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dimanche 28 décembre 2008

Extraits des stratégiques de l'anonyme de Byzance

Le site http://remacle.org/bloodwolf/erudits/anonymedebyzance/strategique.htm a mis en ligne des extraits du traité byzantin des Stratégiques, grâce à la numérisation de l'oeuvre par M. Marc Szwajcer.
La défense des places :
1. Lorsque l’ennemi nous menace, nous devons, en premier lieu, établir des postes et des avant-postes, allumer des feux pour servir de signaux, et organiser des tours d’observation, afin d’annoncer son approche.
2. — En second lieu, pour se mettre à l’abri de ses attaques, nous élèverons des remparts, nous construirons des fortifications avancées, et nous creuserons des fossés, de sorte que, lorsque l’ennemi arrivera, nous pourrons rassembler la multitude à l’intérieur de nos murs, ou lui fournir les moyens de gagner les hauteurs, de se retirer dans les îles, dans les cavernes, ou dans tout autre lieu capable de protéger ceux qui y chercheront un refuge.
3. — En troisième lieu, il faut occuper les positions d’où il est le plus aisé de surveiller l’ennemi, et les environner de palissades, de fossés, de chausse-trappes, de trous de loup, de piquets et d’autres défenses semblables.
4. — En quatrième lieu, lorsque l’ennemi marche contre nous et que nous sommes trop faibles pour lui résister, nous devons faire diversion, soit en soulevant contre lui les peuples voisins, comme l’a fait notre roi, soit en nous montrant disposés à attaquer son propre pays; non pas que cette attaque doive se faire réellement, quoique cela ait eu lieu plus d’une fois, mais dans le seul but de l’éloigner de notre territoire. Cet artifice a souvent réussi; ainsi, il est arrivé qu’un général voulant éloigner les ennemis, leur a envoyé, sous forme de transfuges, des prisonniers ou des esclaves avec mission de leur annoncer qu’il faisait des préparatifs pour aller attaquer leur propre pays: les ennemis quittèrent alors notre territoire pour aller défendre le leur.
5. — En cinquième lieu, lorsque nous sommes dans l’impossibilité absolue de rien opposer à l’ennemi, nous devons prendre le parti de la paix, bien qu’il en résulte pour nous quelque dommage; car de deux maux il faut choisir le moindre. C’est d’ailleurs le moyen le plus sûr de conserver ce que l’on possède : aussi doit-on préférer la paix à tout le reste.
6. — En dernier lieu, et cela est cependant le commencement et la fin de toute défense, il faut s’occuper avec le plus grand soin de tout ce qui concerne le boire et le manger, non seulement quand on est dans les camps, mais encore quand on est dans les villes.

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