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mercredi 30 juillet 2008

La bataille de Trasimène

En juin 217 (av JC), Hannibal choisit les bords du lac de Trasimène pour combattre Flaminius. Il prend le temps de tendre une embuscade à son ennemi, réputé pour ses actions précipitées et son orgueil.
Il prend le temps de :
-reconnaître le terrain ;
- se renseigner sur :
  • « les projets et l'état d'esprit du consul » (selon Polybe, ce doit être la principale étude d'un général d'armée),
  • «les ressources pour s'approvisionner facilement, la nature du pays et ses routes» (renseignement logistique),
  • «tous autres renseignements utiles, furent, pour lui, l'objet de l'enquête la plus soigneuse».

A l’inverse, les romains n’assurent pas le minimum de sureté que requière leur cantonnement près du Lac. Une action de déception, la météo et le courage des combattants firent le reste pour les Carthagéniens. Tite-Live : Hannibal fait subir au territoire situé entre Cortone et le lac Trasimène tous les fléaux et les ravages de la guerre, pour exciter davantage l'ennemi à venger, dans sa colère, les outrages infligés à ses alliés. Il était déjà parvenu à un endroit fait pour une embuscade, celui où le pied des monts de Cortone est le plus près du lac Trasimène. Il n'y a entre eux qu'un chemin très étroit, comme si, à dessein, on n'avait laissé de place que pour lui ; ensuite s'étend une plaine un peu plus large ; puis les montagnes s'élèvent. Lire la suite [Livre XXII, 4 à 7]

USMA (DoD)

Autre source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Trasimène#R.C3.A9sultats

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lundi 28 juillet 2008

Retour d'expérience de la RAND sur la contre-insurrection en Irak (2003-2006).

La RAND revient dans un document de 5 pages, sur les échecs de la contre-insurrection américaine en Irak, entre 2003 et 2006. Il présente aussi des conclusions sur la réduction de la violence en 2007.
Ce rapport présente quelques recommandations :
- maitriser l'usage de la force ;
- coopérer étroitement avec les forces locales ;
- rétablir la sécurité intérieure (protection de la population) ;
- adapter la recherche du renseignement ;
- fournir des services économiques et sociaux à la population ;
- développer les opérations d'information et d'influence ;
- disposer d'un processus rigoureux de gestion des prisonniers ;
- développer les capacités américaines à conduire et planifier la contre-insurrection.

US DoD

En attendant la parution à la rentrée d'"Irak, les armées du chaos" de M.GOYA, La guerre après la guerre, un excellent retex du CDEF, déjà ancien et publié en 2005, qui couvre 2003-2004, pourra être lu avec intérêt. Autres lectures possibles : Les Armées du chaos "Etude sur les évolutions des guérillas en Irak" (mai 2003 - octobre 2004); Les Fantômes furieux de Falloujah"Opération AL-FAJR/PHANTOM FURY" (juillet-novembre 2004)
Depuis sa parution, la nouvelle doctrine américaine de la contre-insurection (FM 3-24) a été mise en vigueur (2007). La conférence Regards extérieurs du CDEF, "L’Irak : comprendre et sortir de l’impasse stratégique", par Alexandra de Hoop Scheffer, politologue et enseignante à Sciences Po Paris et auteur de Hamlet en Irak (CNRS éditions, 2007), pourra compléter la vision d'ensemble sur la situation.

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samedi 26 juillet 2008

Al-Qaïda neutralisé dans la province de Babil (Irak).

Un exemple intéressant : Babil.
Environ 1.2 millions de personnes vivent dans la province de Babil, située environ 50 kilomètres au sud de Bagdad. La population de Babil est chiite pour environ 70% et sunnite à 30%. Selon les forces américaines (24/07/08), les terroristes Al-Qaïda auraient été en grande partie marginalisés dans la province de Babil grâce aux efforts communs des forces de sécurité irakiennes et américaines, dont le groupe de citoyen de sécurité local, "les Fils de l'Irak", armé par des citoyens. L’appui de la population, un invariant des succès en contre-insurrection, semble avoir été décisif. L’amélioration de la situation est aussi due au développement de l’économie locale, en raison d’améliorations sécuritaires concrètes et de programmes économiques gouvernementaux en cours (186). La réduction conséquente du nombre d’explosion d’engins explosifs improvisés a permis de rétablir la mobilité et donc la réactivité des forces irako-américaines. Par ailleurs, il est intéressant de noter que l’organisation irakienne chargée du contre-terrorisme au niveau national (The Iraqi National Counterterrorism Force's) serait depuis cette semaine capable de mener des missions unilatérales.
Les succès tactiques semblent actuellement provenir, entre autres, de la cohérence de l'action irakienne (Etat, armée, peuple) en coopération avec les forces américaines, à suivre…

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jeudi 24 juillet 2008

Stabilisation en Irak : l'amélioration.

Le 23 juillet 2008, Geoff Morrell (Pentagon Press Secretary), durant une conférence de presse a estimé que le "surge" en Irak était un succès. Le "surge" a permis à l'Irak de progresser dans les domaines politique, économique et sécuritaire. A titre d'exemple, les américains n'enregistrent que 4 morts au combat en juillet 2008 ([ndr] le mois n'est pas terminé) contre 79 en juillet 2007.

L'amélioration sécuritaire permet de concentrer les efforts sur la reconstruction. Selon le Général de brigade David Perkins, porte-parole de la force multinationale, les institutions gouvernementales, économiques et les forces irakiennes de sécurité progressent (150000 hommes entrainés supplémentaires en 1 an). Les réussites de la contre-insurrection, par le traitement simultané de toutes les lignes d'opérations, semblent réelles même si la situation sécuritaire reste fragile.

Le "Surge", pour l'instant, confirme que, pour stabiliser, une armée doit être capable de mener simultanément des actions de sécurisation, de coercition et d'assistance.

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mercredi 23 juillet 2008

Military Power of the People’s Republic of China : la vision américaine de la puissance militaire chinoise

A quelques jours des J.O. de Péking, ne convient-il pas de s’intéresser un peu à la Chine ? Le Military Power of the People’s Republic of China édité annuellement par le DoD US rappelle évidemment le Soviet military power de la Guerre froide. Toutefois, l’approche « bloc contre bloc » ne semble pas de mise. L’édition 2008 précise que « Les États-Unis se félicitent du développement d'une Chine stable, pacifique et prospère».

Le document prend acte de la transformation de l’Armée populaire de libération. D'une armée de masse conçue pour de longues guerres d'usure sur son territoire, elle évolue vers une armée capable de gagner des conflits courts de haute intensité, le long de sa périphérie, contre un ennemi « high-tech », tout en prennant en compte les retours d'expérience des autres armées (US en particulier).

Autre particularité relevée, la Chine cherche à dépasser les traditionnels espaces terrestre, maritime et aérien pour investir l’espace et le cyberespace. Juste un dernier commentaire : le livre blanc de la défense et de la sécurité nationale aborde la nécessité de renforcer le secteur spatial militaire et les capacités d’action dans le cyberespace…
Le DoD US met en ligne les rapports annuels au Congrès, réalisés depuis 2002. Ouvrir. Le lecteur angliciste pressé pourra lire la page de résumé du document p1 de l’édition 2008.

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Un grand merci

Un grand merci aux blogs qui ont annoncé l'arrivée de "Pour convaincre, la vérité ne peut suffire" sur la toile et qui ont inséré un lien hypertexte, en particulier Théâtre des opérations et Etudes Géopolitiques Européennes et Atlantiques.

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lundi 21 juillet 2008

La bataille de la Trébie (déc 218 av JC)

Dans cette bataille, courte mais édifiante, Hannibal a exploité au mieux le renseignement (espions gaulois), le terrain (choix du lieu de la bataille), la météo (temps froid), la logistique (les hommes et les chevaux étaient reposés et nourris), la surprise (détachement de Magon) et la « légèreté et imprudence » des chefs romains. Laissons la place à Tite-Live qui l’écrit mieux que moi. Entre les deux armées coulait un ruisseau, renfermé, de toutes parts, dans des rives profondes et couvertes d'herbes marécageuses, de buissons, de broussailles, comme le sont d'ordinaire tous les lieux incultes. On pouvait cacher même de la cavalerie dans cet endroit obscur: Hannibal s'en aperçut, après avoir lui-même reconnu te terrain: "Voilà quel sera ton poste, dit-il à Magon, son frère: choisis dans l'armée cent cavaliers, cent fantassins, et viens avec eux me joindre à la première veille. Il faut maintenant prendre de la nourriture et du repos."… Lire la suite [Livre XXI, 54 à 56]

USMA (DoD)

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dimanche 20 juillet 2008

L'histoire de Rome depuis sa fondation

La Bibliotheca Classica Selecta de l’Université Catholique de Louvain (http://bcs.fltr.ucl.ac.be/) met à disposition des internautes des textes de l’antiquité dont l’Histoire de Rome depuis sa fondation (Ab Vrbe condita libri) de Tite-Live (http://bcs.fltr.ucl.ac.be/LIV/ ). Les livres XXI à XXX décrivent la deuxième guerre punique. Quelques épisodes et batailles sont restés dans l’histoire. Leur lecture me laisse penser que l'essence de la guerre a peu évolué depuis, malgré des différences technologiques indéniables.

USMA (DoD)

Je vous proposerai, au fil de billets, la lecture de quelques passages de cette fantastique épopée.

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samedi 19 juillet 2008

La "cellule de traitement toutes sources", une ambition pour le traitement de l'information

De la participation à une OPEX récente ou de la lecture de comptes-rendus de fin de mission, pour la partie consacrée au renseignement, on retire souvent l’impression que les “G2” se trouvent noyés sous l’information, notamment lorsque les flux sont surtout à base d’informations électroniques. La “surinformation” n’est pas propre au monde militaire, mais elle peut y avoir des conséquences dramatiques en raison de la rapidité du cycle décisionnel et des vies en jeu lors des opérations. Lire la suite
The “All sources Analysis” Cell: An improved Way to Process Information When participating in an overseas operation or when reading end-of-mission Intelligence reports, one has often the feeling that G2s are drowned into too much information, especially electronic one. This “overinformation” is not a military specialty, but it is within the military world that it may be at the origin of terrible consequences due to the rapidity of the decision-making cycle and to the fact that lives are at risk during any operation. Next p82

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vendredi 18 juillet 2008

Un nouveau contexte opérationnel

Le contexte opérationnel des armées françaises évolue régulièrement. Certains documents, entrepris depuis 2 ans, décrivent cette "nouvelle donne", au niveau gouvernemental, interarmées ou terrestre :

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Quelques photos de matériel de guerre électronique

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mercredi 16 juillet 2008

Des armes nouvelles : les armes EM à effet dirigé

Les armes électromagnétiques à effet dirigé, comme le MTHEL (Mobile Tactical High Energy Laser) ou des lasers aéroportés, lorsqu'elles seront au point, changeront certainement le visage des arsenaux conventionnels. Par exemple, la destruction d'obus "en vol" devrait constituer une évolution significative du combat terrestre. Mais, ce n'est pas encore pour demain matin...
US DoD

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La guerre électronique dans le combat interarmes

La maîtrise de l’information est un facteur clé de la réussite de toute opération. Plus que de la supériorité technologique brute, la réussite d’une opération dépendra de la capacité à commander, à acquérir du renseignement, à gérer l’environnement psychologique et à agir dans les champs physiques et immatériels. Alors que l’armée de terre s’engage résolument dans leprocessus de numérisation de ses unités... Pour lire la suite, p45.
© 54RT

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