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dimanche 31 août 2008

Le 19° festival international de Géographie de Saint Dié

Cette année le programme du festival sera orienté vers la géographie et la guerre : « Guerre et conflits : La planète sous tension. La géographie ça sert aussi à faire la paix » : http://fig-st-die.education.fr/ Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre au 19ème FIG, du 2 au 5 octobre 2008, les actes seront surement en ligne sur internet. Programme prévisionnel. Lire aussi sur EGEA

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samedi 30 août 2008

The Gettysburg Address

The Gettysburg Address : un texte que j'aime bien au sujet d'une bataille aussi dantesque qu'incertaine.
« Voici quatre-vingt-sept ans que nos pères ont apporté sur ce continent une nouvelle nation, conçue dans la liberté et fondée sur la proposition que tous les hommes ont été créés égaux. Nous sommes aujourd'hui engagés dans une grande guerre civile, nous demandant comment cette nation ou n'importe quelle nation conçue sur de tels fondements peut endurer une telle chose. Nous voici sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous sommes venus pour en consacrer une partie en tant que lieu de repos final pour ceux qui y sont morts afin que vive la nation. Ceci nous pouvons le faire. Mais dans un sens plus large, nous ne pouvons pas consacrer, nous ne pouvons pas sanctifier cette terre. Les braves, vivants ou morts, qui ont lutté ici l'ont sanctifiée bien au-delà de ce que notre faible puissance pourrait y ajouter ou y enlever. Le Monde ne se souviendra ni bien, ni longtemps, de ce que nous disons ici, mais il ne pourra jamais oublier ce que ces hommes ont fait. Mais c'est à nous, les vivants, à nous que revient la grande tâche : que pour ces morts que nous honorons, nous portions un amour plus fort à cette cause pour laquelle ils ont ici donné la dernière et pleine mesure de leur dévouement. Nous décidons ici avec ferveur que ces morts ne seront pas morts en vain, que cette nation, par la grâce de Dieu, verra renaître la liberté, et que le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ne disparaîtra pas de la terre. » Lire le récit complet de la bataille : Staff ride de l'US Army center for military history. Désolé, c'est en anglais...

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lundi 25 août 2008

L'ennemi à l'ère numérique

L'ennemi à l'ère numérique est un très bon ouvrage de F.B.Huygues qui initie à la guerre de l'information. L'auteur l'a mis en ligne sur son site. A télécharger puis à acheter (cela fait vivre les auteurs). lire aussi

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samedi 23 août 2008

La bataille de Cannes

La bataille de Cannes aurait pu être décisive : la victoire est totale pour Hannibal et le désarroi des Romains entier. Cet immense succès tactique ne fut jamais transformé en succès stratégique.
Hannibal aurait pu exploiter sa victore en s’emparant de Rome. Mais, il déclare après la bataille que ce n’est pas « une guerre à mort qu'il fait aux Romains; c'est pour l'honneur et l'empire qu'il lutte ». A l'inverse, les Romains menaient une guerre totale qu’ils ont finalement gagnée ! « Guerre limitée pour un belligérant contre guerre totale pour l’autre» un grand classique... Mais, laissons place à la bataille : « Tandis qu'on perd le temps en disputes plus qu'en délibérations, Hannibal, ramenant des lignes, qu'il avait tenues jusqu'à une heure avancée du jour, toutes ses troupes au camp, sauf les Numides, envoie ceux-ci attaquer au-delà du fleuve les Romains qui vont à l'eau. Cette troupe en désordre, les Numides, à peine après, avoir pris pied sur le bord, la mettent en fuite par leurs cris et leur attaque tumultueuse; puis ils se laissent emporter jusqu'à un poste situé en avant du retranchement, et jusqu'aux portes mêmes du camp. » Lire la suite [Livre XXII, 45 à 50] Autre source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cannes

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mercredi 20 août 2008

Pourquoi combattre dans une démocratie?

Deux questions que beaucoup de gens posent dans les pays riches et démocratiques : pourquoi se battent-ils et pourquoi meurent-ils ?
Je n'ai pas vraiment de réponse "toute faite" mais Périclès peut nous éclairer, sous la plume de Thucydide :
Les exploits guerriers qui nous ont permis d’acquérir ces avantages, l’ardeur avec laquelle nous mêmes ou nos pères nous avons repoussé les attaques des Barbares ou des Grecs, (...) vous les connaissez tous ( ... ). Mais la formation qui nous a permis d’arriver à ce résultat, la nature des institutions politiques et des moeurs qui nous ont valu ces avantages, voilà ce que je vous montrerai d’abord ; je continuerai par l’éloge de nos morts, car j’estime que dans les circonstances présentes un pareil sujet est d’actualité et que la foule entière des citoyens et des étrangers peut en tirer un grand profit. Notre constitution politique n’a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d’imiter les autres, nous donnons l’exemple à suivre. Du fait que l’État, chez nous, est administré dans l’intérêt de la masse et non d’une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l’égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n’est gêné par la pauvreté ni par l’obscurité de sa condition sociale, s’il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et, dans nos relations quotidiennes, la suspicion n’a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s’il agit à sa tête ; enfin nous n’usons pas de ces humiliations qui, pour n’entraîner aucune perte matérielle, n’en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu’elles donnent. La contrainte n’intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois, et, parmi cellesci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n’étant pas codifiées, infligent à celui qui les viole un mépris universel. En outre, pour dissiper tant de fatigues, nous avons ménagé à l’âme des délassements fort nombreux ; nous avons institué des jeux et des fêtes qui se succèdent d’un bout de l’année à l’autre, de merveilleux divertissements particuliers, dont l’agrément journalier bannit la tristesse. L’importance de la cité y fait affluer toutes les ressources de la terre, et nous jouissons aussi bien des productions de l’univers que de celles de notre pays. Nous savons concilier le goût du beau avec la simplicité, et le goût des études avec l’énergie. Nous usons de la richesse pour l’action et non pour une vaine parade en paroles. Chez nous, il n’est pas honteux d’avouer sa pauvreté ; il l’est bien davantage de ne pas chercher à l’éviter. Les mêmes hommes peuvent s’adonner à leurs affaires particulières et à celles de l’État ; les simples artisans peuvent entendre suffisamment les questions de politique. Seuls, nous considérons l’homme qui n’y participe pas comme un inutile et non comme un oisif. C’est par nous-mêmes que nous décidons des affaires, que nous nous en faisons un compte exact : pour nous la parole n’est pas nuisible à l’action ; ce qui l’est, c’est de ne pas se renseigner par la parole avant de se lancer dans l’action. Voici donc en quoi nous nous distinguons nous savons à la fois apporter de l’audace et de la réflexion dans nos entreprises. Les autres, l’ignorance les rend hardis, la réflexion indécis. Or ceux-là doivent être jugés les plus valeureux qui, tout en connaissant exactement les difficultés et les agréments de la vie, ne se détournent pas des dangers... En un mot, je l’affirme, notre cité dans son ensemble est l’école de la Grèce. Thucydide, Histoire de la Guerre du Péloponnèse, 11, 36-43.
A nos morts.

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vendredi 15 août 2008

Vers une véritable capacité SA2R au sein des BIA

L’évolution du contexte des crises a redonné au renseignement une place fondamentale. Jusqu’à présent, les capacités de renseignement des brigades interarmes (BIA) étaient orientées presque exclusivement vers la satisfaction des besoins induits par les actions de coercition. Les conflits actuels se caractérisent le plus souvent par la brièveté de la phase d'intervention. Ce n'est pas pour autant que les capteurs des BIA sont devenus obsolètes ou désuets en phase de stabilisation, bien au contraire ! Lire la suite, p 30.
Avertissement : cet article a été rédigé en 2007, avant la décision de création des URB. Il reste globalement pertinent à quelques ajustements près.

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vendredi 8 août 2008

Le lieutenant DELAVIE : un précurseur de la guerre électronique au contact.

Le document suivant, réalisé par H.Barrès, a été mis en ligne et numérisé par Roger FAURE sur son site personnel. Au printemps 1915, le lieutenant DELAVIE (promu capitaine en 1919) créait des postes d'écoute, dans des circonstances que le document s'efforce de retracer. Circonstances périlleuses qui lui ont valu une légion d’honneur, décernée le 8 octobre 1915. Ses équipes sont formées à partir de personnel souvent pris au hasard dans des régiments d’infanterie. Il me semble que cette aventure technique, militaire et humaine doit est un exemple pour aller de l’avant malgré les difficultés. Lire son histoire.

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lundi 4 août 2008

L'importance du ROEM dans la libération d'Ingrid Bétancourt

Le CF2R dans sa note n°135, rédigée par Alain Charret, aborde le role du renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) dans la libération d'Ingrid Bétancourt. Une autre vision du renseignement dans la contre-guerilla, trop souvent uniquement ramené au seul renseignement humain (interrogation et gestion de contacts).
Pour ceux qui s'intéressent plus globalement à la Colombie, le dossier du CDEF sur l'action intégrale permet d'avoir une vision globale de l'action de l'Etat colombien. Un dossier de l'international crisis group revient sur les récents succès militaires colombiens (anglais et espagnol).

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