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vendredi 5 décembre 2008

Le Zimbabwe, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire

Le 4 décembre 2008, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, a conversé au téléphone avec le Président sud-africain Kgalema Motlanthe de la situation au Zimbabwe, confronté à une très grave crise humanitaire et notamment à une épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 500 morts. Au 1er décembre 2008, le Ministère de la Santé du Zimbabwe avait notifié au total 11 735 cas de choléra, dont 484 mortels, depuis août 2008. Le taux moyen de létalité est de 4 % mais il peut atteindre 30 % dans certaines zones isolées. Cette épidémie peut-être attribuée à la mauvaise qualité de l'eau distribuée, aux mauvaises conditions sanitaires, à l'effondrement du système de santé et à l'incapacité du gouvernement à faire face à cette situation d'urgence.
© FAO 2008
En résumé, cette catastrophe est une conséquence de la défaillance de l'Etat. Cette défaillance alliée à la "réforme agraire" du président Mugabe pourrait rapidement dégénérer en famine (la population est mal alimentée ou sous-alimentée). La situation ne cesse de se dégrader et l'épidémie de choléra ne pourrra qu'empirer les choses. Par ailleurs, l'inflation de 231 000 000 % (231 millions) par an et l'insécurité politique (cf. élections présidentielle et législatives de 2008) rendent tout espoir de règlement rapide provenant de ce qui reste de forces vives de ce pays.
Reste à espérer que l'insécurité alimentaire et sanitaire ne dégénère pas en crise sécuritaire généralisée et plus classique dont la cause, il ne faut pas être dupe, reste politique.
Note : la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire sont deux des sept composantes de la sécurité humaine.

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