7 novembre, "particulièrement alarmé par l'escalade de la violence dans l'Est de la République démocratique du Congo ces dernières semaines".
Allan Doss, chef de la Mission de l’ONU en RDC, a dénoncé aujourd’hui des "crimes de guerre" : "Je voudrais déplorer les violations très graves des droits de l’homme (...) dans la région de Rutshuru ces derniers jours. Nous avons malheureusement découvert des tueries dans la ville (de Kiwanja) et à côté, y compris des civils qui ont été ciblés par des groupes armés".
Loin des débats sur l'usage du Droit ou l'usage de la force, l'histoire bégaie, encore et toujours.
Et, encore une fois, ce que l'on retient de l'histoire, c'est que l'on en apprend rien.

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vendredi 7 novembre 2008

Obama : 'l'Amérique est encore un endroit où tout est possible"

Le 4 novembre dernier, le Sénateur Obama a été élu 44ème président des Etats-Unis d'Amérique, à la suite d'une longue et difficile campagne électrorale.
Vous pourrez lire ci-dessous son discours prononcé à Chicago après l'annonce des résultats (désolé, je n'ai pas le temps de traduire).
"
Hello, Chicago. If there is anyone out there who still doubts that America is a place where all things are possible, who still wonders if the dream of our founders is alive in our time, who still questions the power of our democracy, tonight is your answer.
It's the answer told by lines that stretched around schools and churches in numbers this nation has never seen, by people who waited three hours and four hours, many for the first time in their lives, because they believed that this time must be different, that their voices could be that difference.
It's the answer spoken by young and old, rich and poor, Democrat and Republican, black, white, Hispanic, Asian, Native American, gay, straight, disabled and not disabled. Americans who sent a message to the world that we have never been just a collection of individuals or a collection of red states and blue states.
We are, and always will be, the United States of America.
It's the answer that led those who've been told for so long by so many to be cynical and fearful and doubtful about what we can achieve to put their hands on the arc of history and bend it once more toward the hope of a better day.
It's been a long time coming, but tonight, because of what we did on this date, in this election, at this defining moment, change has come to America. A little bit earlier this evening, I received an extraordinarily gracious call from Sen. McCain. Sen. McCain fought long and hard in this campaign. And he's fought even longer and harder for the country that he loves. He has endured sacrifices for America that most of us cannot begin to imagine. We are better off for the service rendered by this brave and selfless leader. I congratulate him; I congratulate Gov. Palin for all that they've achieved. And I look forward to working with them to renew this nation's promise in the months ahead.
I want to thank my partner in this journey, a man who campaigned from his heart, and spoke for the men and women he grew up with on the streets of Scranton and rode with on the train home to Delaware, the vice president-elect of the United States, Joe Biden.
And I would not be standing here tonight without the unyielding support of my best friend for the last 16 years, the rock of our family, the love of my life, the nation's next first lady, Michelle Obama. Sasha and Malia, I love you both more than you can imagine. And you have earned the new puppy that's coming with us to the new White House. And while she's no longer with us, I know my grandmother's watching, along with the family that made me who I am. I miss them tonight. I know that my debt to them is beyond measure. To my sister Maya, my sister Alma, all my other brothers and sisters, thank you so much for all the support that you've given me. I am grateful to them. And to my campaign manager, David Plouffe, the unsung hero of this campaign, who built the best — the best political campaign, I think, in the history of the United States of America. To my chief strategist David Axelrod who's been a partner with me every step of the way. To the best campaign team ever assembled in the history of politics. You made this happen, and I am forever grateful for what you've sacrificed to get it done. But above all, I will never forget who this victory truly belongs to. It belongs to you. It belongs to you.
I was never the likeliest candidate for this office. We didn't start with much money or many endorsements. Our campaign was not hatched in the halls of Washington. It began in the backyards of Des Moines and the living rooms of Concord and the front porches of Charleston. It was built by working men and women who dug into what little savings they had to give $5 and $10 and $20 to the cause. It grew strength from the young people who rejected the myth of their generation's apathy, who left their homes and their families for jobs that offered little pay and less sleep. It drew strength from the not-so-young people who braved the bitter cold and scorching heat to knock on doors of perfect strangers, and from the millions of Americans who volunteered and organized and proved that more than two centuries later a government of the people, by the people, and for the people has not perished from the Earth.
This is your victory.
And I know you didn't do this just to win an election. And I know you didn't do it for me. You did it because you understand the enormity of the task that lies ahead. For even as we celebrate tonight, we know the challenges that tomorrow will bring are the greatest of our lifetime — two wars, a planet in peril, the worst financial crisis in a century. Even as we stand here tonight, we know there are brave Americans waking up in the deserts of Iraq and the mountains of Afghanistan to risk their lives for us. There are mothers and fathers who will lie awake after the children fall asleep and wonder how they'll make the mortgage or pay their doctors' bills or save enough for their child's college education. There's new energy to harness, new jobs to be created, new schools to build, and threats to meet, alliances to repair. The road ahead will be long. Our climb will be steep. We may not get there in one year or even in one term. But, America, I have never been more hopeful than I am tonight that we will get there.
I promise you, we as a people will get there.
There will be setbacks and false starts. There are many who won't agree with every decision or policy I make as president. And we know the government can't solve every problem. But I will always be honest with you about the challenges we face. I will listen to you, especially when we disagree. And, above all, I will ask you to join in the work of remaking this nation, the only way it's been done in America for 221 years — block by block, brick by brick, calloused hand by calloused hand. What began 21 months ago in the depths of winter cannot end on this autumn night. This victory alone is not the change we seek. It is only the chance for us to make that change. And that cannot happen if we go back to the way things were. It can't happen without you, without a new spirit of service, a new spirit of sacrifice. So let us summon a new spirit of patriotism, of responsibility, where each of us resolves to pitch in and work harder and look after not only ourselves but each other. Let us remember that, if this financial crisis taught us anything, it's that we cannot have a thriving Wall Street while Main Street suffers. In this country, we rise or fall as one nation, as one people. Let's resist the temptation to fall back on the same partisanship and pettiness and immaturity that has poisoned our politics for so long.
Let's remember that it was a man from this state who first carried the banner of the Republican Party to the White House, a party founded on the values of self-reliance and individual liberty and national unity. Those are values that we all share. And while the Democratic Party has won a great victory tonight, we do so with a measure of humility and determination to heal the divides that have held back our progress.
As Lincoln said to a nation far more divided than ours, we are not enemies but friends. Though passion may have strained, it must not break our bonds of affection. And to those Americans whose support I have yet to earn, I may not have won your vote tonight, but I hear your voices. I need your help. And I will be your president, too. And to all those watching tonight from beyond our shores, from parliaments and palaces, to those who are huddled around radios in the forgotten corners of the world: Our stories are singular, but our destiny is shared, and a new dawn of American leadership is at hand. To those — to those who would tear the world down: We will defeat you. To those who seek peace and security: We support you. And to all those who have wondered if America's beacon still burns as bright: Tonight we proved once more that the true strength of our nation comes not from the might of our arms or the scale of our wealth, but from the enduring power of our ideals: democracy, liberty, opportunity and unyielding hope.
That's the true genius of America: that America can change. Our union can be perfected. What we've already achieved gives us hope for what we can and must achieve tomorrow. This election had many firsts and many stories that will be told for generations. But one that's on my mind tonight's about a woman who cast her ballot in Atlanta. She's a lot like the millions of others who stood in line to make their voice heard in this election except for one thing: Ann Nixon Cooper is 106 years old. She was born just a generation past slavery; a time when there were no cars on the road or planes in the sky; when someone like her couldn't vote for two reasons — because she was a woman and because of the color of her skin. And tonight, I think about all that she's seen throughout her century in America — the heartache and the hope; the struggle and the progress; the times we were told that we can't, and the people who pressed on with that American creed: Yes we can. At a time when women's voices were silenced and their hopes dismissed, she lived to see them stand up and speak out and reach for the ballot. Yes we can.
When there was despair in the dust bowl and depression across the land, she saw a nation conquer fear itself with a New Deal, new jobs, a new sense of common purpose. Yes we can. When the bombs fell on our harbor and tyranny threatened the world, she was there to witness a generation rise to greatness and a democracy was saved. Yes we can. She was there for the buses in Montgomery, the hoses in Birmingham, a bridge in Selma, and a preacher from Atlanta who told a people that "We Shall Overcome." Yes we can. A man touched down on the moon, a wall came down in Berlin, a world was connected by our own science and imagination. And this year, in this election, she touched her finger to a screen, and cast her vote, because after 106 years in America, through the best of times and the darkest of hours, she knows how America can change. Yes we can.
America, we have come so far. We have seen so much. But there is so much more to do. So tonight, let us ask ourselves — if our children should live to see the next century; if my daughters should be so lucky to live as long as Ann Nixon Cooper, what change will they see? What progress will we have made? This is our chance to answer that call. This is our moment.
This is our time, to put our people back to work and open doors of opportunity for our kids; to restore prosperity and promote the cause of peace; to reclaim the American dream and reaffirm that fundamental truth, that, out of many, we are one; that while we breathe, we hope. And where we are met with cynicism and doubts and those who tell us that we can't, we will respond with that timeless creed that sums up the spirit of a people: Yes, we can.
Thank you. God bless you. And may God bless the United States of America."

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mardi 4 novembre 2008

David Petraeus : nouveau commandant du CENTCOM

Le 31 octobre 2008, le général Petraeus a reçu le commandement du CENTCOM, lors d'une cérémonie présidée par le Secrétaire à la défense US, M. Robert Gates.

Le nouveau chef du CENTCOM a acquis une immense expérience en contre insurection lors de ses missions en Irak. La mise en place du Surge en Irak pourrait servir d'exemple à l'Afghanisation des forces de la coalition (majoritairement de l'OTAN) du conflit Afghan.

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samedi 1 novembre 2008

Afghanistan : compte-rendu des députés Lamy et Lellouche

A la suite de l’embuscade survenue à Uzbine le 18 août dernier, plusieurs députés se sont rendus en Afghanistan.
Au sujet de ce fait d'arme, tout et son contraire a déjà été entendu, y compris les commentaires les plus débiles de la part de certains, émis dans l'instant, à distance et sans informations précises.
La mission des députés, représentants de la nation, est donc, selon moi, positive pour placer les débats à un niveau supérieur à celui du Café du commerce, dont malheureusement internet a été un des vecteurs.
Selon le rapport de cette mission, certains enseignements peuvent être tirés dont les suivants :
  • la guerre en Afghanistan est une guerre "à la carte" comprenant les pays qui se battent, ceux qui ne se battent pas et ceux qui font semblant;
  • aucune solution n'est envisageable au conflit sans lutte contre le trafic de stupéfiants ;
  • il existe une grande faiblesse de l'aide civile francaise en Afghanistan ;
  • l'afghanisation du conflit serait une clé de la réussite ;
  • la cohérence du dispositif militaire doit être recherchée ;
  • le moral élevé des combattants français ;
  • la nécessité de déployer des moyens de reconnaissance, de surveillance et d'appui électronique perfectionnés ;
  • l'interopérabilité avec les alliés doit être recherchée.

Lire le compte-rendu de MM. François Lamy et Pierre Lellouche

En résumé et ce n'est pas nouveau, l'Afghanistan est une guerre dure, au sein des populations, contre un ennemi redoutable.

Il est sans doute temps de penser et d'agir autrement c'est-à-dire penser le combat comme une lutte des intelligences et des volontés et non comme une lutte de moyens cumulés, une guerre de machines ou de rapports de force théoriques et abscons.

En somme, face aux logiques comptables, mécaniques et normatives, face à la tentation des solutions prédéfinies et figées, il faudrait sans doute penser à remettre à l'honneur la stratégie et la tactique.

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